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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 11:08

 

Paru un an après sa sortie officielle sur les terres canadiennes, il aura fallu attendre 2013 pour que le premier album de Half Moon Run soit disponible chez nous, et encore 2014 pour que je le découvre un peu par hasard sur les pages de la blogothèque alors que, comme il m'arrive de le faire de temps à autres, je survolais la fameuse rubrique dite des "concerts à emporter" dans l'espoir d'y trouver quelques jeunes groupes prometteurs. Full Circle m'est donc tombé dessus sans que je m'y attende vraiment, saisi par les harmonies vocales, la construction rythmique et les envolées de guitares du quatuor; impossible dès lors de faire sans.


"Dark Eyes" est à l'image de leur single Full Circle : riche, addictif, sans ostentation ou démesure artistique, jouant des délices simples d'une nature invariablement très influencée que l'on repérera assez aisément, mais pour autant jamais "facile" ou "surjoué" dans sa conception globale, les arrangements et la réalisation étant pour beaucoup dans cette impression de fraîcheur. On ne pourra néanmoins s'empêcher de penser à Ramona Falls ou Menomena (pour la construction presque séquencée des morceaux et le choix de l'utilisation de l'overdub), Vampire Weekend (pour certaines trames rythmiques et les couleurs de claviers), Jeef Buckley (la voix critalline de Devon Portielje... somptueuse) , Patrick Watson (harmonies harmonies), ou encore Radiohead pour les apports de l'électronique embarquée; une bien belle brochette en somme. Seul le titre "Nerve" pêche vraiment par son côté "boys band", un peu perdu au milieu du reste bien qu'en dixième position, ne méritant pas de s'y attarder trop longtemps (faute de goût ? chacun jugera).

 
On essayait juste de se débrouiller seuls. On a commencé à travailler en Colombie- Britannique, d’où on vient, puis on est retournés à Montréal. On bossait la journée, des jobs pénibles, puis on filait directement au studio, où on planchait toute la nuit. Ça recommençait le lendemain. C’était épuisant, et très long, car tout était neuf pour nous.


Après plus de 200 concerts joués pour la seule année 2013 et la consécration au Québec, on comprend mieux qu'il ne soit pas prévu pour ces jeunes gens talentueux de s'arrêter de sitôt; peut être le début d'une carrière prometteuse.

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 13:01

 

Rêve pop américaine. Voilà Semble t-il Le Terme à UTILISER verser qualificatif de la musique Gem Club, groupe minimaliste Originaire de Boston composent principalement de Christopher Barnes et Kristen Drymala.
 
J'en apprends Tous Les Jours Sur le Sens des intitulés Qué Les fans tentent d'associer à Leur musique Préférée, exercice Qué certains poussent A la limite de l'exagération, le Jouant AINSI souvent de la symbolique excessive sur le Rendu général Plutôt Qué sur la première impression Perçue, malheureusement souvent Bien, plus terre à terre. Beaucoup prennent Verser CELA non malin plaisir à AJOUTER TOUTES Sortes de Termes encense évoquer l'univers artistique de l'artiste ous du groupe qu'ils défendent, Avec Parfois le Osée de tomber, redingote concernant la musique électronique, ous, plus généralement alternatif ( Terme fourre-tout Bien Pratique), Dans des considérations esthetiques-aux qualificatifs, plus DOUTEUX Qué Réalistes (J'ai déjà-lu des trucs du genre: IDM - industrie - downtempo - drone, rappel ous: Techno - ambiant - l'Enregistrement de domaine -. pépin, Tout ça versez definir le type de d'album non Un vrai labyrinthe de connaisseur Qui demanderait Presque à Lui Seul non Décodeur Dernière génération Verser en déchiffrer le message de de ...). Maïs qu'importe. Personnellement je prefere en sourire, et tant pis Versez Le Caractère serieux DE CES QUELQUES appellations Qué bloggeurs paraissent Vouloir defendre fr Fabriquant des CAS musicales sur mesure Dignes d'ouvrage non fantastique. Après Tout ILS se font plaisir, et C'EST Bien là L'Essentiel (sur en interest Tous rendus au meme moment de polo N'Est-ce?). Toujours est-il au Québec ce foie-ci, concernant le disque d'aujourd'hui, CE "Breakers" de 2011, je ne me perdrai Pas Bien Longtemps à chercher CE Que Tout CELA pouvait Recouvrir. "Dream pop américaine", 3 mots Qui se trouvent de Dans Mon Dictionnaire, et POUR UNE FOIS compréhensibles de, redingote versez Quelqu'un Comme Moi Qui suis novice en la Matière. L'évocation du rêve se trouvant mêlée à la pop de l'ONU, le Tout-en provenance des Etats-Unis. Ok, j'y suis.
 
D'Ailleurs en écoutant Tout ça en plus de près de, je reconnais Qué Les Termes s'accordent Parfaitement Avec l'atmosphère qui-s'en Dégage et définissent Assez Bien l'univers de Gem Club: juin Sorte de "rêve pop américaine" (Fait), minimaliste à l'extrême, intimiste, harmonieuse, écrite Avec simplicité, et Que l'sur pouvaient être facilement intercaller Entre des senteurs de Perfume Genius et de King Creosote , Avec Comme l'esprit l'Exige ni, plus ni Moins que 1 de piano Et 4 accords, QUELQUES notes de violoncelle en guise de surlignage mélodique, des chansons chuchotées sur des airs mélancoliques, et Pour aller au bout de ma pensée, moments by L'Impression de Se faire sérieusement chier tantes Le Vide et Le Désespoir SONT Importants. Les morceaux se ressemblent tous, same tempo, meme lenteur, meme lassitude, meme tristesse. POURTANT j'apprécie ce disque Qui, je DOI le reconnaitre FUT, en plus de d'heureuse redécouverte juin, l'occasion de verser moi le ressortir de fils tiroir en vue de this chronique. Verser honnête être, je ne l'avais Pas réécouté DEPUIS des mois, Ayant same fini par Oublier qu'il faisait party de ma discothèque. Maïs l'automne Aidant (texte Écrit le 11 octobre 2012), la grisaille et le crachin, La luminosite fuyant Chaque Jour PEU des Nations Unies ainsi que les Mines, fermees, Les Froids concerne, Autant d''éléments qu'il serait vain de Ne Pas Laisser Avec s'accorder this musique faité versez EUX, SI Bien Que J'ai fini par succomber à fils charme subtil de l'ONU air du temps Qui passe. Attention cependant de Bien Choisir celui ous Celle Avec Qui Vous le partagerez. Ce disque TIENT Beaucoup d'une »agitation" dépressif ET NE DoIt Pas Se trouver la DANS Toutes-Les Mains (Vous voilà prévenus). Les 38 minutes qu'il Contient paraissent juin éternité, et versez Le Reste, à vous de voir. 
 
 
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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 19:12

 

 

 

"The Gravedigger's Song" plante le décor du nouvel album de Mark Lanegan sorti au début de l'année. Au choix : boîtes à rythmes, boucles de guitares sur lit de vapeurs "blues", nappes en tous genres, orchestrations majestueusement délurées mariant l'électrique et le synthétique, présence de volutes de souffre et de sombres présages, textures engluées dans la noirceur d'un corpus littéraire et scientifique singulier; de toutes façons on plonge et on ne ressort plus de ce "Blues Funeral" aux allures de corbillard inarrêtable, trop heureux de s'y sentir à l'aise et de suivre son allure le temps d'une heure passée en sa présence. Et une fois terminé, on recommence, parce que les tympans en redemandent.
 
Je suis très loin de connaitre tout de l'oeuvre de ce chanteur, et même pour tout dire je n'en suis qu'aux prémisses. Il faut dire qu'elle est énorme. Entre ses projets solos, les albums de Screaming Trees, ou encore ses innombrables contributions, la carrière de Mark Lanegan est déjà plus que bien remplie. Cette-fois il a pris du temps pour lui. Juste pour lui et pour son "band". C'est donc à Mark Lanegan Band que nous avons à faire ici, ou l'union d'une douzaine de musiciens au total, Mark Lanegan, Alain Johannes et Jack Irons compris (les 3 principaux membres). Un trio largement augmenté donc, et l'idée de proposer une production radicalement différente de ce à quoi il avait habitué son public, mais finalement dans la lignée créatrice de "Bubblegum" paru en 2004, autre très bon disque à avoir été encensé par les critiques (pour ça rien n'a changé et l'unanimisme perdure).
 
http://inventiaclick.com/cms/imageLayer/cache/4e43721f307bb0581803e4b8ac6d2c20/concierto-mark-lanegan-barcelona.jpg-840c06c22736267355d498469d0bdb4f.jpeg
 
Plus "moderne" dans le choix des sonorités ou dans le travail sur les arrangements, "Blues Funeral" n'en reste pas moins jubilatoire de plaisir, comme de constater combien cet artiste ne laisse pas de place pour la réédition de projets déjà faits, sans cesse tourné vers le changement et l'évolution.  Aucun réchauffé. Aucune facilité. Et puis la profondeur de cette voix qui suffit à l'identifier tout de suite en remplissant de sa présence tous les instants de la musique.
 
Simplement indispensable, avec toutes mes excuses pour le retard.
 
http://ecx.images-amazon.com/images/I/6181v9UrFWL._SL500_AA300_.jpg
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:06

http://nepap.com/wp-content/uploads/2011/09/23.jpg

 

Anthony Joseph, poète, romancier et musicien britannique originaire de Trinidad, a semble t-il mis tout le monde d'accord en 2011. Souvent placé en tête du hit parade, cet "orchestre caoutchouc" a remporté tous les suffrages, presse et public compris. En référence à un vers du poète américain Ted Joans (« I visit rubber orchestra »), lui et le producteur Malcom Catto ont concocté un disque aux propriétés chimiques proches de ce matériau, d'abord reconnu pour son extrême élasticité et son adaptation infinie. Et de tout cela, "Rubber Orchestras" n'en manque pas, au point qu'il devient inutile de chercher à en référencer le style ou le genre. Retour rapide sur un parcours raconté par son auteur dans le magazine mensuel "vibrations" du mois de septembre 2011 :

« Je suis arrivé à Londres en 1989, j'avais 22 ans. A Trinidad, mon grand-père était charpentier, il travaillait très dur et me donnait une éducation très stricte. A vingt ans, il m'obligeait encore à rentrer avant minuit. Quand je suis tombé sur cette fille qui m'a proposé de la suivre à Londres, j'étais surpris que ma grand-mère me pousse à partir. Elle m'a donné le peu d'argent qu'elle possédait en me disant: " Fais ta vie, mon garçon !". Elle était très sensible et elle avait compris avant moi que je ne deviendrais jamais un homme en subissant cette autorité exagérée, ou que mon grand-père finirait par me tuer si je restais là »

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51SKKX5xauL._SL500_AA280_.jpg
Son histoire d'amour avortée, Anthony Joseph restera à Londres où il débutera une riche carrière artistique ponctuée de romans, de recueils de poèmes, de cours offerts aux sans-abris dans le cadre d'ateliers d'écriture pour l'association caritative de Saint-Giles, et bien évidement de musique, avec en 2007 la parution de "Leggo De Lion", suivi en 2009 du déjà plus remarqué "Bird Head Son". Avant cela, en 2005, le single "Buddah" s'était déjà tiré à 4000 exemplaires. Produit par Dj D (un disquaire londonien avec qui il a pu sympathiser entre 2 sessions vinyles), il y récite ses poèmes à la manière de ce que faisait Gil Scott-Heron en son temps, mais dans un style musical plus "débridé", plus rock (arrivé à maturation après 6 années de recherches, il l'identifiera comme étant du "voodoo-punk"). L'exercice allie avec force et conviction la profondeur de ses textes à des compositions directement inspirées du mélange de sa culture originelle (le calypso et les nombreux métissages venus d'Afrique ou d'Inde), et de l'inspiration des sonorités occidentales qui n'ont cessé de jalonner son enfance lorsque, tout jeune, il découvrait à la radio le son de James Brown, Jimmy Hendricks, ou plus simplement celui du rock, du funk, ou du jazz.


Avec "Rubber Orchestras" en 2011, c'est la consécration. Au cas où vous ne le sauriez pas, chaque mois de janvier à lieu (en particulier sur internet) le traditionnel festival des bloggeurs chargé de récompenser les plus belles productions de l'année écoulée. Celui d'Anthony Joseph truste tous les podiums, plus ou moins officiels, se voyant souvent remettre le titre honorifique de "meilleur album de l'année". Pour certains c'est la révélation, alors que pour d'autres ça n'est que l'aboutissement logique de ce que Anthony Joseph laissait digérer depuis plus de 7 ans.

Maintenant que vous savez à peu près ce qu'il en est, faites vos jeux.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 20:18

http://publikart.net/wp-content/uploads/2010/11/Agnes-Obel.jpg

Pour les retardataires un peu frileux, je vous propose aujourd'hui un manteau chaud et confortable qui vous accompagnera idéalement pour le passage de l'hiver saison 2012. En la matière, il me semblait que cet album de Agnes Obel s'y prêterait bien. Douillet à souhait, "Philharmonics" n'est déjà plus une nouveauté en soit. Sorti en automne 2010 et largement plébiscité par les critiques européennes, ce disque a remporté de nombreuses récompenses, à commencer par tout un tas de distinctions dans le pays d'origine de la jolie danoise.

 Découvert sur le tard (à la radio je crois), je me suis depuis pas mal rattrapé. Car il est de ces albums dont le raffinement minimaliste et la simplicité des mélodies en font à eux seuls la grâce et la force. Suave et délicat, les premières secondes au piano de "Falling, Catching" plante le décor et donne la cadence au reste de l'album. On aime ou on n'aime pas l'accent mis sur l'air et le chant, la relative et apparente "facilité" d'écriture du piano vers des motifs progressifs et répétitifs, entre pops et classiques, taillés pour aller à l'essentiel, directement au coeur de la mélodie pure, mais quoi qu'il en soit on ne reste pas indifférent à l'atmosphère sphérique qui nous emprisonne irrémédiablement dans un cocon de ouate symphonique et éthéré.


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Le grand romancier et voyageur Nicolas Bouvier avait l'habitude de dire que selon lui, en matière d'écriture, l'écrivain, et plus particulièrement le poète, face à ses idées et à sa page brouillonnée, devait composer de la même manière qu'un chirurgien en exercice. Mêcher l'infection, débarrasser les imperfections, le pus ou la tumeur, solidifier la structure, autant de gestes précis et nécessaires, voués dans les 2 cas à servir le même désir de "perfection" recherché (et subjectif). Je reconnais que dans ce cas précis la métaphore peut sembler un peu trop poussée. Comparer "Philharmonics" avec "L'usage Du Monde" n'est certainement pas la meilleure chose à écrire. Même si en me relisant je constate que je force généreusement le trait, au moins pour l'esprit, je me dis que c'est forcément là qu'a voulu en venir Agnes Obel. Parce qu'en y écoutant de plus près, à part une évidente beauté douce et délicieuse, il n'y a vraiment quasi rien dans ce disque. Pas de superflu, pas de grosse structure instrumentale, pas de généreux arrangements, pas de production démesurée. Rien de tout cela, hormis l'évidence de la réussite du mariage des compositions "enfantines", féériques, et de la voix cristalline de son auteur. Après, je le redis, encore faut-il aimer ce genre d'ambiance, apaisée, tamisée simplement de piano et de violoncelle, avec tout au plus une légère rythmique acoustique ou un arpège de guitare. Moi j'en aime le raffinement et la mesure.
A prendre ou à laisser.

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