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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:09

      http://4.bp.blogspot.com/-4BYLMjsZmQw/ThXGN9YZDZI/AAAAAAAAEK0/-iFgutss74c/s1600/burning_spear.jpg

 

L'album débute avec le titre "Hail H.I.M." (je le salue Lui), prière adressée au Tout Puissant qu'il entonne de sa voix rauque et reconnaissable entre toutes. Ces 4 minutes d'ouverture suffisent à comprendre que Winston Rodney, alias Burning Spear (le javelot enflammé) a mis tout son coeur dans la conception de ce disque enregistré en 1980 au studio Tuff Gong de Kingston, en Jamaïque. Fidèle à son image d'homme sage enraciné dans les traditions culturelles et religieuses de son pays, Winston continue avec ce disque de puiser largement son inspiration dans la spiritualité et les thèmes rastas, mais aussi en dénonçant comme toujours la condition des noirs dans des textes forts délivrés depuis maintenant plus de 40 ans. Jamais affaibli, et ce malgré les nombreux déboires financiers causés par ses différents producteurs qui, comme ce fut malheureusement souvent le cas s'agissant de la musique reggae (mais pas seulement), étaient plus soucieux de travailler pour leur enrichissement personnel plutôt que pour la reconnaissance tout aussi méritée (et donc payée) des artistes dont ils étaient chargés de s'occuper, il s'est malgré tout accroché toute sa vie et n'a jamais baissé les bras, préférant le travail de la musique à l'ordonnance juridique, au point de devoir attendre le début des années 2000 (soit 31 ans après l'écriture de son premier album "Door Peep"), pour enfin pouvoir toucher aux fruits de son travail et obtenir une juste réparation des choses, grâce notamment à son nouveau statut d'artiste-producteur.

Voici ce qu'il nous en dit lors d'une interview datant de 2005: « Je suis là depuis un long moment, depuis 1969, et j'ai travaillé avec des producteurs véreux, des promoteurs véreux, des maisons de disques véreuses… Ce n'est que dans les années 90 que j'ai commencé à me nourrir du travail que je faisais depuis 1969 ! Beaucoup d'années se sont écoulées avant que je puisse récolter les fruits de mon travail. Mais tu sais quoi ? Je me suis élevé, avec ma confiance en moi et mes capacités… Just keep on moving… Il n'est pas question que je m'éloigne de cette musique, pas plus que je ne la donnerai à quiconque. Je ne vais appeler personne, ni leur demander un prêt ».




Mais pour l'heure nous sommes en 1980. Accompagné d'une partie des musiciens de Marley (Aston "Family Man" Barrett à la basse, Junior Marvin à la guitare, et enfin Tyrone Downie et Earl "Wire" Lindo aux claviers) en plus de quelques cuivres typiques de la musique de W.Rodney (Bobby Ellis, Herman Marquis, Egbert Evans), et de son fidèle batteur Nelson Miller, "Hail H.I.M. s'inscrit parfaitement dans la lignée des précédents albums de Burning Spear. Un son "roots" très prononcé dominé par le traditionnel binôme basse-batterie à la rondeur douce et familière. Pour tout dire cela faisait un moment que je ne l'avais pas réécouté. L'occasion d'écrire cet article et de vous en faire partager quelques échantillons m'aura permis de me replonger dans l'univers de ce chanteur et de me remémorer l'enthousiasme avec lequel je dévorais ses disques durant ma jeunesse. Et si le temps a passé, il n'aura pas altéré la qualité indéniable que je lui reconnais encore aujourd'hui. Tout y est parfaitement traditionnel et très bien interprété. On ne peut finalement que regretter que l'album ne dure pas plus longtemps (38 minutes). Néanmoins il recèle quelques morceaux officiant comme de véritables "classiques" du genre ("Hail H.I.M." - "African Teacher" - "Cry Blood Africans") et devrait aussi bien contenter les puristes que les novices à la recherche des perles fondatrices de ce mouvement. Quant aux autres, tout ceux qui considèrent avec peu d'intérêt la musique reggae, estimant sans doute un peu trop répétitive sa construction et son manque d'originalité substantielle (ce qui est tout à fait concevable), je doute que vous trouviez dans ce disque de quoi vous satisfaire. Avis aux amateurs.

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 08:07

http://myrebirth.fr/files/fat-freddys-drop-4.jpg

 

Véritables célébrités en Nouvelle-Zélande, les membres de Fat Freddy's Drop sont là-bas aussi connus et repectés que le sont les stars du ballon oval, le haka en moins. Ce septet reggae aux influences jazz et néo-soul tourne sur leur île depuis déjà 10 ans et se sont forgés une solide réputation d'ambianceurs de dancefloor. En Europe, c'est Gilles Peterson qui les remarque pour la première fois grâce à leur morceau "Hope" extrait de leur EP intitulé Hope For A Generation sorti en 2003. Il le diffuse durant son émission Worldwide et le succès est immédiat. Il faut dire que ce titre pour le moins étonnant (en écoute plus haut) est un subtil mélange de soul mélodieuse parsemé de guitares, de claviers, et de cuivres chauds et harmonieux 100% reggae sur lesquel se pose à merveille le chanteur à la voix douce Dallas Tamaira, allias Joe Dukie.

A la 2e minute (plus de 9 minutes en tout qui finissent par un dub des familles), une solide rythmique programmée, lourde et entrainante à souhait achève de nous satisfaire et signe par la même la marque de fabrique unique et pour le moins original de ce groupe inventif et insouciant. Les auditeurs du vieux continents savent maintenant à quoi s'attendre mais devront néanmoins patienter 2 années de plus avant que Radio Nova ne prenne le relai et que ne parraisse leur très réussi premier album officiel, celui dont il est question maintenant, "Based On A True Story".




Formé de Joe Dukie (Dallas Tamaira) : chant, Tony Chang (Toby Laing) : trompette, Jetlag Johnson (Tehimana Kerr) : guitare, Dobie Blaze (Iain Gordon) : claviers, DJ Fitchie (Chris Faiumu) : programmation MPC, Hopepa (Joe Lindsay) : trombone, Fulla Flash (Warryn Maxwell) : sax, plus de nombreux invités chanteurs (Hollie Smith sur "Hope", Deva Mahal sur "Wondering Name"), ou rappeurs (Ladi 6 et P.Digss sur "Roady"), on comprend vite l'étendu des possibilités artistiques tout comme les oportunités créatrices réalisables par les membres du FFD Crew. Ils saisissent l'occasion pour organiser un florilège de saveurs variées et digestes tout au long de l'album et n'hésiteront pas à user de toutes leurs influences pour offrir au public et aux fans un panaché d'écriture coloré et très soigné alliant la modernité de production à la beauté des mélodies. Enregistré exclusivement dans le studio de bord de mer de Dj Fitchie baptisé The Drop, le groupe dit s'y sentir coupé de la pression du monde exterieur et y passera 18 mois à concevoir les compositions de leur premier essai. Résultat,  un mix terriblement efficace sur la totalité des 11 titres que comptent l'album, soit plus de 70 minutes de plaisirs contrastés qui prouvent, s'il en était besoin, que le groupe se moque du formatage en règle établi par un marché capricieux qui ne propose que des morceaux formats radio n'éccédant pas les 4 minutes. Heureusement, les mélomanes attentifs, savent eux, se montrer compréhensifs et enthousiastes lorsqu'il s'agit d'encourager les talents créatifs, et porteront bien vite un grand respect pour cette production ovniesque.


Succès garanti et tout à fait mérité, ce disque remporte la récompense de "l'album de l'année" 2005 décerné par plus de 20 000 auditeurs de la radio britannique BBC1. Cette même année, ils dominent les New Zealand Music Awards (l'équivalent de nos victoires de la musique), recevant une récompense dans toutes les catégories pour lesquelles ils étaient nommés : meilleur groupe, meilleur album, meilleur album roots néo-zélandais, et le choix du public. Un palmares à la hauteur de ce qu'ils proposent et qui n'a pas fini de s'étoffer tant leur plaisir de jouer ensemble est perceptible.

Depuis, suite au départ Fulla Flash, FFD a du se trouver un nouveau sax mais continue de chanter partout à travers le monde et sur toutes les scènes du globe (leur plus grande force). L'accueil chaleureux du public est toujours au rendez-vous, et le sera sans doute encore pour longtemps.


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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 07:40

 

 

Cette compilation a été publiée en 1995 par Island Records, et regroupe 3 périodes musicales pour le tromboniste jamaïcan Rico Rodriguez, de son vrai nom Emmanuel Rodriguez, Rico pour les intimes.

Tout comme Augustus Pablo ou Sly Dunbar, il fait partie de ces instrumentistes jamaïquains à avoir consacrer son oeuvre à ne faire que des morceaux instrumentaux pour lui-même, mais aussi très souvent pour de nombreux autres artistes. On ne compte d'ailleurs plus toutes les fois où son nom apparait dans les crédits des disques de reggae.


http://getfile6.posterous.com/getfile/files.posterous.com/bassmusic/sZbwFaIaIKAcDDFrF4Cw2I5Lgj2KA68vYLLahCLZKX0gerDIiBUUrXmH9yue/rico-rodriguez.jpg.scaled.500.jpg


Il nait en 1934 et débute le trombone dans les années 50 au côté du célèbre guitariste de l'île, Ernest Ranglin, avant de partir jouer, comme bon nombre de musiciens jamaïquains de l'époque, en Grande-Bretagne, s'y établissant presque définitivement, et ne retournant en Jamaïque qu'en 1976, mais en simple touriste nostalgique. Suivra dès son retour la même année cette période pendant laquelle il commence à enregistrer ses premiers albums solos, notamment le premier et très bon Man From Wareika, produit par Chris Blackwell en 1976, et dont le titre en écoute en est extrait.

Sur cette compilation de 14 titres, 10 ont été ecrits entre 1976 et 1979, 2 en 1995, et 2 dont je ne peux rien vous dire ("Far East" et "No Politician"), parce qu'ils n'apparaissent pas sur les mentions du disque (je peux quand même certifier que ce ne sont pas les plus réussis). Malgré tout le plus gros de l'album a été enregistré pendant une des plus belles périodes de ce que pouvait proposer la musique reggae, tant en Angleterre qu'en Jamaïque. On est bien là en plein dans le roots classique. Des riffs de cuivres bien chauds sur des rythmiques aux rimshots pas trop appuyés, juste assez pour laisser s'exprimer la basse, qui vient s'ajouter à l'ensemble et apporter rondeur et velouté, tellement essentielle pour l'union sacrée d'un bon son reggae.

L'exercice de style n'est pas facile. S'attaquer uniquement à des instrumentaux ne paraît pas être forcement le meilleur choix à faire, surtout dans le reggae, musique fondée sur les percus et les chants, et dont les gens ne retiendront avant tout, et ce dès 1970, que les nombreux gimmiks ou mélodies d'un Marley ou d'un Winston Rodney.

Rares sont les musiciens ayant réussi comme lui à réunir le juste nécessaire pour pouvoir se faire plaisir, mais aussi pour que l'auditeur puisse y trouver son compte.

A vous de voir maintenant si le style vous en dit. En écoute sur Musicme, ici .


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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 07:59

 

 

Je vous propose aujourd'hui un retour aux sources et aux traditions avec cette très bonne compilation de dub jamaicain réalisée par Scientist (de son vrai nom Overtone Brown) alors qu'il n'a même pas 20 ans et qu'il s'essaye aux nouvelles machines dont dispose le Tubby's Studio de Kingston.

Initié par le King lui-même dès 1978, il expérimente beaucoup et finit par découvrir de nouvelles sonorités et de nouveaux effets jamais employés jusqu'alors. Souvent due au plus grand des hasards et relevant plus de l'accident que d'une vraie connaissance d'ingénierie, cette technique ouvre la voix à un dub d'un genre nouveau et singulier qu'il est alors le seul à maitriser et dont raffole Tubby.


http://userserve-ak.last.fm/serve/_/54109811/Dub+In+The+Roots+Tradition+scientist_dubinther_101b.jpg


Si ses premiers albums ne sortent qu'en 1980, grâce notamment au producteur "

Entre 1976 et 1979, Scientist est sous la coupe du producteur "Errol 'Don' Mais" qui décèle rapidement son potentiel créatif en lui faisant enregistrer de nombreux morceaux issus de différents groupes et dont les bandes resteront inutilisées pendant près de 20 ans. Ce n'est qu'en 1996 que seront publiés ces morceaux grâce à la bonne idée d'un label spécialisé, Roots Tradition.

Sous forme de compilation, on y retrouve 15 titres joués par Soul Syndicate et par Roots Radics. L'idée du label de publier les prémisses de l'oeuvre naissante de ce génie du mix s'avère judicieuse et payante. Une vraie réussite pour les amoureux du son dub bien roots et pas encore mercantile des années 70.

Vous êtes sceptiques? Les extraits que je vous soumets devraient suffire à vous faire une idée de ce dont était capable le gamin entre 16 et 19 ans. Simplement grand.

Henry 'Junjo' Lawes", ses premiers essais à la console datent pourtant bien de 1976. Il n'a alors que 16 ans et profite de ses fins de journées passées à réparer les radios et les télévisions avec son père pour se détendre au Tubby's studio. Il peauffine son jeu et sa technique avec l'accord du maître des lieu qui l'encourage à persévérer.

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