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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 08:46

http://www.bonpourlesoreilles.net/.a/6a00d8341c737e53ef01543423ab3f970c-500wi

Il est des songes que l'on souhaiterait ne jamais voir finir tant notre implication nous semble réelle et vraie. C'est la part de génie qui s'offre à nous au point d'en arriver par moment à confondre rêve et réalité, palpable et insondable. On garde en mémoire les traces et les contours de certains axes, les couleurs et les ombres de certaines formes, mais on est incapable d'en fixer clairement les limites ni d'en comprendre les causes, comme une vision furtive qui nous accompagnerait un temps et que nous sentirions fondre en nous sans le moindre recours. Cette vision entre éveil et sommeil, conscience et inconscience, "Diamand Mine" l'illustre à merveille et la compose dans un monde nouveau à la mesure de nos espérances, libre de choix et d'envies, dénué d'anachronisme d'époque ou de temps, fier de sa splendeur et de son écho à travers les âges. Il est un disque qui nous prend aux tripes et qui émeut nos sens, nos réflexions. 

http://www.dominorecordco.com/images/artists/king_creosote_and_jon_hopkins/299_299/KC%20JH%20JPG

L'histoire veut qu'il aura fallu 7 ans avant de le voir naître d'entre les rocs d'Ecosse, puisant naturellement en son antre une part de la vie présente dans la région côtière de Fife dont est originaire Kenny Anderson. Sept années à trouver le temps pour méditer chaque titre, chaque pensée, chaque mélodie, afin qu'en surgisse l'éclat le plus expressif, la justesse la plus touchante. De la même manière que certains créateurs en parfumerie passent des années à travailler la conception d'un parfum à la note juste et révélatrice, King Creosote et Jon Hopkins ont pris leur temps, peaufinant leur musique avec l'attrait du détail brillant, jouant du ressenti et de nos émotions avec une extrême douceur, travaillant leur oeuvre tel un artisan méticuleux depuis ce pont invisible reliant l'Ecosse à l'Angleterre. Je ne suis pas le premier à en faire l'éloge mais je sais aussi que je ne serai certainement pas le dernier à en parler, pour peu qu'il résonne en vous comme il l'a fait avec moi. 
A écouter les yeux fermés.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:00

 

 

 

Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de pouvoir découvrir un groupe de folk actuel qui vaille vraiment la peine qu'on s'y intéresse de près, qui plus est de mériter qu'on fasse de lui l'un des rares représentants novateurs de ce courant parsemé de productions peu convaincantes, voir insipides pour certaines d'entre elles (je ne cite pas de noms volontairement pour éviter tout débat sur la question), au risque de devoir parfois attendre longtemps avant de tomber sur la perle rare en quête de recherche esthétique et mélodique. Phosphorescent, dont Matthew Houck reste l'unique instigateur et le maitre d'oeuvre attitré, est de ceux-là, comme Justin Vernon l'était lorsqu'est sorti son chef d'oeuvre "For Emma, For Ever Ago" en 2008. Il n'en reste pour autant pas moins son cadet, car Phosphorescent n'en est pas là à son premier coup d'essai. "Pride" est en fait son 4e album et l'homme, en baroudeur volontaire et passionné sillonne les routes du globe depuis déjà de nombreuses années.


Sorti en 2007, beaucoup de gens considère ce disque comme étant le meilleur de sa discographie. Pour ma part c'est avec celui-ci que j'ai pu faire sa connaissance et je dois dire que le choc fut violent, ou plutôt très fort, et ce dès les premières notes d'introduction. Une voix chevrotante au bord d'un gouffre de mélancolie proche du divin (au sens propre comme au figuré), magnétisme plein de caresses accompagnant une musique quasi mystique. Tout est l'oeuvre de Matthew, des mélodies instrumentales aux arrangements vocaux, ce qui ne manque d'ajouter encore à la fascination que j'ai de sa musique. A noter tout de même que de nombreux intervenants participent aux choeurs: Jana Hunter, Liz Durrett (la très prometteuse nièce de Vic Chesnutt), ou Ray Raposa (Castanets). Disque poussé dans l'introspection narrative, "Pride" révèle des zones sombres où la sérénité et la voix planante du bonhomme renvoient immédiatement à Tony Dekker qui distille le même genre de sermons avec Great Lake Swimmers quoique peut-être un peu moins noirs.


Album nocturne chargé de complaintes lumineuses et phosphorescentes qui ne peuvent laisser indifférent, il aide à la contemplation du monde et marque de son exploration paiënne l'une des plus belles pièces de ces dernières années. Encore merci à Thierry (jazzblues&co) pour la découverte.


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Enfin, pour tous ceux qui le souhaitent, sachez que Phosphorescent passe le 23 novembre à l'Olympia. Le concert est d'ores et déjà complet mais il sera surement possible de trouver des places au marché noir. A voir, et à suivre de près.

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 10:29
http://myrebirth.fr/files/alela_diane1.jpg

 

Alela Diane est une chanteuse et compositrice américaine dont le premier album "Pirate's Gospel" est paru en 2006. Ce disque a beaucoup fait parler en Europe lors de sa sortie, certains critiques n'hésitant pas à le considérer comme l'un des 10 meilleurs albums de l'année 2007. Issue d'une famille passionnée de musiques traditionnelles en tous genres, sa mère l'encourage à chanter dès son plus jeune age et son paternel, Tom Menig, guitariste au sein d'une formation reprenant des morceaux du Grateful Dead lui inculque les rudiments de la guitare sèche. Elle n'a que 21 ans lorsqu'elle décide d'enregistrer ses mélodies dans le petit studio de son père à Nevada City durant l'été 2004, avant d'en faire 650 copies puis de prendre la route en direction de Portland dans l'Oregon où elle écumera les salles de concerts dans l'espoir de trouver son public. Elle saisit ainsi toutes les opportunités qui s'offrent à elle et finit tout de même par intéresser les gens et les petits médias locaux. Finalement, et à force de persévérance, ce sera le label Grass Roots Records qui lui proposera son soutien. L'album ne sortira dans le commerce que  2 ans plus tard et trouvera un écho bien plus marqué en Europe qu'aux Etats-Unis.




Il faut dire que ce vaste pays n'est pas si facile à conquérir, qui plus est si vous n'avez aucune visibilité médiatique importante, et qu'en matière de folk/country, son patrimoine est déjà plus que bien fourni (Patsy Cline - Karen Dalton - Emmylou Harris) . Se différencier n'est donc pas chose aisée tout comme parvenir à être vraiment créatif ou original. Ce n'est d'ailleurs pas ce qu'a cherché à faire Alela avec ce disque intimiste et minimaliste où l'essentiel des titres sont écrits sur une forme guitare-voix très simple, sans effusion d'arrangements en tous genres ou grand renfort d'orchestrations hyper travaillées. Un jeu de guitare sommaire et une voix somme toute assez banale, le fruit de sa réussite provient certainement plus de la sincérité qu'elle parvient à transmettre et de la force de son écriture sobre contant les événements marquants de son existence que de la réelle qualité artistique ou mélodique de son oeuvre.


Des membres de la famille proche (cousins, amis, ou parents) participeront à l'enregistrement et agrémenteront de manière rustique les morceaux de l'album en y ajoutant quelques notes de basses ou de piano, des claps ou un peu de banjo, tout cela dans un dépouillement extrême comme il en existait dans le folk des années 30. La pochette au ton sépia la représentant telle une indienne d'autrefois rappelle sans aucun doute ces clichés d'antan pris à la chambre noire par les photographes aventureux soucieux de rencontrer ce peuple nomade et lui a sans doute été inspiré par son amie, la chanteuse Mariee Sioux, avec qui elle partage depuis longtemps sa passion pour la musique et qui chante également sur 5 titres de l'album. Mais que vaut justement ce premier album?
Je vous laisse la possibilité si vous le souhaitez de l'écouter dans son intégralité ici (en plus de la sélection que je mets à votre disposition dans le lecteur du haut), ainsi que les liens habituels se rapportant cette artiste.


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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 07:50
http://blog.nj.com/ledgerupdates_impact/2009/04/large_Bruce-Springsteen-closeup.jpg

 

A part ses morceaux les plus connus dont il est impossible de ne pas avoir déjà entendu ou fredonné quelques extraits, je dois dire que je ne connais pas grand chose de l'oeuvre de Bruce Springsteen. Je n'ai d'ailleurs jamais vraiment cherché à explorer plus en détail la somme de toutes ses productions, depuis "Greetings From Asbury Park, N.J", son premier disque paru en 1973, jusqu'au dernier en date de 2009, "Working On A Dream". Il fait partie de ces chanteurs pour qui je garde une estime certaine (carrière oblige), mais dont la musique ne m'a jamais vraiment touché. C'est d'ailleurs le problème de ces "superstars" dont on croit tout connaitre sans avoir jamais eu besoin d'acheter un de leurs disques. Leurs mots et leurs sons sont passés dans l'inconscient collectif et s'inscrivent dans un patrimoine universel dont chacun d'entre nous porte une trace en mémoire. Je m'explique. Dans mon cas, et concernant Bruce Springsteen, je n'ai jamais ressenti le besoin de m'intéresser particulièrement à lui puisqu'il me semblait avoir déjà tout entendu de son répertoire (la suite vous démontrera que je me trompais). Les fans, les radios et les télévisions du monde entier diffusent ses morceaux, si bien que, qu'on le veuille ou non, et à moins de vivre une vie d'ermite, il est impossible d'avoir pu échapper aux plus célèbres d'entre eux ("Born to Run" - "Point Blank" - "Born in the U.S.A." ). Dans mon cas, il aura suffit que je ne ressente pas d'enthousiasme particulier à leur écoute pour considérer que le reste de ses productions puissent être du même acabit, et qu'il est donc nul besoin d'approfondir la question. Je reconnais que je suis assez intransigeant et que mes a priori peuvent paraitre prétentieux, mais je ne fais qu'écrire ce que je ressent s'agissant d'une "icône" comme Bruce Springsteen, et heureusement pour moi, il arrive que je me trompe et que l'histoire me donne tort.




Concernant la musique et l'attrait que je lui porte, je me forge très rapidement un avis sur la question, et il me faut souvent moins de 2 minutes pour savoir si il y a des chances pour qu'un disque me plaise ou non. C'est souvent l'affaire d'une voix, d'une atmosphère, d'un groove, d'une mélodie, ou simplement d'un ressenti momentané mêlant le corps et l'esprit, et le reste m'importe peu. Je reconnais que le procédé est assez radical et ne laisse pas la place au doute, mais comme tout le monde je fais confiance à mon instinct. Pour en revenir à Bruce Springsteen, le son rock qu'il pratique avec le E Street Band me laisse de marbre   (je suis pour ma part "Neil Youngien"), alors que certains de ses projets acoustiques un peu plus intimistes, comme avec "Devil's And Dust" de 2005, ou "The Ghost Of Tom Joad" de 1995 (dont il est question maintenant), me parlent beaucoup plus.


C'est un disque acoustique, mature, et très intimiste, qu'il compose en référence au héros du roman de Steinbeck, "Les Raisins De La Colère". L'inspiration est impunément prise des vicissitudes de la famille Joad mais est retranscrite selon la réalité de la vie quotidienne des années 90. Dans cet album, Springsteen souligne les parallèles évidents entre cette œuvre et l'époque actuelle tout en renouant avec un ton plus engagé. En vrac, il y est question de banales descentes aux enfers, de braquages ratés et de petits trafics en tous genres, de rédemption, de vies ouvrières faites d'honnêteté et de dur labeur, de désirs d'exils salvateurs vers des ailleurs sublimés et malheureusement souvent fantasmés, d'immigrés plus esclaves que travailleurs, bref, des sujets sombres et sans concession, chers à Bruce Springsteen. Les morceaux sont de somptueuses ballades musicales parées pour certains titres de quelques attributs instrumentaux subtils lorsqu'il ne s'agit pas simplement d'un solo voix/guitare de Bruce. Son jeu est simple et plonge dans l'essentiel. Un harmonica pour les chaudes envolées , quelques violons mélodieux pour les arrangements, des nappes profondes d'un clavier en retrait (les violons et les claviers me rappellent la BO du film "Le Dernier Des Mohican"), une batterie jouée aux balais, et enfin une pédale steel guitare pour la touche country. Un sans faute pour les 12 titres de l'album. Reste qu'écouter les 50 minutes d'une traite peut s'avérer être un peu long, d'autant que, vous l'aurez compris, l'ambiance générale est assez pesante. Il sera donc nécessaire pour certains de prendre son temps et de bien choisir son moment avant de se lancer à son écoute. Pour le reste, je vous garantis que vous y reviendrez bien vite. Pour finir, voici quelques mots de Springsteen tirés d'une interview pour le magazine des "Inrocks" où il revient sur son cheminement artistique et progressif.


 
« Je crois que quand j'ai débuté, j'étais très éclectique, traversé par une somme d'influences hétéroclites. Ensuite, au fur et à mesure des disques, je suis devenu de plus en plus clair et net dans mes intentions, qu'elles soient musicales ou thématiques. Comme une image floue que j'aurais mise au point progressivement. Ce que je désirais avant tout, c'était écrire des textes.  De disque en disque, ça a été un travail continuel, une lutte permanente et je crois que j'ai fini par trouver un style de songwriting qui me correspond profondément : j'écris un peu à la façon dont les gens parlent, dans un style oral. Quand les gens m'entendent lors de mes concerts, c'est comme s'ils écoutaient un type assis à côté d'eux au comptoir d'un bar en train de leur raconter une histoire - c'est par exemple le cas des chansons de Tom Joad ou alors, c'est comme s'ils entendaient des pensées à voix haute, les monologues intérieurs d'un type juste avant qu'il ne s'endorme. "Straight time", "The Line" : ces chansons sont comme des portes d'accès aux paysages mentaux de différents personnages. Et à voix basse, parfois en murmurant, ces personnages racontent leurs histoires de manière très simple, sur le mode d'une conversation ordinaire. Aujourd'hui, j'aime vraiment cette façon d'écrire, je trouve cette méthode très évocatrice. Mais j'aime aussi les styles de mes albums précédents, ils véhiculaient des émotions différentes depuis des points de vue différents. "Born to run" représente le type de musique et de texte que j'aimais quand j'avais 25 ans - la pop à la Spector, un certain romantisme échevelé, une croyance et une vitalité liées à l'adolescence -mais je ne pourrais plus faire un tel album à 48 ans passés ».


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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 10:13
http://userserve-ak.last.fm/serve/500/71706052/Bon+Iver++by+Ture+Lillegraven.png

 

Le groupe Bon Iver a été inspiré par Justin Vernon, compositeur américain, chanteur, guitariste, et qui a profité d'une retraite de trois mois dans la forêt du Wisconsin pour écrire cet album sorti en 2008, fruit d'une rupture sentimentale récente. 

C'est pour moi une véritable perle de la musique folk que je ne manque pas de réécouter très souvent et qui se distingue vraiment de ce qu'il m'avait été donné d'entendre dans le genre depuis bien longtemps.

Après avoir donc passé plusieurs mois en autarcie occupé à composer et à écrire, il se décide finalement à faire écouter sa musique tout d'abord à ses proches, mais également sur le net. L'album plaît et la distribution sera vite prise en charge par le label Jagjaguwar qui n'aura pas manqué d'y voir là un succès certain.




Effectivement tout y est. Sa voix est douce et suave et ses arrangements maison vraiment charmants, allant jusqu'a nous laisser entendre le souffle d'un enregistrement sommaire et rudimentaire tout au long du disque (excepter le morceau "re:stacks", dernier de l'album, et en écoute dans cet article). C'est du presque strict voix/guitare, même si de nombreux instruments rythmiques sont utilisés et que figurent une trompette et un trombone  sur le titre "For Emma".  L'album est sans doute un peu court avec seulement neuf pistes, mais neuf pistes impéccables et dans la plus pure tradition, qu'on se repasse en boucle sans aucun problème. Vraiment réussi et ultra prometteur quant à la suite de sa carrière.


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