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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:34

      http://3.bp.blogspot.com/_50Z60yGJEdY/S7x0wSYL01I/AAAAAAAAAn0/qYvLHOWtZs8/s1600/ManuDibango.jpg

 

Texte repris du livret et propos recueillis par Jacques DENIS.

Quand il signe "Soul Makossa", le natif de Douala a 40 ans. C'est à dire assez de recul pour que cet incroyable succès ne lui fasse tourner la tête. Manu Dibango garde donc les pieds sur terre, même si sa carrière s'envole vers la cime des "charts". D'autant que "Soul Makossa" ne fait que concrétiser les expériences élaborées depuis le milieu des années soixante. Curieux de toutes les musiques, ce jazzman de formation s'est converti à ce que l'on nommera bientôt le "rare groove", une bande-son entre soul jazz et afro funk, le tout relevé de ce qu'il faut de "clave" latine. Ce dont témoigne justement le bien-nommé "Woodoo", qui compile des séances réalisées à Paris en 1971 et à New York en 1975. Soit avant et après le fameux "Soul Makossa". D'ailleurs, comme pour ce titre, logé sur une obscure face B, il y est question de boucles obsédantes, de solos décapants, de rythmiques enivrantes. En clair, une transe de notes qui, sous ses faux airs légers et ses traits d'humour, annonce le changement radical de perspectives pour les musiques urbaines estampillées "africaines". Mieux, en 2008, ces thèmes s'avèrent ne pas avoir pris une ride avec le temps, gagnant même en notoriété auprès de la confrérie des chercheurs de pépites sonores. Tel un formidable retour vers le futur, ce document devrait pouvoir les rassasier, ou du moins leur mettre l'eau à la bouche, et leur faire dresser l'ouïe, puisque ceci n'est qu'un début, selon le vieux Lion au sourire légendaire.
 
Aujourd'hui, l'ironie de l'histoire, ou plutôt la farce, est que les faces B de 45 tours deviennent désormais très prisées des amateurs et collectionneurs...

« Les gens ont redécouvert récemment toutes ces faces: et oui, j'avais aussi fait cela ! Certains morceaux étaient sortis sur des compilations, réalisées souvent par des jeunes passionnés. Et puis de là, ils ont voulu savoir s'il y avait d'autres thèmes dans le même style. Moi, j'en ai des bandes ! Et donc j'ai fouillé dans ma mémoire, et mes archives. Et ce n'est qu'un début : il y a des titres enregistrés à New York avec des cordes, avec des sections de vent et de cuivres, avec des gens de chez Count Basie. Mais aussi des expériences à Paris, comme par exemple avec la soeur d'Aretha Franklin... En fait, le matériel qui compose "Woodoo", c'est de la "mood music" un peu épicée, pour illustrer des émissions ou autres sur l'Afrique. Ces enregistrements n'étaient pas du tout destinés au marché "normal". Il s'agissait de musique libre, c'est à dire ne répondant à aucune contrainte, contrairement aux disques de danse. On te demandait juste d'enregistrer des "trucs colorés". Libre à toi de faire ce qui te passait par la tête, d'ouvrir ton imagination ! Alors, tu osais des choses que tu n'aurais pas faites "normalement". Ces disques-là, j'appelle cela des délires.
"Groovy Flute", par exemple, servait en fait comme générique de pub pour vendre du poulet de Bresse ! Il y a même "Bush" avant la lettre. Les titres répondaient à la loi du hasard, ils s'écrivaient sur le moment. Ca n'avait aucune espèce d'importance. Comme je l'ai répondu au magazine "Rolling Stone", qui voulait savoir qu'elle était ma musique. J'ai dit que je fait de "l'afro something", que je trouvais être une définition assez juste de ma musique. Et bien c'est resté après. C'est un genre en soi, repris dans d'autres colonnes. »

Il existe une évolution entre 1971 et 1975, des différences d'approche entre Paris et New York?

« Oui, déjà à l'écoute, tu perçois bien que les sensibilités des musiciens ne sont pas les mêmes. Un arrangement que tu donnes à des New-Yorkais ne sonnera pas pareil que le même avec des Français. Le langage, l'interprétation, et l'environnement ne sont pas les mêmes. La façon de jouer ensemble diffère. J'ai eu la même sensation quelques années plus tard en jouant avec des Jamaïcains et des Américains. 
Sur ces séances enregistrées à Paris, en 1971, les musiciens qui m'accompagnaient étaient ceux qui faisaient partie de mon groupe régulier, ce n'était pas un casting de circonstance. Il faut dire qu'à partir de 1967, j'ai été le premier à avoir un orchestre régulier pour la télévision, "Pulsations", une émission produite par Jesipe Legitimus, l'oncle de Pascal Legitimus. Il y avait du monde : Jacques Bolognesi, Ivan Julien, François Jeanneau.... La plupart de ces gars se retrouvent sur les bandes enregistrées à Paris, et tous pouvaient aussi bien jouer rythm'n'blues que jazz, ou latino. Et moi je joue pas mal d'instruments là-dessus : saxophone, marimba, vibraphone, piano, orgue... Tout comme ceux qui m'entourent en 75 à New York. Là encore, j'avais constitué un groupe régulier, mais il y a aussi sur des titres des invités de prestige comme Buster Williams et Cedar Walton sur "Lea's Love Theme". Il y a même Tony Williams. »

What Else ?


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Published by Audiocity - dans Jazz Fusion
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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:04

http://userserve-ak.last.fm/serve/252/2775146.jpg

Ce groupe encore quasiment inconnu en France est pourtant loin d'être novice en matière de funk, et donc de la maîtrise du groove qui lui sied si bien. Déjà 10 ans de carrière, et comme souvent ce sont les japonais qui, les premiers, ont eu l'oreille fine en ayant très vite su repérer le potentiel dévastateur de ce combo anglais animé par de furieuses intentions musicales. Après vérification j'ai d'ailleurs pu constater en l'état puisque je n'ai trouvé que très peu de liens internet en parlant, et encore moins dans les pages françaises (à ne pas confondre avec les 2 frères boulangers du même nom que l'on retrouve aussi sur le net en train de se filmer en cuisine).

Regrettable méprise ou manque flagrant de communication, toujours est-il que je n'en avais moi-même jamais entendu parler avant d'acheter par hasard et curiosité ce disque il y a plus d'un an. A l'époque je me souviens déjà avoir "pris un risque" en déboursant une certaine somme, mais lorsque je regarde les tarifs d'aujourd'hui je constate que leur notoriété n'est pas prévue pour tout de suite: une distribution au compte goutte et des galettes rendues presque introuvables font monter les prix de manière significative (à presque 50 euros le cd, je doute qu'il s'en vende beaucoup). Et pourtant les musiciens de The Baker Brothers sont bel et bien dans la place, comme l'atteste ce "live" enregistré au Jazz Café dans le quartier londonien de Camden en octobre 2004 lors de leur tournée européenne.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Uo4GnUHZL._SL500_AA300_.jpg

 Déjà les 3 vidéos bonus proposées en fin de disque captées lors de plusieurs sessions en 2003 au Cargo de Londres donnaient le ton: un son puissant assis sur de solides riffs de guitares et un jeu de basse à vous réveiller un mort. Pour ce très bon "In With The Out-Crowd" qui rejoue pour l'essentiel les titres de leur premier album "Ten Paces" sorti un an plus tôt, la formation évolue au cours de la soirée pour se voir rejoint par plusieurs cuivres allant chacun à tour de rôle de leurs vocalises. Une aubaine pour nous autres auditeurs; quand on entend ce dont sont déjà capables ses 3 principaux membres en ouverture de set, on ne peut que saliver à l'idée de les voir augmentés de souffleurs génétiquement préparés à vous faire transpirer. Oh rien de démesuré ni de démentiel dans tout cela, non, juste une idée du groove comme on n'en fait presque plus, simple comme les bonnes choses et franchement plaisant pour son côté assumé de ne pas vouloir trop en faire, au risque de ressembler à la masse uniforme de la plupart des productions du genre. Sans chercher à cacher leurs nombreuses inspirations qu'il serait dur d'ignorer, The Baker Brothers parvient à faire revivre une musique inspirée et clairvoyante comme il ne m'avait été donné d'écouter depuis longtemps, jouée dans la grande tradition des groupes d'antan, avec en point d'orgue le souci de se faire plaisir en produisant du bon son avant de chercher une éventuelle consécration qui, disons le, sonne souvent le glas de l'originalité.


Parfois proches du jazz dans les chorus ou les harmonies de claviers plus qu'en tonalité pure, extrêmement vivants, les morceaux de leur cru ne descendent que rarement sous les 120 bpm, autrement dit ne vous attendez pas à vous laisser aller à l'écoute de ballades ou de baisse de regime, ici il n'en est rien puisque tout est voué à la fête et à la danse, à la syncope et aux gimmicks. C'est donc avec un plaisir non dissimulé et bien réel que je vous fais part de ce billet qui, je l'espère (mais je n'en doute pas), saura vous régaler autant que je l'ai été.



Dan Baker (guitare, claviers, chant) - Richard Baker (batterie, samples, chant) - Chris Pedley (basse, guitare, chant), augmenté de John Gillies (sax ténor) - Ben Tompsett (sax alto et baryton) - Gilles Straw (trompette) - Steve Bray (percussions) - Nathan Johnson (chant) - Paul Yeung (sax ténor).
 
Je déclare le bal ouvert.....

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Published by Audiocity - dans Funk-Rock
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 10:57

 http://ecx.images-amazon.com/images/I/41QBRV09TZL._SL500_AA300_.jpg

 

 

A l'écoute de cet album funky gorgé de sample, difficile d'imaginer que le groupe qui produit cette musique puisse venir de Marseille. D'ailleurs, si les influences hip hop avaient été encore plus marquées, on aurait presque pu croire à un nouvel album du producteur californien Dj Shadow tant l'univers cinématographique est présent. Pourtant, Troublemakers, c'est Arnaud Taillefer, Lionel Corsini et Fred Berthet (ce dernier ayant quitté le groupe avant l'écriture de leur deuxième album "Express Way"). Tous les 3 ont produit ce disque dans leur home studio à la fin des années 90 avant d'inonder les labels américains de leur maquette fraichement réalisée (ils en ont contacté plus de 50). Beaucoup ne donneront jamais signe de vie, et ce sera finalement la maison de Chicago spécialisée en deep house classieuse Guidance qui les signera en 1999. Très attendu avant même sa sortie, cet album ne fera démentir personne et confirmera tous les espoirs de voir un groupe français gagner son titre de noblesse de l'autre côté de l'Atlantique. Le pari de parvenir à s'imposer chez eux était ambitieux, non pas que leur musique n'en ait pas la carrure (bien au contraire), mais force est de reconnaitre que rares sont les groupes qui réussissent à se faire une place dans ce milieu restreint et assez confidentiel de l'électro sophistiqué, qui plus est aux Etats-Unis, pays peu enclin par nature à s'intéresser à des productions étrangères.

Maniaques du sampling et collectionneurs avisés spécialisés dans les bandes originales de films de ces 30 dernières années (la pochette est plus qu'explicite), les Troublemakers ont fait une entrée fracassante en 2001 avec ce disque "Doubts & Convictions" que je vous invite à découvrir aujourd'hui. Puisant leur inspiration au travers du parcours de chacun de ses membres, les productions sont bien léchées et judicieusement orchestrées. Soulignons tout de même que ces trois-là ne sortent pas de nulle part et ont appris à malaxer les sons et les formes depuis quelques temps déjà. Fred Berthet, producteur parisien installé dans la cité phocéenne, travaillait déjà sous d'autres pseudos, comme Venus Attack ou South Fork. Arnaud Taillefer, photographe, étudie la musique électroacoustique au conservatoire et apporte sa touche BO 70's et hip-hop. Le troisième larron, Lionel Corsini, a.k.a DJ Oil, arrose Marseille de downtempo et de funk 70's depuis 15 ans, en plus de performances avec des musiciens jazz ou afro (pour info son album solo "Black Notes" est paru en juillet). Résultat, un mélange de l'esprit des 70's  auquel sont ajoutées des instrumentations live entre jazz et électro d'ambiance (claviers - guitares - sax - scratchs). Une association idéale et parfaitement gérée tout au long de l'album qu'eux mêmes qualifient avec humour de disque de piano bar.



Très soucieux de la qualité de leur travail et friands de belles mélodies, le perfectionnisme que s'impose ses membres est perceptible dès le premier morceau de l'album, "Street Preacher" (en écoute). Ce titre "patchwork" souligne assez bien le travail effectué par le groupe dans son esthétique bigarrée. Allant de surprise en surprise, on ne s'ennuie jamais et les découvertes vont bon train. Des interludes musicaux en guise de respiration ponctuent ce déferlement créatif d'une durée de 72 minutes (pour un premier essai, on peut dire qu'ils ne se sont pas moqués pas de nous), et l'on se laisse doucement bercer par cette variété de saveurs douces. Je vous le dis, ces gars-là ont tout pour vous plaire.

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Published by Audiocity - dans Electro
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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 08:57

http://obliqsound.com/image/press_material/jpg/johnellis/web-sized/johnellis3.jpg

 

 

A chaque fois que j'ai l'occasion d'acheter un album paru chez Fresh Sound, motion "New Talent", je cours. Ce fut déjà le cas pour les disques de Jeremy Udden et de Marlon Browden que j'ai découvert par hasard dans le bac à cd de mon revendeur de sons et que j'avais beaucoup appréciés, au point de vous en faire part ici. Et bien l'expérience John Ellis, qui signe avec "Roots, Branches & Leaves" son premier album en tant que leadeur, ne déroge pas à la règle de la bonne surprise inattendue. Les débuts plus que prometteurs de ce saxophoniste m'avaient déjà enthousiasmé lorsqu'il officiait avec le quartet de Charlie Hunter, et si depuis 10 ans les choses ont bien avancé pour lui, ce petit retour aux origines de ses inspirations me paraissait bien venu pour illustrer le ton qu'offre son répertoire "ouvert" et devrait, à coup sûr, vous satisfaire autant que moi.

Je ne m'attarderai pas sur le parcours de ce musicien que je vous laisserai le soin de découvrir grâce au lien ci-dessous; pas besoin non plus de pincettes ni de démonstrations douteuses pour vous parler d'une musique qui se passe à elle seule de toute explication contextuelle ou biographique pour la décrire. Il n'y a d'ailleurs nulle crainte à avoir à l'idée de vous essayer à un disque de jazz, si tel est votre cas, puisqu'ici tous les thèmes sont travaillés de la plus simple des manières, avec modernité et une idée du swing et de la composition très personnelle, mais qui reste jouée dans l'esprit de la tradition "post-bop".



Mais c'est surtout la grande qualité d'écriture qui séduit immédiatement. Le choix des mots et des notes, les arrangements, ou encore le "line-up" parfait et idéalement choisi s'impose immédiatement comme l'un des atouts majeurs du projet. Ajoutez à cela la pertinence du propos et un cheminement artistique subtil, tout cela constamment assis sur des mélodies empruntées au jazz ou à la musique folklorique américaine ("John Brown's Gun" et "Nowny Dream" en sont les 2 principaux exemples), et vous obtiendrez une oeuvre singulière fidèle aux intentions de l'auteur, capable sans aucun problème de vous séduire maintenant, et certainement pour longtemps.

A ranger en bonne place sur votre étagère.

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Published by Audiocity - dans Jazz contemporain
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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:04

http://www.cullyjazz.ch/typo3temp/pics/10fc836b2c.jpg

 

 

Les anglais de Get The Blessing ont tout pour "ratisser" large comme on dirait dans le jargon des majors: au moins 2 noms "bancables" à positionner en avant lors de la traditionnelle promo (Clive Deamer et Jim Barr, respectivement batteur et bassiste du groupe Portishead), un concept bien ficelé surfant sur un jazz-noïsy un rien punk, une image atypique et intrigante où chacun se cache le visage sous un sac plastique coloré en guise de présentation, un joli clip pour accompagner le single "OCDC", et enfin de bons relayeurs positionnés stratégiquement dans la presse spécialisée.

C'est ainsi qu'on fait du business aujourd'hui. La musique seule ne suffit plus à "générer" suffisamment de recette pour les investisseurs du milieu, alors on imagine un "package" commercialement viable image-son-vidéo. Le tout est estimé, calculé par de sombres experts afin de limiter les pertes au minimum tout en rentabilisant le produit au maximum. Aussi, dans ce contexte avouons-le médiocre, pourquoi le jazz n'aurait-il pas sa place parmi les autres prétendants à la réussite du chiffre et de l'image. Et, dans le cas de Get The Blessing, pourquoi ne pas utiliser toutes les ficelles du métier, aussi grossières soient-elles, pour se vendre à la manière d'une rock-star ou d'un artiste de tout autre calibre vanté par la loi des chiffres ou par le nombre de fans revendiqués sur facebook, plus que pour la qualité de son art. Le genre je me look, je travaille ma lumière et mon style, je fais parler moi, et j'inonde le marché en faisant croire au génie (pathétiquement viable). Moquerie préméditée ou volonté affirmée de jouer la carte de la singularité, ici je pencherai naturellement pour la 1ère option, car à y regarder de près, ce groupe n'a rien de "normé". Inutile de chercher plus loin les points communs entre ce que vous allez écouter maintenant et ce qu'il est convenu d'entendre habituellement. S'il a l'aspect vert luisant d'une pomme Granny Smith vendue sur un étal de supermarché, le contenu de ce "OCDC" ressemblerait plus à du Oddjob, Tonbruket, Soft Machine, Morphine, des noms que je n'ai pas l'habitude de côtoyer chez Carrefour et qui d'après moi ne sont pas prêts de s'y retrouver.


S'inspirant de la musique que jouait le quartet d'Ornette Coleman à la fin des années 50, les britanniques de GTB ambitionnent dès 1999 de s'essayer au difficile exercice du groupe jouant sans clavier. Voilà pour la petite histoire; sur le papier le rapprochement est envisageable mais dans les faits c'est moins net, et l'on constatera vite qu'on est tout de même loin du génie créatif dont faisait preuve le saxophoniste.

Une fois accepté le côté plus anecdotique que réaliste de la chose, on envisage cet album sous un autre angle, en commençant par oublier qu'il s'adresse en priorité à des "amateurs" de jazz. C'était déjà le cas des précédents disques, et de ce point de vue rien n'a changé. Si le parcours individuel des musiciens n'a rien de commun dans l'univers musical qu'ils abordent, leur musique n'a quant à elle rien de comparable avec les standards actuels et s'articule essentiellement autour du binôme basse-batterie dans un format assez conventionnel qui n'évolue pas vraiment au fil des thèmes abordés, les cuivres prenant tour à tour la parole sur des airs rocks souvent progressifs mais sans réelle "virtuosité" de leur part. Retour de bâton ou souhait partagé, toujours est-il que les morceaux ne se valent pas tous et qu'il arrive que l'on ressente assez nettement le manque de "technicité" du groupe, bien aidé pourtant dans le choix des arrangements qui a eux seuls valent qu'on s'intéresse à l'album, l'essentiel de son contenu étant souvent trop prévisible et trop construit à mon goût (ou bien l'ai-je déjà trop écouté).



Enfin, malgré toute la bonne volonté de GTB à vouloir s'inspirer du passé, j'ajoute que le choix de ne pas incorporer de clavier fait peser sur l'ensemble du disque une ambiance monotone et sombre qui pousse l'auditeur dans des retranchements proches du sentiment d'oppression, si bien que pour éviter l'énervement je préfère de loin l'écouter en plusieurs fois. Voilà pour mon expérience en la matière, tout en souhaitant que tout ceci n'ait pas les même effets sur votre comportement. Puisez dans le lecteur les preuves de ce que j'avance, et advienne que pourra.

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