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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 21:19

 

J'avais laissé Nicholas Payton sur une note pessimiste, déçu par un "Into The Blue" ultra classique et d'une froideur morne, et pas non plus convaincu par son discours portant sur les fondamentaux sociaux-culturels à la dérive dans le mileu du jazz "contemporain" qui, selon lui, causeraient la perte de l'identité singulière propre à cette musique en l'éloignant de ce qui a construit son style et sa marque au fil du temps, des années 40 jusqu'à nos jours.


Avec BAM, enregistré au Bohemian Caverns en 2013 (BAM pour "Black American Music", appellation "déposée" par le trompettiste), je revois mon jugement, au moins pour ce qui est de la qualité de ses propositions artistiques des dernières années, car cet album est d'un tout autre registre, bien plus chaud et ouvert et, disons-le tout de suite, très jouissif du début à la fin. La formule est assez intéressante en soi bien que déjà éprouvée, puisqu'il s'agit d'un trio (à la section rythmique, Vicente Archer à la basse et Lenny White à la batterie, excusez du peu..), auquel Payton superpose un Rhodes par-dessus ses chorus de trompette, cette dernière reposant sur un trépied qui ne nécessite pas d'employer sa main gauche pour la maintenir durant tout le temps de ses prises de parole (je vous laisse imaginer les efforts à fournir sans cette aide matérielle sur 80 minutes de concert), si bien que pour une personne non avertie, l'impression d'avoir à faire à un quartet plutôt qu'à un trio est pleinement justifiée. Car, qu'on ne s'y trompe pas, Payton a de quoi revendiquer son statut "d'homme orchestre" sans avoir à rougir, reprenant toute la palette des effets du clavier électrique en en modulant parfaitement les intentions selon les humeurs à dégager aux moments clés du set, et laissant la place pour de longues improvisations aériennes et respirantes, le tout dans une décontraction partagée (The African Tinge); personnellement j'adore le son de cet instrument, et avec ce disque je suis plus que comblé. Pour vous convaincre, le mieux serait encore de comparer les interprétations de The Backward Step, morceau déjà joué sur l'album Into The Blue qui voit ici sa durée plus que doublée (à l'origine 6 minutes en studio contre 18 minutes en "live"), avec une qualité et une énergie tellement plus proches de la vérité artistique à défendre, dégagée du confort des conventions, vivant bien mieux sur scène et dans cette formation que sorti du studio d'enregistrement.

 

Bref, si la dénomination de "Black American Music" n'a pas toujours été pertinente au vu des couleurs et des formes de ce que le trompettiste cherchait à faire ressortir dans ses précédents disques, celui-ci s'écoutera sans modération et rassurera les sceptiques comme les novices, libéré du poids des revendications artistiques pour une meilleure approche de l'essentialité des choses de la vie; le plaisir...

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:54

 

Véritable orfèvre impressionniste du piano, devenu maître de la formation à 3, Brad Mehldau intérêt sans Aucun Doute l'ONU ainsi que des Grands Musiciens de la Génération des Moins de 30 ans. Les connaisseurs Diront Qué CE trait biographique intérêt errone, et ILS auront raison, Brad Etant né en 1970. Maïs J'en reviens à POURTANT CE coffret Intitulé Comme il se doit »The Art Of The Trio", Qui REGROUPE 5 disques parus DU TEMPS Où il jouait Avec Larry Grenadier et Jorge Rossy, et qui-s'étend sur juin period Allant de 1996 à 2001, la raison versez laquelle JE PREFERE souligner Le Trait d'minerais et de déjà uniques et Extrêmement maturité d'œuvre juin devenue capitale, MAIS Qui rappelons-le, FUT écrite versez L'Essentiel Alors Qué Mehldau, le, plus jeune de la bande, pas n'est rappel trentenaire (Ce Qui Aidera Ceux Qui le découvrent à se faire juin idée du caractère Presque insolite du Niveau d'exigence of this trio MALGRÉ fils jeune âge et fils Manque d'expérience). Il glisse, survole, s'amuse, limpide de Comme de l'Eau Claire et faciles de la DANS Boutique Tous sessions Excès. Car à BIEN ecouter chacune des pièces, TOUTES Plus belles les UNES Que les Autres, qu'elles Soient jouées "vivre" ou en studio, originales ous des reprises, il Est difficile de Trouver Reportages à redire sur la Cohérence des Thèmes et le cheminement artistique de CES CE groupe de Durant 5 Années. Etre capable de variations rythmiques Telles, mélodiques ous harmoniques, Alors Que L'commencent à s'intéresser à only au jeu en trio, exercice délicat MAIS Presque incontournable verser non pianiste jazz, voilà qui-pousse au respecter et à l'admiration. Après ça sur comprend Mieux Pourquoi Beaucoup Ont Crié au génie seillers des premières parutions de Brad Mehldau en tante Qué leader. En 5 ans et Autant de disques of this trio gagnant, Tous les Témoignages, qu'ils aient ete exprimés nominale des ventilateurs ous des musiciens, s'accordent verser dire qu'il intérêt à l'origine d'renaissance du genre juin, entrepre classique et jazz, Avec Parfois Un soupçon de pop, et CE goût Systématique versez DE Magnifiques mélodies romantiques, chantées délicatement, uniques DANS Leurs Approches, Où convergent différents Courants Que l'Unité du trio Rassemble sans Difficulté.


Premier témoignage Marquant en 1995: Il a 25 ans et Écrit "Présentation de Brad Mehldau", DE 2 concepts concepts distincts de line-up album compositeur des Nations United, en trio, parmi Au Au lesquels figurent Verser la première foie Larry Grenadier à la basse et Jorge Rossy à la batterie, 2 Musiciens Rencontres DEPUIS PEU Avec Qui Veut il Travailler régulierement. Fait de de C'est en 1997 Qué Sorte le premier de la série des "Art Of The Trio", album non Enregistré en septembre 1996 Qui Compte 3 titres Originaux AINSI Qué QUELQUES NORMES, et déjà-La Touche Mehldau Qui se dessine, Avec Une reprise du morceau "Blackbird" Écrit par Lenon et McCartney, "parenthèse sonore« desormais récurrente DANS chacune de ses Œuvres. La suite de ce déjà-Très prometteuse expérience ne se féra Pas Attendre, et l'écriture Toujours plus Audacieuse poussera Encore Plus longe les frontières d'ONU Accomplissement Qui Semble Écrit d'avance, et Qué Vous retrouverez Dans Le coffret n'avez je vous parle aujourd 'hui.


Pas besoin d'UN Plus aspire discours! Pour Vous faire partager mon Enthousiasme puisque la musique parle pour Elle. Tout MALGRE, PEU non de prosélytisme me Parait le bienvenu. AINSI, sachez Que Pour Une somme modique Relativement (30 euros), Vous Aurez droit à l'intégralité des sessions d'Enregistrement de ce trio (vol 1 à 5, plus inédit non "vivre" gravé au Village Vanguard en 97, 99, et 2001), le TOUT POUR 445 minutes de bonheur constant (plus de 7 heures), Soit rapport qualité-prix non Qui est longe d'être négligeable Pour Un objet qui-ne quittera plus les les Vous.

 

Officiel Nonesuch

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 11:27

Je ne suis pas un spécialiste de la musique d'Avishai Cohen que je connais encore mal. Ca ne fait d'ailleurs que très peu de temps que je m'intéresse à la discographie de ce bassiste qui avait pour tout dire très mal débuté dans l'estime que je lui portais. J'ai encore en mémoire le 1er album que me suis procuré de lui. C'était "Seven Seas", disque sorti au début de l'année dernière que j'ai quasiment revendu dans la foulée, tant son contenu tenait plus du marketing en règle que de la véritable heureuse surprise à la hauteur de ce qu'en avaient dit les médias spécialisés. Mais je ne reviendrai pas dessus car j'ai depuis revu mon jugement le concernant avec ce très bon live datant de septembre 2006, bien plus original et décapant que le surjoué "Seven Seas", trop sage selon moi, et qui dans le genre n'est définitivement pas ma tasse de thé. Je remarque aussi que je ne suis pas le seul à être divisé sur le sujet puisque même les fans ne se retrouvent pas systématiquement dans la musique qu'il propose.

 
http://4.bp.blogspot.com/_5oM6UO8jBhY/TC3LhWn_qoI/AAAAAAAAAsE/IfVZMbSduKw/s1600/000fe576.jpeg
 
Quoi qu'il en soit, concernant "As Is.... Live At The Blue Note" enregistré en compagnie de son trio d'alors composé de Mark Guilliana à la batterie et de Sam Barsh au piano, voilà bien un sujet qui me parle. Augmentés sur certains titres de Diego Urcola à la trompette et de Jimmy Greene aux saxophones, la vivacité du jeu de cette formation m'a rapidement réjoui, et si l'on s'en tient au morceau d'ouverture "Smash" qui donne la cadence pour le reste de la soirée, il faut avouer qu'il y a de quoi convaincre des plus aguerris aux plus septiques. L'achat de ce cd vous donnera en outre la possibilité de savourer en DVD le meilleur des 2 soirs de captations (31 aout - 1er septembre), et si ce n'est déjà fait, de profiter du show-man en action, faisant presque danser sa contrebasse tandis qu'il en frappe les cordes avec force et assurance. Un charisme et une stature imposante, aimant visiblement se positionner sur le devant de la scène et jouer avec le public ou les musiciens, Avishai Cohen a écrit tous les thèmes présents sur le disque, exception faite de l'indémodable "Caravan" du Duke, revisité ici à la basse électrique et interprété sur une base de swing funky. Pour le reste, les pistes se succèdent en vagues climatiques, alternant soleil ou feu de bois, extérieur d'été ou intérieur de printemps, ce  qui permettra aux spectateurs de souffler un peu car la tension est grande, tout comme la chaleur dégagée, l'essentiel des 62 minutes du cd alternant les moments de grâce et de fougue avec, qu'on se le dise, une prédominance pour l'improvisation et les chorus bien sentis.
 
Voilà en tout cas un disque qui m'a donné envie d'en savoir plus sur l'oeuvre de ce musicien que je garde en bonne place parmi mes heureuses découvertes récentes, en attendant peut être de lui trouver un petit frère digne de lui succéder. Des idées? Je suis preneur.
 
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:44

 

Cravate négligemment nouée, barbe de trois jours, costume noir sur chemise blanche, mains dans les poches et sourire au coin des lèvres, Laurent de Wilde se présente seul sur la pochette d' "Over The Clouds", l'air serein et détendu, le regard pointant vers un horizon que l'on imagine radieux, à l'image de ce que son piano renvoie lorsque le musicien se prend à convier 2 pointures du jazz que sont Ira Coleman et Clarence Penn, étonnamment absents sur la photo, mais pourtant bien présents sur l'enregistrement de cet album qui, disons le tout de suite, est à la mesure des attentes du public, somptueux.
 
Comme un retour aux origines en guise de rappel à l'ordre des possibilités d'organisation musicale offertes pour l'occasion, cet album est une nouvelle fois la preuve par les faits que tout reste encore à explorer dans l'univers du trio mais que les choses avancent dans le bon sens. On constatera d'ailleurs très vite que les possibilités de s'y exprimer sont infinis lorsque l'envie et le talent existent, et de ce point de vue tous les ingrédients sont ici réunis. Fini pour l'heure l'emploi de l'électronique et des claviers électriques largement employés sur ses précédentes productions. Cette fois-ci Laurent de Wilde a souhaité renouer avec son passé new-yorkais en conviant pour cette session son "vieux" complice de l'époque, le contrebassiste Ira Coleman rencontré en 1984 à l’université de Long Island de New York, et avec qui il n'avait pas rejoué en trio depuis presque 20 ans. Pour les baguettes ce sera Clarence Penn, un batteur américain versatile et polyvalent capable de s'adapter à toutes les situations et parmi les plus demandés de la scène jazz. Il n'en fallait pas plus pour que le miracle se produise le temps d'une rencontre enregistrée à Paris en janvier, au lendemain de deux soirées de rodage au Duc des Lombards. Entre ces trois là le mystère s'efface sur les efforts demandés pour parvenir à un tel niveau d'exigence. L'union entre les instruments est immédiatement perceptible pour un bilan qui en impose.
 
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcThHaQcxsrQl-TdV_IQSF3U6C0t8Wgq6Zovjxfjv8EvNLyiU6erclUvFv-TLwCrédit photo (Gerard Boisnel)
 
 
 
 
Energiques ou délicats selon les thèmes, percussifs ou éthérés, en mutation permanente tandis que s'égrainent les titres et les ambiances, les morceaux d'"Over The Clouds" ne font pas dans la facilité mais restent très facilement abordables, ouvrant des voix métissées aux intonations diablement modernes que Laurent de Wilde explore avec le tact et la mesure d'un artiste visiblement épanoui, affranchi comme il le dit de la peur des grands espaces : « Avant, ce que je jouais était super speed, maintenant, c'est toujours speed, avec quelques temps de respiration. J'ai eu l'impression d'avoir moins peur du calme, moins peur des grands espaces, de jouer dans le son. C'est ça que m'a appris la musique électronique. On se pose quand on se pose. En musique, j'ai découvert ce sentiment de quand le moment est juste. Créer quelque chose qui flotte, qui va bien ».
 
L'esprit du trio en acoustique visant à ouvrir les espaces et à remodeler les angles  pour en redéfinir l'usage ne pouvait pas mieux me convenir s'agissant de cet artiste pluridisciplinaire que les expériences sonores n'ont jamais rebuter (au contraire). Pas vraiment fan de ces pérégrinations électroniques que je ne trouvais pas toujours assez "consistantes", plutôt froides, "Over The Clouds" m'a quant à lui immédiatement séduit, plus intime et plus "palpable" que les précédents disques, signe une fois de plus que ses capacités d'écriture, liées au développement de ses connaissances méthodiques, lui permettent de s'exprimer comme il le souhaite, sans obstacle et sans frontière, et de bien belle manière pour ce cru 2012. Attention, l'abus de jazz n'est pas dangereux pour la santé. A consommer  sans modération.
 
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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 17:12

http://www.2b4art.at/uploads/images/kuenstler_portrait/jbbg/jbbg%20Lo-Res/JBBG_blueset_1_reismann.jpg

 

Oubliez tout ce que vous connaissiez des influences propres aux big band traditionnels ;  revoyez vos a priori si vous en aviez, laissez de côté les règles normatives de ces formations classiques souvent très fournies et très "bruyantes", le plus souvent attachées à reprendre les classiques du jazz, et pour ma part trop rarement mémorables (ou pour le moins "vieillots"), pour vous attarder sur l'oeuvre de JBBG (Jazz Bigband Graz), actuellement l'une des formations les plus prolixes et surtout les plus novatrices en la matière. Pas sûr qu'après ça vous lui trouviez un équivalent, car de mémoire d'amateur rien ne ressemble à ce que propose ce groupe originaire de Graz, en Autriche.

Ecouter cette musique, c'est comme embarquer sur un navire chatoyant dont le cap serait encore à définir mais que tout appelle à suivre : une sorte de grande Arche ultra-moderne partie pour un périple infini sur les vastes plaines aquatiques. Monter à bord, s'est prendre part à un tour du monde en cinémascope composé de strates colorées riches en sensations nouvelles que les tendances ne parviennent pas à déjouer. L'atmosphère y est sereine et fraternelle, décomplexée du contexte formateur des modes et des courants, donnant chaque note comme un cadeau féérique rendu gracieusement par la volonté de ses habitants musiciens, pour le plus grand plaisir des spectateurs, à commencer par votre serviteur.

Depuis la création de ce "big band" atypique en 2000, les étapes se succèdent et à chaque nouvelle réalisation l'ampleur de son aura grandit sur la scène internationale. Sur le papier il est écrit : « Le JBBG a trouvé son propre style qui associe la musicalité du jazz à toute sorte d'éléments tirés de la musique africaine, de la musique minimaliste et de la musique électronique et s'inspire de la littérature et de la culture pop ».


 


Personnellement, j'y aurai également ajouté la culture cinématographique tant il est vrai que les inspirations foisonnent du contraste et des saveurs de tous les courants artistiques. Souvent qualifiée d'avant-gardiste, cette formation est à l'image de ce qu'ambitionne le label ACT depuis maintenant de nombreuses années à travers un catalogue riche en signatures d'artistes indépendants, soucieux de faire progresser la musique de qualité pour un nombre toujours plus croissant d'auditeurs. Ce disque en est une nouvelle fois la démonstration.

De "Urban Tribes" jusqu'à "Rêve Africain", le parcours s'effectue sur un ton crescendo. D'abord l'euphorie du départ en guise d'introduction. Les amarres sont jetées et l'appel du grand large se fait sentir ("Seelenbaumeln"). L'attrait de ce voyage se perçoit rapidement, prenant tour à tour des airs mélancoliques aux tonalités mélodieuses, chacun souligné par une orchestration futée qui ne laisse pas de place à l'ennui. Le spectre musical progresse avec un minimalisme subtil et dessine un sillon large et éclectique pour tous les thèmes (la batterie drum&bass et les arrangements de cuivres de "High Voltage" rappelleront l'album "Two Pages" de 4 hero, ou encore le son d'un Phil Ranelin mouture "Rebirth" sur le chorus de trombone). "Rêve Africain" parle pour lui (tout est dans le titre comme on dit), avec une Hadja Kouyaté parfaitement à sa place, jusqu'à cette apothéose en guise de retour au bercail de plus de 12 minutes, en la présence du superbe "Coming Home" qui clôture ce disque de la plus belle des manières, révélant un petit coin de paradis. Tout simplement magnifique.


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