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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 07:35

http://stuff.tixiertony.com/welcome/tonyNY.jpg 

 

C'est en rangeant ma discothèque que je me suis aperçu de mon impardonnable oubli. En effet, à la lettre "T" figure un très bon album paru cette année que je m'étais promis de vous faire partager rapidement. T comme Tixier, Tony de son prénom, un jeune pianiste français né en 1986 dont le deuxième disque intitulé "Dream Pursuit" a déjà remporté de nombreux suffrages dans le coeur des amateurs de jazz, et que je m'étais procuré sur les recommandations de "Jazz Magazine" qui en faisait une heureuse "révélation" dans la chronique des sorties annoncées. Je répare donc aujourd'hui mon erreur et profite de l'occasion pour vous convier à aller voir sur son site les dates de concert prévues pour le restant de l'année, et pourquoi pas vous autoriser une soirée concert en compagnie de son quartet pour la promotion de l'album.


Un disque au titre évocateur qui tend à affirmer l'envie du pianiste d'origine martiniquaise à orienter son jeu vers l'école américaine, ici résolument tourné vers un son Outre-Atlantique et enregistré avec 3 musiciens très en vogue sur la scène new-yorkaise, Logan Richardson au sax alto et soprano, Burniss Earl Travis II à la basse, et Justin Brown aux baguettes. Fort de l'expérience qu'il a construite autour d'un solide apprentissage scolaire et qu'il partage depuis longtemps avec le violoniste Scott Tixier, son frère jumeau qui réside depuis 6 ans à New York, Tony franchit donc un nouveau cap et confirme l'authenticité de son propos autour de thèmes originaux qui ne laisseront pas l'auditeur indifférent (il en compose 9 sur 11). On pensera forcément à Aaron Parks ("The World Speaks" - "G.T".), ou plus généralement à l'école actuelle d'un jazz en évolution permanente qui s'affranchit de plus en plus des sacro-saints principes théoriques, rythmiques ou harmoniques pratiqués habituellement (j'espère d'ailleurs qu'en ce sens ce blog vous permet d'en savourer toute la variété de ses délices).

Après "Parallel Worlds" en septette paru en 2010, ce talentueux pianiste poursuit donc son rêve d'artiste à l'ambition affirmée, tout en continuant de faire vivre l'esprit d'un jazz pluriculturel, riche en émotions, fort d'un vrai talent d'écriture (écoutez son interprétation de "Giant Steps" ou de "Easy Living"), et digne de figurer parmi les meilleurs du genre de cette année 2012.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41A6O32YgoL._SL500_AA300_.jpg
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 18:38

      http://www.purojazz.com/wp-content/uploads/2012/05/michel_petrucciani_1992.jpg

 

Que dire qui puisse paraitre à la hauteur de ce que j'ai ressenti après le visionnage de cette oeuvre ? Ce film documentaire (1h30 tout de même) est absolument.... exceptionnel, ni plus ni moins. Que vous connaissiez ou non Petrucciani, son oeuvre ou son nom, il y a fort à parier qu'après avoir vu ce très bel hommage de Michael Radford pour ce petit homme pétri de talent et de musique, vous aussi succombiez à son charme imparable. Plus qu'une simple biographie en image et en son de ce pianiste d'exception à la vie courte mais bien remplie, il est surtout le testament posthume rendu par un homme devenu fan par la force des choses pour un artiste fou de musique, en perpétuelle ébullition créatif, capable du haut de ses 1m02 de faire sonner un Steinway comme personne; une destiné humaine magnifique pour cet homme qui savait parler à l'oreille des pianos.

Jusqu'ici j'écoutais sa musique sans savoir précisément quel avait été son parcours, et surtout combien il fut difficile pour lui de s'élever à ce point parmi les tous meilleurs musiciens du 20e siècle, malgré la maladie et les nombreuses souffrances qu'elle lui imposait. Depuis sa naissance jusqu'à sa mort 36 ans plus tard, rien ne lui a échappé. Tout petit il réagissait comme une éponge dès qu'il s'agissait de musique, et plus particulièrement de jazz, au point d'être capable de fredonner à son père les chorus de Duke Ellington, Bud Powell ou Bill Evans, alors qu'il n'avait que 3 ans (l'année de son premier contact avec le piano). A 7 ans il joue déjà très bien, essentiellement du classique. A 9 ans il se met au blues et commence à boeuffer avec les petit groupes locaux ou en famille, tout cela en plus de l'apprentissage quotidien et rigoureux que lui inculque son père. A 13 ans il joue déjà comme un professionnel, mais dans une relative confidentialité, et seulement dans les environs ; du fait de sa maladie il ne sort jamais de chez lui et reste extrêmement fragile au moindre choc. C'est encore un musicien local plutôt qu'une véritable révélation "identifiée", mais tout changera bien vite. Clarke Terry, alors de passage à Montélimart pour y jouer, s'apprête à annuler son show. Son pianiste est malade et le concert n'aura pas lieu. Mais Michel est présent dans la salle, et quelqu'un d'averti se propose pour le faire monter afin qu'il assure la réplique (un signe du destin). Comme toujours lorsqu'il se présentait à vous pour la première fois, ce fut d'abord le choc pour la star américaine. Comment un gosse, qui plus est "diminué" et incapable de se déplacer seul allait-il s'en sortir. La magie fera le reste, et la révélation fut à la hauteur.

Clarke Terry laisse passer 3 minutes de mélopées infantiles, comme pour tâter le terrain, puis il laisse à son jeune complice le soin d'entamer un blues sur une longue intro qui mettra tout le monde d'accord. Vous devinez la suite... Ce fut sa première expérience auprès de l'une de ses idoles. Les Etats-Unis suivront. Son histoire allait désormais pouvoir s'écrire.

Teaser

En plus de la qualité de ses "moments choisis" spécifiquement musicaux, le DVD fourmille d'anecdotes croustillantes rapportées par les proches de Michel Petrucciani, famille, femmes ou musiciens. Tous les sujets sont abordés, sans voyeurisme ni compassion (qu'il détestait), depuis ses premiers pas d'enfant fragile couvé par une mère aimante, jusqu'à ses écarts de conduites lors d'escapades en mauvaise compagnie dans les rues de New york, un point de vu porté avant tout sur l'humain même si l'oeuvre reste incontournable : son jeu, les inspirations, la drôlerie, la technique, la virtuosité, l'audace, le charme, le talent, la main droite et la main gauche, les femmes, la séduction, la santé, la sexualité, les amis, la famille, les excès, les plaisirs, le partage ... la vie, simplement. Tout dans ce film "fonctionne" parfaitement, au point de l'avoir déjà vu 4 fois en peu de temps.

Je vous le redis, amateurs de jazz ou non, vous pouvez y aller les yeux fermés, et après ça vous me donnerez raison. Un peu de tendresse dans un monde de brutes, ça fait du bien. Alors faites tourner, et surtout achetez-le...

Je vous laisse également disposer de cette vidéo qui n'est pas extraite du film mais qui, comme tous les documents traitant de l'oeuvre et du "personnage" Michel Petrucciani, est un témoignage savoureux qui devrait vous donner envie de vous procurer le film (certains extraits de ce document de 38 minutes en font d'ailleurs partie). J'ai simplement trouvé que le "teaser" n'était pas suffisamment long pour illustrer cet article. A bon entendeur, place au spectacle.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 13:26

http://userserve-ak.last.fm/serve/500/75468128/Heritage+Blues+Orchestra+HeritageBluesOrchestraHRPhoto2.jpg       

 

Avec sa fille Chaney au chant et le guitariste et chanteur Junior Mack, une section de cuivres toute en inventivité dirigée par Bruno Wilhelm, Kenny Smith aux drums et Vincent Bucher à l'harmonica, Bill Sims Jr, patriarche généreux que l'Europe découvrait grâce au documentaire "An American Love Story" diffusé chez nous par Arte alors que sa carrière repartait de plus belle après un temps d'errance créative à se demander quels chemins artistiques emprunter, a su dessiner l'un des disques de blues les plus réjouissants de l'année, en famille et en bonne place pour succéder au non moins réussi "Deeper In The Well" d'Eric Bibb que je vous faisais partager il y a quelques temps. Finies la musique d'avant-garde et les expérimentations personnelles, et place à la tradition avec une idée claire et sans ambage: interpréter avec l'aide de son ami Junior Mack l'éventail complet de la musique afro-américaine, rien que ça.


« De la musique des champs de coton au gospel, du blues en passant par le jazz, faire une formation universelle qui rassemble toutes les influences de la musique américaine ».

Il en est convaincu, la réunion de tous ces talents devrait être magique. On ne doutera d'ailleurs pas longtemps de la pertinence de ses intentions, puisque dès l'écoute du premier titre "Clarksdale Moan" l'immersion est totale, et jusqu'au traditionnel "Hard Times" en plage 12, magnifiquement arrangé, qui clôture l'album d'un subtil mélange de voix, de guitare, et de cuivres. C'est un disque plein qu'on ne mettra pas longtemps à adopter définitivement pour la qualité de ces morceaux, l'intelligence des choix d'écriture, ou encore la progression sinusoïdale parfaite de chaque titre nous permettant un voyage culturel de premier ordre sur la terre de leurs ancêtres.

Un patrimoine assumé, une généalogie respectée. "And Still I Rise" s'affiche déjà comme un classique du genre à consommer sans modération.


http://ecx.images-amazon.com/images/I/51jUJtDyUiL._SL500_AA280_.jpg
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:21

http://www.allaboutjazz.com//media/large/5/0/e/02649bec8eb32c49943104c2a4e17.jpg

Les jeunes formations jazz surfant sur la tendance pop sont nombreuses. L'idée est loin d'être nouvelle et il faut reconnaitre que beaucoup s'y essayent avec plus ou moins de réussite et de talent, obligeant l'auditeur à un tri peu scrupuleux mais nécessaire. Si toutes sont loin du niveau d'un Brad Mehldau, Esbjörn Svensson, ou encore plus récemment d'un Romain Collin, quelques-unes contribuent néanmoins à faire évoluer le genre et méritent qu'on s'y attarde. C'est peut être le cas de ce trio germano-hollandais que j'ai découvert par hasard il y a quelques mois avec la sortie de leur premier album. Envie d'un petit plaisir à trois? Torque devrait vous séduire, du moins je l'espère.

Alors que je réécoutais une énième fois ce disque tout en réfléchissant à la tournure que je pourrais donner à cet "article", j'ai constaté qu'il avait finalement tout pour servir d'encas à un esprit ouvert soucieux d'élargir ses connaissances auditives. Peu porté vers des contrées hyper-expressives où la technique prévaudrait, toujours "juste" sur la tonalité, des harmonies simples mais convaincantes, de belles mélodies, des motifs répétitifs énergiques, un esprit de groupe affirmé et rythmiquement solide, le tout enregistré en 1 jour; on reconnaitra que "Forward" joue plus d'un lyrisme soyeux assez classique (Chopin - Bach) que de l'improvisation retrouvée habituellement dans le jazz. Leur musique ne satisfera surement pas les plus aguerris qui trouveront à redire (à juste titre) sur les qualités purement instrumentales de ce trio sans doute pas encore assez "mature" pour lui permettre de se distinguer vraiment (surtout concernant les chorus de piano). Pourtant, même s'il peut sembler que nous évoluons là en petit bassin, l'ensemble est de qualité et ne devrait pas tarder à passer le cap du grand bain.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51e6CupyJpL.jpg

Aussi brillant et équilibré soit-il, "Forward" manque seulement d'un souffle de fougue et d'expérience. Ne vous attendez donc pas à un quelconque bouleversement sonore mais bien à un premier disque assez prometteur qui mérite d'être partagé. Reste à parier que d'ici quelques années ces 3 là sauront se démarquer car ils en ont les moyens.



A suivre donc.

Koen Schalkwijk (piano) - Mathias Polligkeit (contrebasse) - Antoine Duijkers (batterie)

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:45

http://3.bp.blogspot.com/-TYGV0_ucM68/UDDkT9bP0FI/AAAAAAAABjg/VKjtvn1fgWw/s1600/rycooder160812w.jpg

 

On savait Ry Cooder engagé pour son combat politique ou social, et voici qu'à la veille des élections américaines il nous gratifie de son point de vue sur le duel qui s'amorce entre les 2 prétendants à la fonction suprême, Barrack Obama et Mitt Romney. A l'instar de son précédent disque sorti l'année dernière ("Pull Up Some Dust & Sit Down") portant essentiellement sur la situation mondiale depuis la crise financière amorcée en 2007, cette fois-ci il prend part publiquement contre le système républicain ultra-libéral porté par la candidature Romney, ce multi-millionnaire expatrié fiscal aux écarts de langage peu respectables, grand défenseur du démantèlement de l'assurance maladie et pourvoyeur de l'Etat privatisé pour une main mise encore plus forte des puissants contre les faibles. La mégalomanie de ces charognards affamés par l'odeur du pouvoir n'ayant pas de limite sur les terres de l'oncle Sam, il était normal que certains artistes se lancent à leur manière dans les débats engagés depuis le coup d'envoi officiel de la campagne présidentielle.

En guise de plébiscite anti-républicain, Ry Cooder nous a donc concocté un savoureux disque à la hauteur du cynisme de son principal opposant, réussi tant sur le plan musical que de l'écriture, et qui je l'espère aura les retombées médiatiques suffisantes pour que l'opinion américaine sache de quel côté orienter son choix. Il faut dire qu'après les dernières bourdes commises par Romney faisant part de ses révélations inavouables en public sur son inimtié pour le peuple palestinien, son parti pris pour les lobbies de la finance ou religieux, ou encore le peu d'intérêt qu'il porte aux chômeurs "assistés" de son pays (aux pauvres en général), les statistiques semblent nettement pencher vers le camp démocrate. Quoi qu'il en soit rien n'est joué, et avec ce genre de personnage peu fréquentable il est toujours bon d'enfoncer le clou, quitte à tirer sur l'ambulance pour la bonne cause. Et ça, Ry Cooder sait faire. Comme sur "Mutt Romney Blues", un titre dans lequel il revient sur une histoire vieille de plus de 30 ans lorsque Romney, parti pour un voyage au Canada, s'est trouvé à ficeler son chien sur la galerie de sa voiture par manque de place. Le chien tombe malade, il vomit, et Mitt est obligé de s'arrêter à une station service.... pour "karchériser" le tout, chien compris. L'histoire a été exhumée des profondeurs de la presse pour les "besoins" de la campagne; du pain béni pour Ry Cooder qui se place le temps de ce morceau dans la peau du pauvre toutou ( « Boss Mitt Romney went for a ride, Pulled up on the highway side, Tied me down up on the roof, Boss I hollered woof woof woof» ). Une manière à l'américaine de dénoncer le manque d'humanité de l'homme politique, mais qui donne tout de même une idée du genre de type qu'il est. Pour le reste, tout tourne autour des idées que Cooder s'acharne à combattre : Tea Party, OPA de la finance internationale, Guantanamo, recrutements militaires sponsorisés par les universités.... Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, c'est lui qui a produit, écrit, et réalisé tout l'album.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51966K8DE3L._SL500_AA300_.jpg

Ainsi, on constatera que malgré ses 65 printemps passés, rien ne semble anihiler sa passion pour la musique, tout comme son engagement de citoyen gueulard et protestataire. La majorité des artistes ne se risquerait pas une minute à prendre parti de la sorte, trop peureux de voir la menace planer face au risque de ne pas plaire à leur public. Pourtant la caricature a du bon, comme le prouve ce "Election Special", bref et franc du collier (38 minutes), qui mérite une bonne place dans la catégorie des brûlots musicaux à retenir.


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