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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 08:32

Nous sommes nombreux à penser que "There's A Riot Goin' On" reste le meilleur album réalisé par Sylvester Stewart, alias Sly Stone, du temps où lui et sa grande famille, The Family Stone, régnaient en maître sur la musique black produite au début des années 70 aux Etats-Unis. La tendance était alors au funk et au R&B (Funkadelic - James Brown - Ohio Players), et le peuple américain, soucieux pour certains d'en terminer avec la ségrégation raciale et encore secoués par les émeutes raciales survenues dans les années 60, s'ouvrait doucement à ce métissage créatif. Toutefois, Sly Stone fut un des rares artistes à participer activement à cette nouvelle utopie musicale, dès 1967, en proposant un groupe inter-racial formé de blancs et de noirs, ce qui en soit était déjà une petite révolution pour l'époque. Il affichait d'ailleurs sa différence en 1961 lorsqu'il rejoignit le groupe de soul The Viscaynes (une formation de doo-wop multi-ethniques), tout comme lorsqu'il décida de diffuser les disques des Beatles ou des Rolling Stone quelques années plus tard, du temps de son emploi de DJ pour la station radio soul locale, KSOL, à San Francisco. Voici les mots de Sly tirés du magazine Vibrations à propos de cette période: «Le groupe comprenait des filles, des mecs blancs, c'était un mélange entre les hommes, les femmes et les différentes races, et c'est comme ça que les choses doivent être. Je n'ai jamais pu me faire à ce genre de discrimination. Je voulais autant que possible que le groupe soit le reflet de l'âme des différents genres et des différentes couleurs de peau. Afin que le monde puisse voir des gens différents s'éclater sur scène, et que cela soit un exemple». Toutefois, il faut bien dire qu'excepté ce melting-pot fièrement affiché, dont d'ailleurs personne ne contestera l'avancé sociologique éclairée, et ce talent de compositeur génial admiré et imité par les plus prestigieux labels alors en place (Motown - Stax), l'histoire démontrera que les exemples à suivre n'auront pas toujours été appliqués par le chanteur, notamment lors de sa longue période de dépendance aux drogues dures (cocaïne et PCP, entre autres) qui le poussera dans une paranoïa délirante à la limite de la folie pure. Mais revenons plutôt sur les origines et la construction de ce groupe d'exception au psychédélisme communicatif.


http://media-1.web.britannica.com/eb-media/18/23018-004-9EF2D005.jpg


Il s'agit en fait d'une fusion entre 2 formations très proches, Sly And The Stoners d'une part (premier projet solo de Sly grâce auquel il fera la connaissance de la trompettiste Cynthia Robinson), et Freddie And The Stone Souls de l'autre (groupe monté par son frère, le guitariste Freddie Stone). The Sly And The Family Stone ne verra le jour qu'en 1967, bientôt rejoint par de jeunes musiciens amateurs, Larry Graham à la basse, Greg Errico à la batterie, et Jerry Martini au saxophone ténor. Notons que Sly est pour sa part un musicien de génie. Il jouait de tous les instruments depuis son plus jeune age et pouvait composer à lui seul la totalité d'un disque avant de laisser intervenir les autres musiciens. La notoriété n'interviendra vraiment qu'avec la sortie de leur 4e album, "Stand", en 1969. Il s'élève rapidement à la 22e place des charts américains et permet au groupe de participer au festival de Woodstock en 1969. Le public nombreux et enthousiaste découvre le gospel fiévreux et psychédélique de la famille Stone (ils sont maintenant 3 depuis l'arrivée de Rose Stone aux claviers et au chant). Il est presque 4 heures du matin et le groupe, sur fond d'évangiles, de guitare funky, et de basse lourde, fait sensation et reçoit une véritable ovation (l'album de ce concert est disponible). A présent plus que jamais populaire grâce à la publicité internationale d'un tel concert, cette époque marqua pourtant le début d'une détérioration au sein du groupe. Des tensions apparurent entre des membres, et la drogue prit le dessus sur le travail d'écriture et de production souhaité par la maison de disques. De mauvais conseils, un entourage malsain constitué de gangsters notoires et de rapaces en tous genres, l'annulation répétée de concerts, le report des sessions d'enregistrements, des conflits répétés avec son manager. Durant 2 ans Sly se détacha progressivement de tout ce qu'il avait construit et passa son temps enfermé chez lui, loin des studios et de la scène (Epic est même obligé de sortir une compilation pour faire patienter les fans qui se languissent de nouveautés. "Greatest Hits" décrochera tout de même la deuxième place du Top200 en 1970). Son addiction à la drogue était tellement importante que c'est son manager Jerry Goldstein qui, sur demande de Sly, s'occupait alors de gérer son argent, lui transférant toute responsabilité financière en échange d'un revenu régulier équivalent à un petit salaire mensuel, de peur que celui-ci ne craque tout dans la poudre (Sly portait systématiquement sur lui un étui de violon rempli de drogue). Goldstein devint même propriétaire du nom "Sly Stone", empêchant l'artiste de sortir quoi que ce soit sous son propre nom (même son assurance vie lui appartient). Aujourd'hui, Sly l'attaque en justice et lui demande de lui rembourser la coquette somme de 80 millions de dollars, car financièrement, les choses ne vont pas si bien que ça. Sly touche des allocations sociales et n'a pas d'argent pour engager un avocat dans la bataille contre Goldstein.




Pour l'heure nous sommes en 1971 et Sly And The Family Stone se remettent malgré tout à travailler. Le groupe revient finalement à la fin de l'année avec un nouveau single, "Family Affair", qui se retrouve rapidement sur la plus haute marche du Top100. "There’s a Riot Goin' On" (l'album dont il est question aujourd'hui), se classe directement à la première place des charts dès sa sortie en novembre 1971. En lieu et place de ce mélange de rock et de soul gai et radieux, représentatif de l'état d'esprit des 1960's, "There's a Riot Goin' On" sert au public une instrumentation toute en nuances, plus sombre et plus lent que sur "Stand", son précédent disque. Il programme toute la partie rythmique à l'aide d'une boîte à rythmes, avant que Gregg Errico ne prenne le relais lorsqu'il le jugeait nécessaire. Enregistré seul depuis son studio du quartier de Bel Air en Californie, l'album regorge de titres devenus de véritables "classiques" du genre ("Just Like A Baby", Family Affair", ou "Runnin' Away"). Une de ses caractéristiques importantes réside dans la qualité médiocre du son de l'album. Sly utilisait l'overdub pour composer ses morceaux et a inconsciemment sali les bandes originales à force d'effacer et de repasser plusieurs fois dessus pour y ajouter de nouveaux instruments. Il fera également appel à plusieurs de ses pairs musiciens tels que Billy Preston, Ike Turner, et Bobby Womack (même Miles Davis a pu assister à la réalisation de ce disque) qui interviendront sur quelques parties instrumentales additionnelles, mais l'essentiel de "There's A Riot Goin' On" provient bien de son inspiration créatrice.

Simplement prodigieux pour l'époque et pour la qualité du travail fourni, il me tardait de vous faire part de ce pan de la culture musicale américaine dont l'histoire plus que singulière garde les traces de ce passé mouvementé. Véritable personnage au même titre qu'un Hendrix ou qu'un Clinton, Sly a laissé avec son oeuvre une trace indélébile de son passage sur Terre. Ne reste plus qu'a attendre un éventuel retour de la star déchue du groove qui serait en ce moment même en train de préparer un nouvel opus.


« Les possibilités d'enregistrement se sont beaucoup améliorées. A l'époque, j'appréciais la façon dont les choses se passaient. Peu de choses ont changé dans la façon dont je travaille, mais c'est ce qui est disponible à l'heure actuelle qui a changé. L'enregistrement, ce n'est pas la partie difficile, c'est d'être certain d'avoir une bonne chanson, qu'elle soit finie. C'est de l'overdub, de l'overdub et encore de l'overdub ».


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Published by Audiocity - dans Funk-Rock
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