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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 10:21

http://node2.bbcimg.co.uk/iplayer/images/clip/p00nywvk_640_360.jpg 

 

United Nations croient que la température D'UN AUTRE: rayé costume et noeud papillon, chapeau légérement penché, le banjo en bandoulière; excentrique et décalé, CW Stoneking musicien interet uniques de l'ONU en fils genre Qui Marqués L'Année 2010 de fils bleus Rocailleux à la douce nostalgie Dérivée du fils des annees 20.

 

 

Australien de 37 ans vivant à Melbourne et fan inconditionnel de Robert Johnson, il écoute de musiques modernes PEU et pourrait être passant Pour Un vieux conservateur de l'esprit créatif de la musique produite avant-guerre sur le sol américain tante fils univers en interest imbibé , revendiquant fièrement Ne Pas Trouver son Compte DANS CE Qui se fel Aujourd'hui, Ce Qui explique Le Pourquoi du Commentaire il en arrivant non interest Concevoir CE de Type d'album Qui, au Osée de me repeter, interest non ovni du genre, Complètement atypique à l'ère du 21e siècle, versez Ne Pas terribles juin Véritable encyclopédie à Lui Tout Seul. Exercice doublement Réussi puisque le Rendu est la mesure des séances ambitions, bluffant de mimétisme et Parfaitement Concu, laissant Croire à la réédition d'Une vieille galette oubliée de plus de 80 ans de l 'âge de d'Plutôt qu'à l'ONU disque concu il ya SEULEMENT 4 ans (IL UNE débarque en France 2 ans, en plus de Tard).
 
 
Il s'agit d'Fait non bleus des origines Que l'sur pouvaient être situer à la frontière de la Nouvelle-Orléans du débuts du 20e siècle (Qui etait à l'origine de la Naissance du jazz Avant que l'extension DE fils ne le pousse jusqu »à New-York et Chicago), et des Sonorités créoles, africaines ous de généralement AINSI. Fabriqué à l'ancienne Dans Une église rebaptisée en Studio d'enregistrement à Fitzroy, CW Stoneking interest Accompagné de son fils fils «bande »fétiche, le klaxon Orchestre primitif, formation fantasque et pétillante Qui s'avère juin nouvelle foie à la hauteur de l 'Événement. L'immersion interest Totale et s'avèrera Très vite Efficace. Cerise sur le gâteau, la Formule ne tombe Jamais Dans Le pompeux ous le grotesque. réinventé Sur le fil, "Jungle Blues" MAIS NE dénaturer Pas, Comme une relecture de l'Histoire Jusqu'a fr Arrêter Le Temps. Quoi qu'il en Soit, IL interet non Hommage bel un à Bien La discothèque de ranger en lieu Sûr DANS, sans hésitation.
 
http://ecx.images-amazon.com/images/I/51jcYbxudWL._SL500_AA300_.jpg
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 13:26

http://userserve-ak.last.fm/serve/500/75468128/Heritage+Blues+Orchestra+HeritageBluesOrchestraHRPhoto2.jpg       

 

Avec sa fille Chaney au chant et le guitariste et chanteur Junior Mack, une section de cuivres toute en inventivité dirigée par Bruno Wilhelm, Kenny Smith aux drums et Vincent Bucher à l'harmonica, Bill Sims Jr, patriarche généreux que l'Europe découvrait grâce au documentaire "An American Love Story" diffusé chez nous par Arte alors que sa carrière repartait de plus belle après un temps d'errance créative à se demander quels chemins artistiques emprunter, a su dessiner l'un des disques de blues les plus réjouissants de l'année, en famille et en bonne place pour succéder au non moins réussi "Deeper In The Well" d'Eric Bibb que je vous faisais partager il y a quelques temps. Finies la musique d'avant-garde et les expérimentations personnelles, et place à la tradition avec une idée claire et sans ambage: interpréter avec l'aide de son ami Junior Mack l'éventail complet de la musique afro-américaine, rien que ça.


« De la musique des champs de coton au gospel, du blues en passant par le jazz, faire une formation universelle qui rassemble toutes les influences de la musique américaine ».

Il en est convaincu, la réunion de tous ces talents devrait être magique. On ne doutera d'ailleurs pas longtemps de la pertinence de ses intentions, puisque dès l'écoute du premier titre "Clarksdale Moan" l'immersion est totale, et jusqu'au traditionnel "Hard Times" en plage 12, magnifiquement arrangé, qui clôture l'album d'un subtil mélange de voix, de guitare, et de cuivres. C'est un disque plein qu'on ne mettra pas longtemps à adopter définitivement pour la qualité de ces morceaux, l'intelligence des choix d'écriture, ou encore la progression sinusoïdale parfaite de chaque titre nous permettant un voyage culturel de premier ordre sur la terre de leurs ancêtres.

Un patrimoine assumé, une généalogie respectée. "And Still I Rise" s'affiche déjà comme un classique du genre à consommer sans modération.


http://ecx.images-amazon.com/images/I/51jUJtDyUiL._SL500_AA280_.jpg
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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 18:29

http://www.qobuz.com/blogs/jeanbaptistemillot/files/2012/03/Eric-Bibb_JBM-1968-cJean-Baptiste-Millot.jpg

 

 

Petit conseil d'ami si toutefois l'idée vous venait de tenter une approche de l'oeuvre de Eric Bibb. Jetez-vous sur son dernier disque, celui dont je vous parle aujourd'hui. Que vous soyez amateur de blues ou pas peu importe, je suis certain que "Deeper In The Well" saura vous séduire. Pour ma part je l'ai découvert un peu par hasard avec la diffusion sur les ondes de son single "Bayou Belle" et les encouragements du programmateur à écouter l'album. Ne me fiant qu'à mon instinct je l'ai donc acheté (risques réduits au maximum après cette première prise de pouls plus que concluante). Quatre mois après je ne regrette vraiment pas mon "modeste" investissement que j'ai depuis poussé à faire des petits en incitant quelques amis tout aussi charmés que moi à faire de même, sans autre explication de texte que ce qu'ils venaient d'entendre (What else?).

Pour moi qui ne connais finalement pas grand chose de l'histoire du blues, Eric Bibb n'aura pas eu besoin de me faire un dessin. "Deeper In The Well", dans le choix de ses compositions-arrangements-musiciens, reprend 50 ans d'histoire de cette musique sans aucun complexe, et de la plus belle des manières. Tout y passe, ou presque. Comme l'ont déjà écrit certains sur leur blog respectif, ici ou , cet album s'inspire d'un panel de toute la musique blues de Louisianne et des différents courants musicaux qui l'ont traversée (américana, cajun, country-folk).
 
"Ainsi rassemblés dans le superbe climat du bayou, nous sept, frères de diverses couleurs, sommes venus enregistrer cette célébration de notre héritage culturel commun : « Deeper In The Well »."   Eric Bibb.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61cZgEaqP3L._SL500_AA280_.jpg

Le style est ici allégé et peu sophistiqué, débarrassé du superflu créatif mais néanmoins très professionnel (assurément). Il va droit à l'essentiel dans l'hommage qu'il défend. Un hommage populaire que l'on imaginerait facilement joué entre amis au coin d'une rue de la Nouvelle-Orléans, chacun participant à la célébration de ce moment intime et délicat du son d'un banjo, d'un harmonica, triangle, cajun, violon, tambourin, accordéon ou mandoline (je n'ai pas croisé de guimbarde), le sourire en plus. Le rendu donne d'ailleurs plus l'impression d'un boeuf enregistré "sur le pouce" que d'un disque produit pour la vente. Finalement, il faut reconnaitre que ce projet a un côté simpliste qui n'est pas pour déplaire, bien au contraire. C'est d'ailleurs en partie son atout charme en plus de sa variété de timbres, de couleurs, et de son excellente programmation.

Beaucoup de fans disent de "Deeper In The Well" qu'il est l'un des plus beaux albums écris par Eric Bibb depuis longtemps. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'est pas prêt de se démoder, alors un conseil, croquez dedans sans attendre et savourez ce moment.



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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 08:50

 

 

Dr John (Malcolm John "Mac" Rebennack, Jr ) est de ces hommes intègres et vrais, totalement impliqué dans la création de ses oeuvres et toujours fidèle à l'imagerie historique et sociale de la musique blues qu'il chante depuis plus de 40 ans.


 Originaire de la Nouvelle Orléans, cette ville incontournable qui l'a forgé et préparé à devenir musicien depuis son plus jeune âge (à 12 ans le gamin tapait déjà des boeufs dans des clubs de la région), il n'a depuis jamais cessé de tenter de faire revivre l'esprit singulier et tellement unique de cette ville qui l'a vu naître en 1940 et dans laquelle jouaient alors tous les maitres du genre. C'est donc d'abord comme clandestin que le jeune Malcolm pénètre dans les clubs, fasciné par les stars qui s'y produisent tels que le pianiste Professor Longhair ou Frankie Ford et les Thunderbirds. Il sera très vite accepté et pendra vite part à des sessions d'enregistrements pour de nombreux musiciens locaux ainsi que pour quelques petites maisons de productions. D'abord guitariste, il sera finalement contraint de revenir au piano (son instrument de prédilection) à la suite d'une altercation à l'arme à feu dans laquelle il perd un doigt de la main gauche en tentant de protéger son ami, le claviériste Ronnie Barron, qu'un déséquilibré avait tenté d'assassiner à la sortie d'un motel de Jacksonville. Quelques opérations chirurgicales plus tard (une greffe d'annulaire réussie) il finit par déménager à Los Angeles afin d'y dégoter de nouveaux contrats avant d'adopter, au milieu des années 60, son désormais légendaire surnom de Dr John (repris du nom d'un médecin vaudou de la Louisanne qui exerçait au 19e siècle).


http://media.al.com/live/photo/dr-johnjpg-4b8ba6efdca40ccc.jpg


C'est à cette époque qu'il impose son style et son art. Il marque notamment les esprit lors de ses concerts avec un son et une mise en scène très novateurs mêlant la sueur des cérémonies vaudou au folklore du rythm and blues de Louisianne, le tout marqué d'une touche de psychédélisme due, en grande partie, à un grand sens de la composition, mais aussi, disons-le, à des prises de drogues très importantes, ce qui lui aura certainement permis de se révéler au-delà de ses intuitions (un débat à part et largement ouvert mais que je ne saurais expliquer autrement pour définir les capacités de certains à se transcender dans leur art).


"Gumbo", l'album dont il est question aujourd'hui, est le 5e de son oeuvre et a été enregistré en 1972 chez la firme Atco (un sous-label d'Atlantic). L'idée de Dr John est ici de rendre hommage à ce qui l'a construit, autrement dit à l'âme de la Nouvelle Orléans, en reprenant des thèmes bien connus qui étaient joués dans les années 40 et 50. Il puise dans ses souvenirs les thèmes qui l'ont marqué (lui et tant d'autres), et les réadapte 30 ans plus tard à la sauce "Night Tripper" (autre surnom de l'époque). « En 1972, j'ai enregistré Gumbo, un album hommage et également mon interprétation de la musique avec laquelle j'avais grandi à la Nouvelle-Orléans. J'ai essayé d'immiscer dans cet album tous les changements caractéristiques de cette musique, tout en y ajoutant mes propres ingrédients funky au piano ou à la guitare ».

 
Moins théatraux que ses précédents disques ("Gris Gris" en tête), les 12 titres de "Gumbo" sont surtout savamment orchestrés et nous plongent dans les nuits chaudes et bouillonnantes des bayous de Louisianne de la plus généreuse des manières. Il est aussi moins propice au mysticisme régional (même si l'esprit ne l'a jamais vraiment quitté), car il s'agit bien de parvenir à nous faire ressentir l'atmosphère de mardi gras joviale et festive qui y régnait à cette époque. Le pari est bien sur plus que convaincant et ce disque figure, inutile de vous le dire, parmi les plus réussis de l'artiste.


Maintenant que le décor est planté vous savez à quoi vous attendre, et si vous ne connaissiez pas encore ce personnage incontournable, alors appréciez donc ces moments de groove "noir" à la voix blanche et dites-vous bien qu'il en existe peu de semblables.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 07:39

 

 

A première vue, Donovan Frankenreiter n'a rien pour plaire (au moins aux hommes). Blond, beau gosse, champion de surf sponsorisé par une grande marque depuis ses 13 ans, et pour couronner le tout, chanteur et guitariste de blues/rock ayant déjà sorti 2 albums et un EP (rien que ça).

En fait, c'est sa femme qui, la première, le pousse à enregistrer ses chansons et à les jouer sur scène. Ca tombe bien, il a déjà un petit répertoire et décide alors de contacter son ami de longue date, le chanteur et réalisateur Jack Johnson (surfeur comme lui), qu'il connait depuis longtemps, et qui va l'aider à réaliser son souhait. Chose faite en 2005, à 33 ans, avec son premier album éponyme dont il accompagne la sortie par

une grande tournée mondiale. Cette tournée s’achèvera à la fin de la même année par un concert dans les mythiques studios d’Abbey Road (là où les Beatles ont enregistré le White Album).

Move By Yourself, l'album que j'ai choisi de vous faire partager, est dans la droite lignée de ce qu'il avait déjà entrepris un an plus tôt. 11 morceaux, plus 3 titres bonus pour un total d'un peu plus de 56 minutes. La sonorité du disque transporte inévitablement l'auditeur sur les plages de sable fin californiennes. Des titres courts sur une base de riff de guitare ou de clavier funky, voire plus soul, et le tour est joué. Le soleil, la plage, tout y est. La voix caractéristique de Donovan distille des balades très propres et sans grandes difficultés, musicalement très facile, comportant peu d'arrangements créatifs si ce ne sont des choses connues, voir attendues. Pourtant, malgré ce manque de singularité flagrante, je ne parviens pas à trouver de réels défauts à ce disque (peut-être certaines gammes ou certains accords que l'on retrouvent un peu trop souvent). Sans doute est-ce dû à la morosité et à la froideur environnantes des grandes villes, ou peut être à mon côté fleur bleue, mais le fait est que ses morceaux, en les écoutant avec parcimonie et de manière espacée (pour eviter un gavage tout de même possible), peuvent être de vrais antidépresseurs, comme ce "That's Too Bad" que je vous laisse en écoute.


http://www.charlestoncitypaper.com/binary/b5bf/DonavonFrankenreiter2010.15_resized.jpg


Pour faire simple, une fois laissés de côté les clichés stéréotypés du genre (le surfeur blondinet qui se met à la chanson), et après avoir considéré l'exercice, non pas comme une tentative tendant à révolutionner la musique, actuelle mais simplement comme un délire de hippie branché, touche-à-tout, plutôt talentueux, et qui se fait plaisir en profitant au maximum de ce que la vie lui offre, on se laisse très facilement emporté par ce flot marin et ensoleillé. Pour tout cela, pour cette simplicité loyale et ce côté "sans prétention" de celui qui ne cherche pas à se faire passer pour ce qu'il n'est pas, je pense que ce disque vaut le coup et qu'il tiendra sur la longueur (en tous cas pour moi qui l'ai depuis 3 ans, et je l'écoute toujours avec beaucoup de plaisir).


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