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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 10:57

 http://ecx.images-amazon.com/images/I/41QBRV09TZL._SL500_AA300_.jpg

 

 

A l'écoute de cet album funky gorgé de sample, difficile d'imaginer que le groupe qui produit cette musique puisse venir de Marseille. D'ailleurs, si les influences hip hop avaient été encore plus marquées, on aurait presque pu croire à un nouvel album du producteur californien Dj Shadow tant l'univers cinématographique est présent. Pourtant, Troublemakers, c'est Arnaud Taillefer, Lionel Corsini et Fred Berthet (ce dernier ayant quitté le groupe avant l'écriture de leur deuxième album "Express Way"). Tous les 3 ont produit ce disque dans leur home studio à la fin des années 90 avant d'inonder les labels américains de leur maquette fraichement réalisée (ils en ont contacté plus de 50). Beaucoup ne donneront jamais signe de vie, et ce sera finalement la maison de Chicago spécialisée en deep house classieuse Guidance qui les signera en 1999. Très attendu avant même sa sortie, cet album ne fera démentir personne et confirmera tous les espoirs de voir un groupe français gagner son titre de noblesse de l'autre côté de l'Atlantique. Le pari de parvenir à s'imposer chez eux était ambitieux, non pas que leur musique n'en ait pas la carrure (bien au contraire), mais force est de reconnaitre que rares sont les groupes qui réussissent à se faire une place dans ce milieu restreint et assez confidentiel de l'électro sophistiqué, qui plus est aux Etats-Unis, pays peu enclin par nature à s'intéresser à des productions étrangères.

Maniaques du sampling et collectionneurs avisés spécialisés dans les bandes originales de films de ces 30 dernières années (la pochette est plus qu'explicite), les Troublemakers ont fait une entrée fracassante en 2001 avec ce disque "Doubts & Convictions" que je vous invite à découvrir aujourd'hui. Puisant leur inspiration au travers du parcours de chacun de ses membres, les productions sont bien léchées et judicieusement orchestrées. Soulignons tout de même que ces trois-là ne sortent pas de nulle part et ont appris à malaxer les sons et les formes depuis quelques temps déjà. Fred Berthet, producteur parisien installé dans la cité phocéenne, travaillait déjà sous d'autres pseudos, comme Venus Attack ou South Fork. Arnaud Taillefer, photographe, étudie la musique électroacoustique au conservatoire et apporte sa touche BO 70's et hip-hop. Le troisième larron, Lionel Corsini, a.k.a DJ Oil, arrose Marseille de downtempo et de funk 70's depuis 15 ans, en plus de performances avec des musiciens jazz ou afro (pour info son album solo "Black Notes" est paru en juillet). Résultat, un mélange de l'esprit des 70's  auquel sont ajoutées des instrumentations live entre jazz et électro d'ambiance (claviers - guitares - sax - scratchs). Une association idéale et parfaitement gérée tout au long de l'album qu'eux mêmes qualifient avec humour de disque de piano bar.



Très soucieux de la qualité de leur travail et friands de belles mélodies, le perfectionnisme que s'impose ses membres est perceptible dès le premier morceau de l'album, "Street Preacher" (en écoute). Ce titre "patchwork" souligne assez bien le travail effectué par le groupe dans son esthétique bigarrée. Allant de surprise en surprise, on ne s'ennuie jamais et les découvertes vont bon train. Des interludes musicaux en guise de respiration ponctuent ce déferlement créatif d'une durée de 72 minutes (pour un premier essai, on peut dire qu'ils ne se sont pas moqués pas de nous), et l'on se laisse doucement bercer par cette variété de saveurs douces. Je vous le dis, ces gars-là ont tout pour vous plaire.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 09:43

http://underdogrecords.fr/WordPress/wp-content/uploads/2011/09/dafuniks-promo-pic.jpg

 

"Enter The Sideshow Groove" a tout du LP passe-partout. Il offre un éventail de sonorités variées, alterne les tempos, joue peu du traitement des sons, privilégie la musicalité à la lourdeur des pieds, mixe instruments et samples, distille une base hip hop avec du funk ou de la soul: c'est beau, soigné, bien produit... En théorie, tous les arguments semblent requis pour que ce disque s'approprie les suffrages d'un public élargi, et plus simplement acquis d'office à la "cause hip hop". Certains d'entre vous devraient même déjà en avoir entendu quelques extraits. Avant même sa parution, les titres "All I Want", "Ease My Mind", ou "Hello I Love You" avaient déjà pas mal tourné sur les ondes.

Bon allez, je vous refais rapidement l'histoire avec, dans l'ordre: la rencontre en novembre 2008 sur une scène de Copenhague du producteur Justmike et de DJ Nyber, un EP en 2009 ("Bone Jacked & Buggin Out"), la diffusion de "Hello I Love You" en playlist de Nova, des collaborations diverses (DJ Noize, la chanteuse Astrid Engberg, les rappeurs Elias, Mattic, ou Kuku Agami), un remix du titre "This Train" de Wax Tailor, la décision de faire figurer le morceau "Hello I Love You" sur les compilations Mimobot et Saint Germain Des Prés, puis rebelotte en force sur Nova ou Radio France depuis la sortie du disque, coup de coeur FNAC, compilation, internet, reconnaissance.... Tous les indicateurs sont au vert.

http://images.music-story.com/img/album_D_400/dafuniks-enter-the-sideshow-groove.jpg

 Pourtant quelque chose continue de me chiffonner à chaque fois que je l'écoute, et à force de creuser la question je commence à y voir plus clair. "Enter The Sideshow Groove" a en fait tout du gendre idéal. Dans une discothèque hip hop, c'est l'album qu'on pourrait sortir à toutes les occasions pour le faire découvrir à ses potes. Toujours souriant, le teint frais et net, il est capable de vous ranimer une ambiance en un rien de temps. Ce constat reste assurément un bon point pour la majorité des auditeurs puisque, sur la question de son contenu, il ralliera certainement plus qu'il ne divisera. J'ai tout de même quelques regrets le concernant, à commencer par un syndrome qui le guette et que je qualifie à dessein de "premier de la classe". L'accent porté sur le choix d'un renouvellement permanent des productions et sur des constructions très (trop) carrées en font finalement un disque assez conventionnel et pas si original que cela. Malgré les efforts engagés pour divertir le public, il reste trop timoré à mon goût, manquant souvent de hargne, de rage et de sueur. On lui trouvera des airs de Belleruche, Beat Assaillant, Wax TailorTribequa, Dj Vadim.... ou d'autres noms traditionnellement catalogués hip hop, comme Dileated Peoples, Delinquents Habits, ou encore Blackalicious. Prenez ces différents groupes et artistes, secouez le tout, et vous obtiendrez du Dafuniks; une sonorité universelle et rassembleuse parée d'un costume taillé sur-mesure. L'exercice demeure au final plaisant, mais assez uniforme, surtout dans les rythmiques, toujours entre du gros hip hop qui ne vient pas et une sorte de easy listening agréable (sic). A la longue, l'identité singulière du projet se perd dans une forme de production apatride, avec toutefois un fort penchant anglophone. D'ailleurs, je défie quiconque qui n'aurait pas été informé de l'origine de ce groupe de pouvoir me dire qu'il s'agit d'une formation danoise. Hormis cela, pourquoi ne pas tenter l'expérience histoire de vous faire votre idée.

A la fabrication : Justmike (production), Dj Nyber (platines), Christian Jespersen (batterie), Thomas Cox (basse),Tue Damskov (guitare).

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 08:58

 http://media.avclub.com/images/artists/artist/116209/Blockhead_jpg_627x325_crop_upscale_q85.jpg

 

Avant d'entamer la rédaction d'un "article", je lis toujours ce que certains confrères ont déjà pu écrire sur l'artiste ou l'album que je me m'apprête à défendre. Cette première prise de pouls à l'avantage de me permettre de me positionner plus clairement quant au disque dont je vais faire la critique. J'imagine d'ailleurs que la majorité des bloggers soucieux d'un minimum d'objectivité font comme moi. Je compare nos points de vues, relativise certaines objections, quitte à parfois me trouver en parfait désaccord avec l'avis général. Premier constat : il n'existe pas beaucoup de sites totalement "indépendants", beaucoup participant officieusement de la distribution ou du marketing par l'intermédiaire d'internet. Ceux-là laissent de côté l'aspect subjectif de l'exercice (c'est beau, c'est bon, et il faut l'acheter). D'autres (la majorité), ne prennent même pas la peine de rédiger quoi que ce soit sur le sujet (une vidéo ou un mp3 et basta). Ces derniers étant totalement impersonnels, ils n'ont à mon sens aucun intérêt et ne méritent pas de s'y arrêter. Enfin, dans ce flot d'information tous azimuts, il en existe heureusement un certain nombre très intéressants, tant dans la rédactions des articles que dans le contenu musical qu'ils proposent.


C'est comme cela que j'en suis venu à acheter ce disque de Blockhead, "The Music Scene". Par confiance et par curiosité, mais aussi pour savoir ce qu'il en était exactement. Car à son sujet les bonnes intentions ne manquent pas : innovant, magistral, disque intemporel, voyage musical, nouvelle ère. Autant de superlatifs omniprésents sonnant comme de vraies promesses de réussite que je souhaitais vérifier par moi-même. 10 euros plus tard me voici face à mes enceintes, confortablement installé et prêt à dégainer la télécommande de l'ampli. 1 heure plus tard je suis déjà en mesure d'y voir plus clair et ai déjà des doutes quant à la réelle qualité de celui-ci (en vulgarisant mon propos je dirai, pas mal, mais sans plus). Puis les semaines passent, et mon désintérêt grandit. J'en viens à me replonger dans l'oeuvre de Anthony Simon tout en espérant un éventuel déclic, mais rien. A la maison ou en voiture? Aucune différence. J'ai beau me forcer, ce disque est plat et assez ennuyeux. Peu importe la sono sur laquelle je le joue, ça ne change rien. Chose tragique s'il en est, je ne remue même plus la tête sur le titre d'ouverture "It's Raining Clouds", pourtant l'un des plus réussis de l'album. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Parce qu'à la première écoute, outre le fait que je n'avais pas retenu grand chose de l'ensemble (rien de marquant en tout cas), je ne pouvais que m'incliner devant la quantité de boulot qui avait du être nécessaire à l'élaboration de ce disque. "The Music Scene" est saturé de samples en tous genres. Il y en a absolument partout. A cela viennent se greffer quelques instruments (basse-vocodeur-guitare), quelques échantillons de voix séquencées, le tout formant un joyeux folklore foutraque difficile à identifier. Une fois passé l'effet de surprise, reste le constat à en tirer.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61PM-VND9hL._SL500_AA300_.jpg


Et tout d'abord, TROP DE SAMPLE TUE LE SAMPLE. Surchargé et pas assez mélodique à mon sens, on se perd trop facilement dans les atmosphères que Blockhead tente de faire vivre. Pas la peine de chercher une ouverture dans ce déferlement de séquences, on ne peut se raccrocher à rien. Son plus gros point faible? Sans aucun doute les rythmiques. Trop plates pour être du hip hop, pas assez downtempo pour être du trip hop, on n'est de toute façon jamais surpris (idem pour les lignes de basses). Pas de swing, manque de relief, toujours sur le temps. Si j'allais au fond de ce que je pense, je dirai que ce disque manque cruellement de groove. En y réfléchissant bien, il a tout du disque produit par un blanc, n'en déplaise à certains. C'est bien ça. Pas assez "black" à mon goût. Sûr que c'est carré, pensé et étudié dans les moindres détails, mais c'est loin de suffire pour engranger tous les suffrages. Pour ma part, je ne m'incline pas, je décline. Mais peut-être serez vous plus indulgent que moi après avoir écouté les morceaux ci-dessous. Pour l'heure je m'en vais me remettre "Introducing" de Shadow, histoire de me réconcilier avec la bonne musique (de blanc).

 

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 12:31

http://www.tunnel.ru/userfiles/ck/images/172/kva-romanti.jpg

Si l'album de Ludovic Navarre "Tourist" avait en son temps connu un très gros succès et permis l'essor à l'international de ce qui deviendra vite le son de la "french touch" version nu-jazz, "SOEL", paru 3 ans plus tard, à la notoriété bien plus relative, n'aura quant à lui pas reçu le même engouement commercial. Il faut dire que le projet reprend plus ou moins le même processus de fabrication que pour "Tourist". Exception faite de son appellation, dur en effet d'y voir autre chose qu'un nouvel album de St Germain. Astuce commerciale de circonstance, le nom du producteur s'affiche bien en évidence sur le boitier du cd, juste à côté du "logo" SOEL dont la typographie reprend une carte du continent africain. De prime  abord (en tout cas pour moi), impossible de deviner que le terme de SOEL puisse être en réalité le nom de scène du trompettiste franco-guinéen Pascal Ohsé, un ami musicien de Ludovic que ce dernier avait déjà fait jouer sur certains de ses disques (d'où le clin d'oeil à l'Afrique).


http://1.bp.blogspot.com/-bD5Y_0qjwmg/TgutPR0ay-I/AAAAAAAAFhA/EOyUVJ-vPNA/s320/St+Germain+presents+Soel+-+Memento.jpg

 

Concernant l'album, je continue de m'étonner de ce choix de pochette puisqu'il tend plus vers un hommage à la musique américaine qu'africaine. "Memento" est même clairement inspiré de la soul et de la funk des années 70 aux Etats-Unis, voire par moments à la musique sud-américaine, comme sur le titre "Le Vicomte", qui reprend le thème du célèbre morceau de Kenny Burrell "Chitlins Con Carne", mais sans grande conviction (je lui préfère de loin l'original, ou encore la version qu'en a fait Stevie Ray Vaughan). L'exemple de "Le Vicomte" est une bonne illustration du manque de "prises de risques" de l'ensemble de l'album. Le choix de cette production hyper léchée est plombante, le rendu très froid, le tout pêchant par son manque de musicalité. Trop linéaire, on peut dire que Ludovic Navarre, également en charge de la direction musicale de l'album, n'était pas très inspiré. A ce titre - sans doute à cause du manque constant de changements harmoniques ou mélodiques - les musiciens donnent l'impression de frustrer leur jeu et de s'en tenir au strict minimum; un solo et puis s'en va, comme un effet de circonstance. On aimerait de vraies envolées qui n'arrivent pas, on souhaiterait quelques arrangements pour casser la monotonie, mais non. Même constat pour les programmations rythmiques faciles et attendues. Le potentiel qu'inspire ce disque est totalement bridé par le concept même de cette musique, plus faite pour s'apprécier dans un club branché que sur une platine de salon. C'en est d'ailleurs étonnant de constater comme les goûts changent et s'affinent avec le temps. Je me souviens qu'il y a quelques années j'étais bien plus tolérant avec ce SOEL sur lequel je portais un jugement plutôt positif. Mais aujourd'hui vous l'aurez compris, mon enthousiasme à été revu à la baisse. Alors tant pis. Ce fut  l'occasion de le ressortir de sa boîte. Et puis peut être qu'après tout certains d'entre vous lui trouveront plus de raison que moi de s'y attacher, ce qui finalement reste le principal (la musique avant tout). Pour les autres je vous conseille, si toutefois vous ne le connaissez pas encore, dans le genre mais en mieux: "Loop In Release" de Booster.

  

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 07:38
http://1.bp.blogspot.com/-efBvusiH7JI/Tb8scwW_fII/AAAAAAAAAA8/b-NNej8k1ws/s1600/team-bonobo1.jpg
Simon Green sait tout faire. Un as de la fabrication et un artiste complet capable de produire de A à Z la plupart de ses morceaux. Ninja Tune s'emparera de ce poulain très prometteur dès 2001. Quatre albums et 10 ans plus tard, il s'impose comme l'un des plus gros vendeurs du label, joue sur les plus grandes scènes internationales, et continue d'explorer la voix du "Easy Listening" sans franchement forcer son talent, s'attachant de plus en plus à ajouter du chant à ses productions déjà très mélodieuses par nature, et délaissant les parties samplées au profit d'instrumentations séquencées.

C'est encore le cas sur son dernier album"Black Sands", sorti l'année dernière. 11 titres entièrement écrits par ses soins, dont 3 avec la chanteuse Andreya Triana qu'il avait déjà conviée sur son précédent disque, et pour qui il écrira les morceaux de son 1er album solo, sorti également chez Ninja Tune en 2010. Une équipe gagnante et des profits en perspective, en somme. L'année 2010 aura donc été fructueuse pour le producteur et Dj anglais qui enchaîne les succès et les tournées.

Pour en revenir au disque, j'ai beaucoup de mal à avoir un avis tranché sur son réel intérêt artistique. Ce dilemne provient sans doute du fait de mon inattention au travail de Bonobo. J'ai pourtant essayé de m'y attacher, mais au final je décroche assez vite. Je l'entends plus que je ne l'écoute, je prête l'oreille plus que je ne l'offre. Cela provient surement du fait que les morceaux varient peu et qu'il y ai peu d'arrangements et presque pas de variations schématiques. La structure des thèmes est assez semblable, peu "racée", et sans doute trop soignée et trop lisse pour me satisfaire. Il y a pourtant quelques vraies réussites. C'est le cas de "Kiara" dont la production tranche un peu d'avec le reste du disque. Un hip hop bien lourd et hyper efficace reprenant le thème d'ouverture joué au violon par Mike Simmonds (pour moi le meilleur morceau de l'album). "Stay The Same " est également une bonne surprise, notamment pour la participation du saxophoniste du Portico Quartet, Jack Wyllie, dont on reconnait immédiatement le son et le jeu en arpège, mais qui bizarrement est annoncé sous le nom de Jack Willey (surement une coquille). "The Keeper" et son ambiance lounge-jazz bien interprétée par Andreya Triana se laisse facilement écouter sans être non plus la révélation de l'album. Voilà pour le positif. Le reste me laisse dans le vague.

"Kong" aurait pu être un titre produit pas RJD2. "Eyesdown" ou "1009" tiennent leurs rythmiques de ce que Burial a initié il y a quelques années, tout en étant bien moins originaux que ce dernier, la mélodie de "El Toro" n'est pas très "poignante", voire même assez terne, tout comme "We Could Forever" qui marche 1 ou 2 fois, guère plus. Même le morceau "Animals" à la ritournelle jazzy, que beaucoup de fans jugent particulièrement mélodieux, et qui est surement le plus musical de tous, manque de conviction et sonne plat. Pas folichon tout ça.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51rthA9cQ8L._SL500_AA300_.jpg
Certains jugeront mes propos peut-être un peu trop durs envers le travail de Simon Green; j'ai pourtant acheté ce disque d'après critique et en pensant très égoïstement qu'il me plairait, mais je dois reconnaitre qu'à force de tout vouloir maîtriser, de l'écriture à la production en passant par l'instrumentation, Bonobo se répète beaucoup et finit par manquer de couleur. L'ensemble est donc assez logiquement uniforme et sans grand relief, ce qui est souvent le risque lorsque l'on souhaite tout gêrer sans suffisamment s'en remettre à quelques conseils extérieurs et bien avisés. Beaucoup de regrets donc, car je reste persuadé qu'avec ce mélange de talent, d'idées, et de professionnalisme rigoureux, Bonobo est capable de bien mieux, si toutefois il décidait de déléguer une partie du boulot. A quand un bon défonçage de portes et de vraies prises de risques. 

           
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