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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:19

 

Il n'est jamais trop tard pour continuer d'apprendre de nos aînés, de même qu'il ne sera jamais mal venu de reconnaître ses erreurs, ou plutôt ses manquements, voire son incompétence partielle en matière de connaissances fondamentales de ce que devrait être, mais sans manichéisme aucun (quoique), le "bon" chemin musical à emprunter, celui menant vers le salut de notre art, vers la révélation ultime de "l'évidence artistique" ou de l'incontestable beauté populaire et anti-conformiste, cette voie si chère au coeur d'amateurs mélomanes en quête de vérités essentielles et de sensations fortes. Aujourd'hui je m'incline devant le génie de cet homme que je n'ai découvert qu'il y a peu (pardon, Ô maître des marais), et qui depuis ne quitte plus mon esprit comme ma platine de salon.


Les "Inrocks" invoquent un "trésor de rock" pour qualifier l'artiste... A l'ère du tout numérique, lui continue de travailler sur un 16 pistes analogiques depuis son studio de Louisiane, comme à la grande époque. D'ailleurs rien dans sa musique n'est fait pour se donner un genre "contemporain". C'est qu'il est en dehors de ces considérations, préférant de loin "jammer" avec ses potes sur des riffs immortels qui jamais ne périssent plutôt que de céder à la tentation de l'innovation ou de la modernité. Il faut dire qu'il sait y faire, c'est même un orfèvre en la matière. Depuis plus de 40 que le swamp rock est son credo, son imagerie première, jamais il n'a manqué une occasion de faire groover sa guitare sur des intonations caverneuse à la Isaac Hayes, le plus souvent agrémentées de cuivres chaux et de rythmiques binaires imparables. Un peu à l'instar de Miles Davis qui considérait qu'l ne servait à rien de placer trop de notes dans une composition, il connait la cuisine minimaliste et n'use que des syllabes et des accords essentiels... La vérité en somme.


Profondément ancrée dans son environnement natal, la musique de Tony Joe n'a pas perdu une ride et continue d'égrainer un savoir faire hors-norme. Pour en avoir fait l'expérience, je peux dire que la couleur qui s'en dégage continue d'agir sur plus d'une ou deux générations, et que même nos chers adolescents construits à l'ère de Deezer et du mp3 répondent comme par miracle positivement à des compositions écrites en 1969 : un trémoussement s'installe, une tête qui suit le rythme augmentée d'un pied qui bat la mesure, et rapidement l'envie de danser s'empare de vous... C'est le deuxième effet Tony Joe, son côté "voodoo black" implicite, celui qui survient après que vous vous soyez d'abord pris une grosse claque de décibels, surpris par la qualité et l'énergie des compositions.

 


Aussi amis lecteurs et mélomanes, aujourd'hui l'heure est à la joie et au bonheur, car plus que l'heureuse satisfaction d'avoir à vous faire partager cet instant magique en très bonne compagnie, sachez qu'il sera possible de voir Tony jouer solo (guitare-voix-harmonica) au New Morning le 7 juillet prochain lors d'un passage éclair à Paris faisant suite à une tournée européenne entamée il y a peu pour la promotion de son dernier LP. Un vrai régal en perspective, et beaucoup d'excitation à refréner d'ici là... 

 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 12:05

 

Après Trois mois d'juin tournée Mondiale succédant à la sortie du magnifique "Push The Sky Away" Paru en hiver 2013, Nick Cave Et Les Bad Seeds (ici en mode de de diminué), séance posent Cas de vol Dans Les studios de la Radio californienne KCRW Pour Un visage concert intimiste à 180 PERSONNES. De à Pas de répétitions, Pas de caméras, Pas d'overdub ...

SUPERBE 

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:45

http://3.bp.blogspot.com/-TYGV0_ucM68/UDDkT9bP0FI/AAAAAAAABjg/VKjtvn1fgWw/s1600/rycooder160812w.jpg

 

On savait Ry Cooder engagé pour son combat politique ou social, et voici qu'à la veille des élections américaines il nous gratifie de son point de vue sur le duel qui s'amorce entre les 2 prétendants à la fonction suprême, Barrack Obama et Mitt Romney. A l'instar de son précédent disque sorti l'année dernière ("Pull Up Some Dust & Sit Down") portant essentiellement sur la situation mondiale depuis la crise financière amorcée en 2007, cette fois-ci il prend part publiquement contre le système républicain ultra-libéral porté par la candidature Romney, ce multi-millionnaire expatrié fiscal aux écarts de langage peu respectables, grand défenseur du démantèlement de l'assurance maladie et pourvoyeur de l'Etat privatisé pour une main mise encore plus forte des puissants contre les faibles. La mégalomanie de ces charognards affamés par l'odeur du pouvoir n'ayant pas de limite sur les terres de l'oncle Sam, il était normal que certains artistes se lancent à leur manière dans les débats engagés depuis le coup d'envoi officiel de la campagne présidentielle.

En guise de plébiscite anti-républicain, Ry Cooder nous a donc concocté un savoureux disque à la hauteur du cynisme de son principal opposant, réussi tant sur le plan musical que de l'écriture, et qui je l'espère aura les retombées médiatiques suffisantes pour que l'opinion américaine sache de quel côté orienter son choix. Il faut dire qu'après les dernières bourdes commises par Romney faisant part de ses révélations inavouables en public sur son inimtié pour le peuple palestinien, son parti pris pour les lobbies de la finance ou religieux, ou encore le peu d'intérêt qu'il porte aux chômeurs "assistés" de son pays (aux pauvres en général), les statistiques semblent nettement pencher vers le camp démocrate. Quoi qu'il en soit rien n'est joué, et avec ce genre de personnage peu fréquentable il est toujours bon d'enfoncer le clou, quitte à tirer sur l'ambulance pour la bonne cause. Et ça, Ry Cooder sait faire. Comme sur "Mutt Romney Blues", un titre dans lequel il revient sur une histoire vieille de plus de 30 ans lorsque Romney, parti pour un voyage au Canada, s'est trouvé à ficeler son chien sur la galerie de sa voiture par manque de place. Le chien tombe malade, il vomit, et Mitt est obligé de s'arrêter à une station service.... pour "karchériser" le tout, chien compris. L'histoire a été exhumée des profondeurs de la presse pour les "besoins" de la campagne; du pain béni pour Ry Cooder qui se place le temps de ce morceau dans la peau du pauvre toutou ( « Boss Mitt Romney went for a ride, Pulled up on the highway side, Tied me down up on the roof, Boss I hollered woof woof woof» ). Une manière à l'américaine de dénoncer le manque d'humanité de l'homme politique, mais qui donne tout de même une idée du genre de type qu'il est. Pour le reste, tout tourne autour des idées que Cooder s'acharne à combattre : Tea Party, OPA de la finance internationale, Guantanamo, recrutements militaires sponsorisés par les universités.... Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, c'est lui qui a produit, écrit, et réalisé tout l'album.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51966K8DE3L._SL500_AA300_.jpg

Ainsi, on constatera que malgré ses 65 printemps passés, rien ne semble anihiler sa passion pour la musique, tout comme son engagement de citoyen gueulard et protestataire. La majorité des artistes ne se risquerait pas une minute à prendre parti de la sorte, trop peureux de voir la menace planer face au risque de ne pas plaire à leur public. Pourtant la caricature a du bon, comme le prouve ce "Election Special", bref et franc du collier (38 minutes), qui mérite une bonne place dans la catégorie des brûlots musicaux à retenir.


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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 20:59

http://www.spin.com/sites/all/files/styles/style620_413/public/field/image/black-joe-lewis.jpg

 

Ces derniers temps je n'ai pas été très productif, laissant quelque peu mon blog de côté en attendant de voir ce qu'adviendrait mon hébergeur qui proposera en septembre une toute nouvelle plateforme ainsi qu'un changement de mise en page. Théoriquement tout devrait se faire naturellement sans que nous ayons besoin d'intervenir, mais pour m'être un peu renseigné sur ces évolutions en ayant pratiqué leurs nouvelles méthodes de publications, il semble que cela ne soit pas aussi évident que ce que nous expliquent les administrateurs du site. Du coup je ne presse pas, car en plus d'un mois d'Aout habituellement pauvre en publications pour cause de congés annuels, j'attends avec une relative impatience la rentrée et son lot de complications techniques annoncées dont je me serais bien passées. Mais point de lamentations, la vie continue et la musique n'attend pas.

Voici donc de quoi patienter, avec aujourd'hui un petit divertissement rock des plus agréables à écouter produit par Joseph Lewis, un petit gars peu précoce mais très doué qui commence à se faire un nom sur la scène internationale. Originaire de Round Rock, petite bourgade proche d'Austin, Texas, Joe se fait la main sur les guitares d'occasion du magasin de musique où il travaille. Il est âgé de 19 ans, et suite à cette fructueuse rencontre semblant promettre de belles choses, il décide de s'adonner pleinement à cette passion naissante. Selon la légende qu'il aime à bâtir au fil du temps et de ses interviews, il aurait ainsi passé 1 an enfermé chez lui à travailler son jeu et sa technique, s'inspirant de la musique de James Brown, Muddy Waters, ou Lightnin' Hopkins. Un patrimoine qui sonne comme une évidence dès la sortie de son premier album "Tell'Em What Your Name Is !" en 2009, album très vite suivi d'une tournée remarquée durant laquelle il gagnera en maturité et en assurance.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61VYpA5hb8L._SS500_.jpg

C'est qu'avant cela il s'en est passé des concerts ratés et des sets annulés pour cause d'état d'ébriété avancée. Face aux journalistes, Joe Lewis est souvent revenu sur cette période assombrie par l'alcool et le stress (je vous passe les détails de ce que pourrait donner un set à 3 grammes alors que vous êtes seul sur scène), lui procurant le plus souvent déshonneur et moquerie d'un public consterné. Quoi qu'il en soit les choses ont bien changé, aussi l'homme s'est affirmé et en a profité pour se refaire une conduite. Aujourd'hui, c'est à Black Joe Lewis & The Honeybears à qui nous avons à faire. En une phrase, si l'adage qui veut que l'union fait la force demandait à être vérifié, dans le cas présent cela ne ferait aucun doute. En plus simple, ce groupe là est très, très, "costaud". Pour vous situer un peu mieux les intentions du bonhomme, ou en tout cas son point de vue, sachez qu'à la question: «que pensez-vous du retour en force de vieilles gloires du R&B comme Spanky Wilson, Lee Fields, Sharon Jones ou Charles Bradley, sans parler de nos contemporains, vivants ou morts, à commencer par Amy Whinehouse», Black Joe Lewis, bien dans ses baskets et sûr de lui, répond qu'il n'y voit que peu d'intérêt, l'ensemble sonnant trop propre à ses yeux. Ce à quoi je répondrai qu'il n'a pas tort, surtout quand on s'intéresse de plus près à la firme Daptone dont les publications pullulent, et où à force tout fini par se ressembler. Quant au cas Amy Whinehouse, n'en déplaise aux producteurs opportunistes devenus milliardaires sur le dos fragile de cette fille, je ne suis pas persuadé que la qualité de ses 2 albums suffise à la postérité de son oeuvre (mais c'est une autre affaire, le temps jugera).



Joseph Lewis s'est lui remis de ses déboires passés, laissant de côté les bouteilles et sa timidité pour tracer sa route dans un sillon, disons-le pas franchement original en soi puisque rodé par d'illustres prédécesseurs, mais tellement bien creusé, à la force des bras et à la sueur du front, qu'on se régale de bout en bout sans se forcer. Il y a du talent autant que de belles promesses d'avenir dans ce qu'il construit avec ce groupe. Une grosse énergie, beaucoup d'envie et de rugosité, des riffs de guitares qui se répondent du tac au tac, une voix solide, des attaques de cuivres dans la grande tradition du funk, des compositions simples et variées embrassant plus de 40 ans de musique, du blues au rock en passant par le funk ou la soul; ici on est en terrain connu mais on continue à se délecter de ces territoires où l'on aime marcher. Si vous ne connaissiez pas encore alors lâchez-vous, et tant que vous y êtes montez le son, vous verrez c'est encore mieux.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 16:16

http://exclaim.ca/images/up-2black_mountain.jpg

Une fois n'est pas coutume sur ce blog, place aujourd'hui à du gros son canadien plein de guitares saturées et de rythmes binaires. Musicalement assez proche du dernier album de The Kills dont je vous ai déjà parlé ici il y a peu de temps, "In The Future" joue lui aussi des fondamentaux du genre plus que de l'originalité collective, avec toutefois une part de fraîcheur supplémentaire  sans le côté "attendu" et relativement froid de "Blood Pressures". Pour autant, la couleur générale est assez identique dans le choix des constructions mélodiques ou rythmiques, jusqu'au chant de Amber Webber que j'ai tendance à assimiler facilement à celui de Alison Mosshart, voire par moment à celui de Patti Smith ("Tyrants"), et si les claviers, orgues, ou le jeu de batterie "live" sont autant de suppléments organiques plaidant plutôt en faveur de ce disque, les similitudes restent néanmoins très présentes.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51rWoewlIuL._SL500_AA300_.jpg

J'ai déjà pu lire ici où là tout le bien que pensaient certains critiques de ce disque, et comme souvent j'avoue avoir un peu de mal à me retrouver dans leurs propos encenseurs. Personnellement, même si dans l'ensemble j'adhère sans problème à ce déferlement successif de potentiels tubes en puissance ("Wucam" - "Queens Will Play" - "Stormy High"), je regrette simplement le côté surjoué de certains morceaux dont les influences très marquées gâchent quelque peu l'effet de surprise que l'on serait en droit d'attendre. D'un autre côté, n'étant sans doute pas suffisamment éduqué en la matière, je sais pertinemment que je ne suis pas le mieux placé pour en parler ni pour oser des comparaisons musicales hasardeuses. En revanche, ce qui est certain c'est que "In the Future" a, contrairement à ce que ce titre laisse présager, plus que l'attrait d'une oeuvre prémonitoire, novatrice ou anti-conformiste, surtout des relents de saveurs d'autrefois, ce qui n'est pas pour me déplaire. Led Zeppelin, Pink Floyd, plus récemment  Archive (pour le pont de "Bright Lights"), un mix de David Bowie et de Lou Reed pour "Wild Wind", une touche de folk classique et bucolique avec "Stay Free" façon Neil (le génie en moins bien sûr), vous me direz que comme références y'a pire. Certes, mais malgré tout dommage que le groupe ne s'en soit pas plus démarqué. Enfin, malgré le fait que cet album divague aisément dans des mouvements très sombres allant de la pop psychédélique à un rock quasi métaleux, "In The Future" reste un disque que j'ai du mal à écouter d'une traite et que je ne me réserve qu'à certaines occasions. La production "ramassée" a tendance à me stresser rapidement, et si je ne veux pas finir par devoir absolument casser quelque chose, il faut que je me restreigne (même pour des titres plus posés comme "Queens Will Play" ou "Stay Free"). Pour autant c'est encore à haut régime que je l'apprécie le mieux, du coup je ne le sors que rarement pour ne sélectionner que quelques titres à chaque fois que je pousse brièvement le temps de faire vaciller mes enceintes. Avis aux amateurs.

 

 

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