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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 13:53

 

Comme un avant goût des prémisses du printemps, très pressé cette année de se faire sentir, veuillez profiter dès aujourd'hui de son appel à l'émancipation spirituelle et corporelle, grâce à ce somptueux premier album comme leader du saxophoniste de renom, j'ai nommé sieur Maceo Parker dont la réputation, après plus de 50 ans de carrière, n'est évidemment plus à faire. Nous sommes en 1970 lorsque le musicien de Kinston, tout juste âgé de 28 ans, décide d'entamer une seconde voie musicale, cette fois-ci sans Mr Brown avec qui il joue depuis déjà 6 ans, et pour lequel il aura enregistré quelques-uns des plus gros "hits" de cette époque. Le premier solo de Maceo très remarqué est enregistré sur "Papa's got a brand new bag" en 1965. Suivent ensuite ceux sur "I Feel Good", "Cold Sweat", "Sex Machine"... Maceo anime tous ces tubes avec ses solos dont il a le secret. "Maceo, I want you to blow !" scande James ; son style aura permis de définir l'empreinte "funk" du Godfather. Avec le recul, il se souvient de cette période de sa vie comme un véritable apprentissage un peu "comme à l'université", où rigueur, discipline et sanctions à la première faute sont de mise ; un véritable contraste avec ces prochaines aventures auprès de George Clinton et de Bootsy Collins.


Mais pour l'heure nous sommes en 1970. Accompagné d'une partie des JB'S, le groupe de référence en matière de "funk music" de la fin des années 60, il délaisse donc pour un temps le maniaque et tempétueux James Brown pour fonder le "Maceo & All King's Men", avec un premier album au titre plus qu'explicite : "Doing their own thing". Album de référence, culte pour bon nombre de passionnés, ce disque reste indémodable et jouissif à l'extrême, symbole par excellence de ce qui se faisait de mieux en matière de groove dans les amériques du début des années 70,s.


Section rythmique démoniaque : Batterie : Melvin Parker - Basse : Bernard Odum - Guitare : Alphonso "Country" Kellum  et Jimmy "Chank" Nolen - Ténor sax : L.D "Eldee" Williams - Trompette : Joseph "Joe" Davis et Richard "Kush" Griffith - Ténor sax, Voix : Maceo parker


A consommer chez soi ou sur le dance-floor, sans aucune modération.... 

 

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Références partielles tirées de sa bio française, ici

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:04

http://userserve-ak.last.fm/serve/252/2775146.jpg

Ce groupe encore quasiment inconnu en France est pourtant loin d'être novice en matière de funk, et donc de la maîtrise du groove qui lui sied si bien. Déjà 10 ans de carrière, et comme souvent ce sont les japonais qui, les premiers, ont eu l'oreille fine en ayant très vite su repérer le potentiel dévastateur de ce combo anglais animé par de furieuses intentions musicales. Après vérification j'ai d'ailleurs pu constater en l'état puisque je n'ai trouvé que très peu de liens internet en parlant, et encore moins dans les pages françaises (à ne pas confondre avec les 2 frères boulangers du même nom que l'on retrouve aussi sur le net en train de se filmer en cuisine).

Regrettable méprise ou manque flagrant de communication, toujours est-il que je n'en avais moi-même jamais entendu parler avant d'acheter par hasard et curiosité ce disque il y a plus d'un an. A l'époque je me souviens déjà avoir "pris un risque" en déboursant une certaine somme, mais lorsque je regarde les tarifs d'aujourd'hui je constate que leur notoriété n'est pas prévue pour tout de suite: une distribution au compte goutte et des galettes rendues presque introuvables font monter les prix de manière significative (à presque 50 euros le cd, je doute qu'il s'en vende beaucoup). Et pourtant les musiciens de The Baker Brothers sont bel et bien dans la place, comme l'atteste ce "live" enregistré au Jazz Café dans le quartier londonien de Camden en octobre 2004 lors de leur tournée européenne.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Uo4GnUHZL._SL500_AA300_.jpg

 Déjà les 3 vidéos bonus proposées en fin de disque captées lors de plusieurs sessions en 2003 au Cargo de Londres donnaient le ton: un son puissant assis sur de solides riffs de guitares et un jeu de basse à vous réveiller un mort. Pour ce très bon "In With The Out-Crowd" qui rejoue pour l'essentiel les titres de leur premier album "Ten Paces" sorti un an plus tôt, la formation évolue au cours de la soirée pour se voir rejoint par plusieurs cuivres allant chacun à tour de rôle de leurs vocalises. Une aubaine pour nous autres auditeurs; quand on entend ce dont sont déjà capables ses 3 principaux membres en ouverture de set, on ne peut que saliver à l'idée de les voir augmentés de souffleurs génétiquement préparés à vous faire transpirer. Oh rien de démesuré ni de démentiel dans tout cela, non, juste une idée du groove comme on n'en fait presque plus, simple comme les bonnes choses et franchement plaisant pour son côté assumé de ne pas vouloir trop en faire, au risque de ressembler à la masse uniforme de la plupart des productions du genre. Sans chercher à cacher leurs nombreuses inspirations qu'il serait dur d'ignorer, The Baker Brothers parvient à faire revivre une musique inspirée et clairvoyante comme il ne m'avait été donné d'écouter depuis longtemps, jouée dans la grande tradition des groupes d'antan, avec en point d'orgue le souci de se faire plaisir en produisant du bon son avant de chercher une éventuelle consécration qui, disons le, sonne souvent le glas de l'originalité.


Parfois proches du jazz dans les chorus ou les harmonies de claviers plus qu'en tonalité pure, extrêmement vivants, les morceaux de leur cru ne descendent que rarement sous les 120 bpm, autrement dit ne vous attendez pas à vous laisser aller à l'écoute de ballades ou de baisse de regime, ici il n'en est rien puisque tout est voué à la fête et à la danse, à la syncope et aux gimmicks. C'est donc avec un plaisir non dissimulé et bien réel que je vous fais part de ce billet qui, je l'espère (mais je n'en doute pas), saura vous régaler autant que je l'ai été.



Dan Baker (guitare, claviers, chant) - Richard Baker (batterie, samples, chant) - Chris Pedley (basse, guitare, chant), augmenté de John Gillies (sax ténor) - Ben Tompsett (sax alto et baryton) - Gilles Straw (trompette) - Steve Bray (percussions) - Nathan Johnson (chant) - Paul Yeung (sax ténor).
 
Je déclare le bal ouvert.....

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 18:17


http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Yazuga2BL._SL500_AA300_.jpg

 

Quelle bonne idée de la part de Heavy Light Records d'avoir remis au goût du jour par le biais de cette réédition la musique de Kool and Together, petit groupe originaire de Victoria (Texas) construit autour de la famille Sanders qui reprenait alors l'héritage hendrixiens à son compte autant que celui du son de la Motown et qui a sévi en son temps sur les ondes locales du sud des Etats-Unis, publiant de ci de là quelques 45 tours enregistrés à Houston. 
Pour commencer, sachez que le disque retrace 7 années de carrière sur 19 titres. L'évocation de cette période devrait suffire à convaincre les plus nostalgiques du son de l'époque puisqu'il s'agit d'une période s'étalant de 1970 à 1977.....


L'évocation de Betty Davis ou de Led Zeppelin pour le côté fiévreux de leur rock-psyché, des JB's pour certaines constructions rythmiques et musicales, de Ike et Tina Turner pour la soul et le groove, Budy Miles pour le blues, voilà en gros l'essentiel de ce qui contribuera à "la réussite" de Kool and Together. Guillemets de rigueurs, car en réalité il leur aura fallu attendre plus de 20 ans avant que ne soit réellement reconnue leur musique avec la redécouverte dans les années 90 du morceau "Sittin' On A Red Hot Stove" par certains DJ "funkies". Entre temps, le groupe s'est éteint sans laisser plus de traces. Ephémère formation sombrant peu à peu dans l'oubli, le monde entier est donc passé à côté de Kool and Together, sans doute pas en mesure de faire face à tous les poids lourds du genre, jusqu'à ce que les indépendants de Heavy Light Records ne décident de traquer la famille Sanders (père et fils), toujours établie à Victoria et heureuse de se voir offrir la possibilité de sortir leur unique album en guise de compilation retraçant leurs plus belles productions (et il y en a). A consommer sans fin, et pour les parisiens que cela intéresse, l'album est disponible chez Gibert Joseph.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 14:40

http://www.soulculture.co.uk/wp-content/uploads/2009/11/breakestra.jpg

Loin d'être le plus prolixe des groupes de funk "nouvelle génération" (4 albums en presque 15 ans de carrière), Breakestra n'en est pas moins l'un des plus savoureux représentants actuels. Six jeunes gens dans le vent sous le soleil de Californie, capables de faire revivre l'esprit de cette musique à travers des compositions qui, soyons clair, ne bousculent pas vraiment l'hégémonie des leaders de 70', à commencer par les indétrônables James Brown ou The Meters, mais qui néanmoins gardent le mérite de s'atteler à la tâche avec un soin du détail troublant et des constructions très efficaces, rappelant les meilleures heures de la musique afro-américaine. Schématiquement, la recette est inchangée. On pourrait la simplifier à quelques phénomènes bien connus, comme "bouge ta tête sur le beat", ou encore "prends ta claque derrière les oreilles". Le fait est que Breakestra parvient sans problème à nous plonger dans leur univers brûlant et festif. Beaucoup de personnes se font d'ailleurs avoir en pensant qu'il s'agit là d'un "vieux" groupe dont on rééditerait les enregistrements de l'époque (Questlove y a cru lui aussi). Pourtant, sans être en avance sur leur temps puisque définitivement dans une rétrospective à la gloire de leurs "descendants", ils sont au moins en accord avec leurs idées et ne dénaturent pas le concept. 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41n4GywQTGL._SL500_AA300_.jpg

Le titre de leur dernier disque, "Dusk Till Dawn", rend hommage à leur compagnon DJ Dusk décédé en 2007. Miles Tackett, tête pensante et leader de la formation reste le principal producteur à l'origine du projet, crédité sur tous les titres et jouant de quasiment tous les instruments. Quelques invités comme le rappeur Chali 2Na, Mixmaster Wolf ou DJ Dusk sur "Posed To Be", mais aussi Afrodyete The African Godess Of Love (ça ne s'invente pas), qui chante sur "Come On Over" (une vraie réussite), ou encore le pianiste Jeremy Ruzuma sur "You'll Never Know" qui y va gaiement de son solo très Gene Harris & The The Sounds (des arrangements de violons aux jeu de piano, en moins érudit tout de même). Je le redis comme je le pense; sans être une simple et quelconque copie insipide de la musique "black" américaine produite dans les années 70', "Dusk Till Dawn" parvient sans complexe à toucher sa cible et à affoler les dancefloor tout en étant très bien foutus. Il ne s'agit donc pas que d'un simple produit marketing jouant sur les tendances "revival" du moment, mais bel et bien d'un orchestre de passionnés à l'oreille affutée et aux connaissances certaines. Une bonne occasion aussi de vous faire plaisir si vous avez l'occasion d'aller les voir sur scène. Aucun réel déchet, aucune fausse note. Du swing, de la pêche, de l'énergie à s'en épuiser les tympans. Ca sent le ciel bleu et l'air chaud. Bien joué.

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 08:33
http://www.visionear.com/cms/wp-content/uploads/2011/06/200410_099_span9.jpg
Tout le monde connait le célèbre compositeur et arrangeur Quincy Jones (si ce nom ne vous dit rien je crains que ce blog ne soit pas fait pour vous). Tout le monde connait également Bill Cosby pour l'émission qu'il animait dans les années 70, le Bill Cosby Show. Rares pourtant sont ceux qui se souviennent que ces 2 personnages influents de la communauté noire américaine ont travaillé ensemble à l'élaboration de cette sitcom devenue culte. 
Depuis le succès de la série télé "L'espion" réalisée en 1965 (c'est la première fois qu'un noir partage l'affiche dans un 1er rôle avec un acteur blanc), Bill prend de l'assurance et se voit rapidement confier les clefs de sa propre émission. Le grand manitou de l'humour a alors la bonne idée de convier au projet son ami Quincy Jones en lui permettant d'apporter tout son savoir-faire de producteur éclairé et talentueux. Les sessions d'enregistrements ont lieu de 69 à 71 mais traineront dans les tiroirs plusieurs décennies durant avant que Concord Records n'ait la bonne idée en 2004 de rééditer quelques-uns des meilleurs morceaux joués à cette époque. 
Il faut dire que pour cette occasion Quincy Jones n'a pas lésiné sur le choix des musiciens en piochant abondamment dans son carnet d'adresses déjà bien fourni pour proposer un line-up changeant digne des plus belles formations de jazz. En vrac, Ray Brown ou Carol Kaye à la basse, Eddie Harris ou Ernie Watts au sax, Joe Sample au Fender Rhodes, Paul Humphrey ou John Guerin à la batterie, Arthur Adams à la guitare, Monty Alexander ou Clare Fisher au piano, tous aux ordres du maestro Quincy qui s'associera avec Bill pour écrire les différents titres.
http://www.aquariumdrunkard.com/wp-content/uploads/2010/01/Quincy-Jones-Bill-Cosby.jpg
Composé de 10 plages sans faute ainsi que d'un remix du titre phare "Hikky-Burr" qui clôture l'album (remix au passage sans intérêt), ce disque alterne en douceur entre jazz funky et cool jazz avec un soin du groove omniprésent et une grande complicité rythmique et mélodique entre tous les musiciens. Même un morceau mondialement connu comme "Oh Happy Day", souvent repris, mais dans l'ensemble rarement pertinent, devient subitement très parlant dans l'interprétation qu'en fait le vibraphoniste Milt Jackson. Une classe toute en retenue et un moelleux constant pour une simplicité malgré tout des plus expressives, comme le prouve le magnifique "Eubie Walkin" et son solo de guitare de Arthur Adams, un blues sec tout en contenance repris par le sax et le piano de Ernie Watts et de Joe Sample qui y injecte un supplément d'âme musical très réussi. Les fans de Bill Cosby se régaleront au passage de ses délires vocaux entamés en guise de conversation avec la pédale wah wah du guitariste sur une prise bonus de "Hikky-Burr", wah wah qui, pour l'anecdote, n'avait encore jamais été dévoilée ni utilisée pour un show à la télévision nationale.
On pourra donc dire que la collaboration entre ces 2 artistes fut une vraie réussite qui ne se ringardise pas avec le temps, contrairement aux sketches télés qui sont un peu passés et n'ont plus le même impact qu'à l'époque. Visionnaire en son temps, le Bill Cosby Show a laissé des traces dans l'inconscient collectif américain et dans l'histoire même de ce pays grâce à cet humour populaire et engagé qui le caractérise. Il aura aussi permis de mêler le travail scénique de l'acteur avec de la musique de grande qualité ce qui lui permettra de contenter ses passions au sein d'un même projet, de faire d'une pierre deux coups, pour le plus grand bonheur des télespectateurs, mais également des auditeurs.   
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