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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 08:50

 

 

http://a21.idata.over-blog.com/1/41/08/76/Bernie-5/bashung2bis.jpgJ'ai pris l'habitude de comparer cet album de Bashung avec celui écrit pour Nougaro avant qu'il ne nous quitte en 2004. D'abord bien sûr parce qu'il s'agit de leur dernier projet respectif, mais aussi et surtout parce que ces disques représentent personnellement leurs plus belles réussites. Ce sont ceux qui résonnent le plus en moi pour leur grande qualité artistique et que je comprends vraiment. Ceux qui me feront enfin m'intéresser de plus près à ces 2 grands artistes français, idôlatrés par certains, mais qui, pour ma part, ne m'avaient jusqu'ici jamais vraiment persuadé, ou du moins pleinement satisfait (je prends des gants car j'ai malgré tout toujours eu un profond respect pour eux, tout comme dans le choix de chacun à mener leurs carrières comme bon leur semblait, l'esprit libre et délesté de toute compétition malsaine).
Bleu Pétrole arrive donc après 40 ans de carrière bien remplie jalonnée de succès et de défaites, faites de hauts et de bas. Paradoxe pour Bashung; très sombre, plus acoustique et moins introspectif qu'avec ses précédents opus, c'est dans ce disque qu'il sera reconnu comme une icône quasi intouchable, malgré la maladie qui progresse et les difficultés qui vont avec (comme si la nation entière s'était emprise de compassion et avait su reconnaitre quel homme il avait été). Dans Bleu Pétrole la vie se bat, à l'image de ses chansons engagées ou séditieuses qu'il entonne de sa voix singulière. Cette voix qui, les années passant, s'est mue dans une tessiture plus douce et très touchante. Beaucoup regretteront les fantaisies militaires passées et ce retour musical quelque peu convenu. D'autre se diront toucher par une grâce aux contours malicieusement poétiques et terriblement émouvants.

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:55

 

 

http://des-gens.net/IMG/jpg/DAJLA.jpgReconnaissons qu'en matière de nu-soul à la française nos artistes sont peu nombreux à pouvoir rivaliser avec les stars américaines du genre (Jill Scott, D'Angelo ou Amp Fiddler pour ne citer que les plus connus). Certes, beaucoup aimeraient acquérir un tel niveau de compétence, mais rares sont ceux qui y parviennent avec talent. Il faut dire que l'exercice n'est pas facile et semble se prêter plus volontiers aux phrasés anglophones qu'à notre bon vieux patois gaulois au swing incertain. Du coup, pour combler cette évidente lacune linguistique face à laquelle le style nu-soul semble avoir définitivement tourné le dos, et compte tenu d'un marché du disque de plus en plus instable, les majors françaises se sont engouffrées dans un crédo très rentable et un peu plus facile d'accès pour le public hexagonien, le R&B franco-américain. Bon comme un Mc Do, uniforme à souhait, il n'en fallait pas plus pour que déferle sur les ondes tout un panel de pseudos chanteurs éphémères grimés de l'étiquette "artistes", tous plus pathétiques les uns que les autres, aux productions étrangements proches de leurs consoeurs "américaines", et dont la carrière ne durera bien souvent que le temps d'un album (on aurait d'ailleurs aimé qu'ils chantent plus souvent en anglais pour nous épargner leurs textes d'adolescents tristement incultes). Le concept est efficace et assure un maximum de rentabilité en un minimum de temps, reste que la qualité fait cruellement défaut et n'aura pas manqué de choquer la majorité d'entre nous (et là je ne parle que de ceux pour qui la musique a un sens). L'industrie est contente mais nos oreilles le sont moins. Mais qu'importe, car en cherchant bien il est toujours possible de dénicher la perle rare, celle en qui résonne une crédibilité sincère et vraie, ce petit espoir de vie encore présent dans ce marasme et cette médiocrité ambiante. Du talent, on en avait déjà trouvé chez Sandra Nkake avec son album soul à l'atmosphère chaudement jazzy, "Mansaadi", paru en 2009, mais avant elle, et dans un style nettement plus hip-hop, était apparue Dajla, chanteuse et musicienne française dont le premier disque "Soul Of Poetry" sorti en 2007 avait fait pas mal parler et reçu de très bonnes critiques (en écoute ici). Etonnamment pourtant (raison pour laquelle j'en parle aujourd'hui), je ne la retrouve que très rarement mentionnée dans la presse spécialisée ou sur les blogs de mélomanes exigeants. Je répare donc cette "injustice" de mes modestes moyens, et vous propose maintenant de profiter de quelques créations talentueuses de cette artiste à l'âme soul et au groove certain.
Lors de la parution du EP "The Motherland" en 2008, je n'ai même pas pris la peine de l'écouter avant de décider de l'acheter, sûr d'y trouver ce que j'en attendais. De la fraicheur, une envie, sans doute la continuité de "Soul Of Poetry" que j'avais déjà trouvé très convaincant 1 an plus tôt. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, la réalisation reste inchangée et comprend comme à l'accoutumé Benji Blow (Benjamin Bouton), producteur à qui revient également la charge d'arranger les titres joués live, et Dajla (traduction arabe de tigre), qui écrit et compose une partie des morceaux présents sur les albums (2 au compteur en 2010). Ce EP de 4 titres pour 18 minutes leur aura sans doute permis de faire patienter les fans avant la sortie de "The Meaning Of Life" en 2009. Encore une fois, il puise son originalité dans des influences diverses et variées, s'inspirant de la soul, du hip-hop, du jazz ou de la musique africaine. Pour rester efficace et continuer de charmer l'auditeur, ce creuset reste indissociable de l'esprit des productions américaines et utilise lui aussi toutes les ficelles artistiques en vogue lui assurant sa réussite et sa marque de fabrique. Des beats séquencés façon Jay Dee auxquels s'ajoutent de vrais instruments, des samples, quelques refrains accrocheurs, le tout interprété par Dajla dans un style chanté ou parlé (spoken word), en anglais (merci), très loin de la soupe verbale dont nous affligent certains crooneurs du dimanche. Interview commune des 2 protagonistes tirée de Mac&Guitare. Dajla: «Pour ce qui est des musiques, nous nous partageons le travail ! Je compose les titres les plus "chanson" parfois au piano, parfois à la basse...Puis j’écris les textes que m’inspire la musique». Benji: «Pour le choix des textes, c’est vrai que les ressources sont inépuisables...Côté musique aussi en fait, car nous ne puisons pas que dans le Jazz, la Soul et le R&B, mais dans plein d’autres styles qui nous touchent tout autant, le rock de Led Zep ou Jimi Hendrix, le hip hop des Roots, de Common, le blues de Ali Farka Toure, le reggae, le ska...» Si la réussite en matière de nu-soul dépend en grande partie de la qualité de ses productions comme de la pertinence de son corps, reste encore à ne pas tomber dans la facilité pour vraiment se différencier du reste de la troupe. Car les places sont chères et l'originalité rare, le plus dur étant sûrement de parvenir à apposer sa marque de fabrique personnelle sans aller simplement au devant d'un conformisme facile pompé explicitement chez nos confrères américains.
Dajla pour sa part s'en sort vraiment bien, et même si le style n'est pas fondamentalement révolutionnaire, il a la franchise de son honnêteté et la sincérité de son ambition. Pour en revenir au EP qui nous intéresse, je pense que vous ne regretterez pas le voyage et que vous saurez apprécier le travail fourni tout comme la production soignée qu'il contient. 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 08:54
http://www.sourdoreille.net/beta/wp-content/uploads/2009/11/alexis-hk-011.jpg

 

Qu'ils sont rares les chanteurs français à attirer mon attention. Pas très enthousiaste à l'idée d'écouter des artistes bien de chez nous et, je dois le reconnaitre, plutôt piètre connaisseur en matière de chansons hexagonales dont j'ai perdu l'attrait après avoir compris très jeune qu'il y aurait peu de choses à en tirer, j'ai toujours considéré notre patrimoine musical national avec beaucoup de détachement et de distance et suis devenu avec le temps de plus en plus intransigeant quant à la qualité  de la plupart de nos productions. Je ne parle pas là de nos bons vieux yéyés ou de nos tristement célèbres associés de la restauration associative passés maître dans l'art de la promotion charitable. Ceux-là sont à mon sens définitivement perdus et n'apporteront rien de plus que la recette surannée dont ils nous affligent depuis déjà bien trop longtemps. Leurs preuves ne sont plus à faire, et depuis l'avènement par diffusion à grande échelle de la musique anglophone via nos systèmes de communications hyper sophistiqués (internet en tête), la situation de ces "artistes" est presque célée, beaucoup d'entre eux ne devant leur salut qu'aux quelques résistants toujours vivants qui continuent d'acheter leurs disques malgré des recettes inchangées et une musique stagnante sans la moindre évolution artistique.


Aujourd'hui, si je m'en tiens à ce qui semble plaire au public français, j'entends dire que les BB Brunes seraient les nouveaux Noirs Désir (article de Rock & Folk du mois d'août qui confirme ce que j'ai toujours pensé de son rédacteur en chef, à savoir pas grand chose), que nos auteurs à textes se prénomeraient Vincent Delerme ou Bénabar (mais quelle fougue et quelle verve!), que nos chanteurs engagés seraient muselés et n'auraient pas droit de citer ou de revendiquer publiquement leur désaccord sociétal depuis l'arrivée de la droite au pouvoir dans notre pays (Damien Saez et Cali sont des rebelles?), et qu'enfin la reconnaissance internationale n'interviendrait que si les codes en vigueur étaient utilisés à bon escient (paradigmes éprouvés dont on connait la rentabilité), pour ne pas risquer de perturber notre jugement formaté d'acheteur potentiel et qui voudrait que l'on soit hermétique au changement ou à la nouveauté (Phoenix ou Davis Guetta ont bien compris comment faire).
Ce système éprouvé et vendeur n'est bien sûr plus à démontrer. Les maisons de disques et les financiers ont parfaitement su y faire pour nous vendre du "rêve" en usant de procédés grossiers et vulgaires soigneusement proposés sous l'appellation "consommation de masse", autrement dit aucune crainte pour que vous soyez déçus (un peu comme un label d'authenticité libellé d'un pictogramme genre NF, ou "Norme Française", le même que l'on retrouve sur les emballages alimentaires de nos rayons de supermarchés). Alors, quand je trouve parmi tout cet amas de viande avariée quelque chose qui semble se démarquer du lot, qui sente autrement meilleur que ce que je renifle habituellement lorsque je fais mes courses, je prends le temps de m'y arrêter pour le sentir d'un peu plus près, et j'écoute avec attention ce qu'il a à me dire en espérant (sans trop y croire) une révélation inattendue.




C'est ainsi que j'ai fait la connaissance d'Alexis HK au détour d'une station de radio, puis par l'intermédiaire de mon paternel qui m'en apprit un peu plus sur cet artiste français en me faisant écouter son dernier album en date, "Les Affranchis". Je dois dire que la surprise fut bonne, et même plutôt agréable. Sans pour autant revoir mon jugement quant à la qualité de nos productions nationales, je dois reconnaitre que cela faisait longtemps que je n'avais pas prêté l'oreille à la chanson française et que ce disque m'a quelque peu réconcilié avec ce genre. Nos vrais artistes étant peu nombreux, il était donc normal que je prenne le temps de vous en toucher quelques mots et que je vous fasse part de mon avis sur la question concernant cet album.


Autant vous le dire tout de suite, "Les Affranchis" n'est pas non plus "La grande révélation du siècle" ni même un chef-d'oeuvre d'écriture ou de réalisation rythmique et mélodique. C'est un bon disque, simple, attachant, qui a le mérite de l'authenticité de son auteur. Tantôt nostalgique, drôle, ou à l'inverse parfois un peu convenu mais jamais déplaisant, il garde un charme très personnel du début à la fin et révèle une écriture soignée sur des compositions essentiellement acoustiques et un rien fluettes en apparence. Des références cinématographiques, quelques souvenirs d'enfance, des histoires tendres ou dures, ne cherchez pas une trame permettant de définir clairement le style dans lequel il s'inscrit, car comme le laisse supposer le titre de ce 5e opus, il n'y en a pas. Affranchi des conditions commerciales et libéré du poids de la réussite obligatoire, on passe d'un folk à la couleur reggae et au flow simpliste proche d'un slam ("Les Affranchis" et son refrain entêtant, écrit en hommage au cinéma de gangster mafieux hollywoodien), à une satire Elyséenne moderne ("Chicken Manager") écrite comme une fable sur fond de guitares rocksteady et de cuivres lancinants galvanisés par un ragga franchouillard (à noter que la morale est aussi peu glorieuse que l'étaient celles de La Fontaine). Ambiance foraine (ou plutôt minière) sur le très bon titre "La Maison Des Ronchonchons" qui relate par l'humour le quotidien d'une famille de prolétaires à l'humeur naturellement chafouine. "Zouzou", un jazz doux et feutré, est une chanson dédiée à sa fille. C'est surement le morceau le plus chanté de l'album. Les mots et la musique sont simples et ne demandaient pas plus pour exprimer son amour paternel le temps de 3 minutes. Je suis également assez fan de "La Paix Des Etoiles" et de "Là, C'est Moi", deux morceaux traitant de l'enfance et de l'adolescence. Toujours aussi simplistes par le texte et la musique, mais très bien vus et subtilement maniés. Seul bémol finalement pour le titre écrit avec Renan Luce, "Thanks For The Add". C'est du Renan Luce, ni plus ni moins. J'ai l'impression d'un copier-coller de morceau déjà présents sur son propre album. Moins emballé également avec le dernier titre du disque, "Pardon Vieux Camarade". L'accordéon de Liz Cherhal (la femme d'Alexis HK dont je ne connais rien de son répertoire) sonne comme celui de Yann Tiersen pour la B.O d'Amélie Poulain. D'accord pour le texte de gaillard aux phrases crues, mais moins persuadé par la musique peu originale. Quoi qu'il en soit, dans l'ensemble c'est un bon album que je prends plaisir à écouter même après de nombreux passages, signe  qui ne trompe pas de l'intérêt que je lui porte (et à mon plus grand étonnement compte tenu de mon pessimisme radical). J'espère que tout comme moi vous apprécierez le travail de cet artiste et que je vous aurai donné envie d'acheter son disque. N'hésitez pas à suivre ce lien, ici, qui vous permettra d'écouter l'album dans son intégralité avant de vous décider à lâcher quelques euros.


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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 07:42
http://www.ladetentegenerale.com/onestpasbienla/wp-content/uploads/2010/12/noir-d%C3%A9sir.jpg

Comment comprendre qu'une partie des fans de Noir Désir ait pu se désintéresser de cet album, le dernier que le groupe ait enregistré avant la tragédie bien connue vécue par Bertrand Cantat et Marie Trintignant en juillet 2003. Les principales critiques semblent dénoncer le manque d'énergie et reprochent à ce disque son côté "trop mou du genou" et sa "lenteur" omniprésente. Alors oui, certes, un virage musical s'installe. Les membres de Noir Désir ont peaufiné cet album dans ses moindres détails durant presque 4 ans et sont donc totalement responsables du nouveau souffle artistique apparu sur "Des Visages Des Figures". Faut-il pour autant dénigrer cet album parce qu'il parle moins fort et que les décibels poussent moins hauts? Faut-il considérer que Noir Désir serait en train de virer populaire en décidant de travailler avec Manu Chao ("Le Vent Nous Portera"), Léo Ferré dont Cantat reprend "Des Armes", ou Brigitte Fontaine pour son écriture "dérangée" mais ô combien truculente sur "L'Europe"? En quoi l'utilisation d'instruments comme le sax, la guitare baryton, la trompette, le tambour marocain, ou le choix du travail parcimonieux de samples justifierait-il un profond désaveux d'une partie de son public? Vraiment je ne le comprends pas et j'en finis même par me demander si tout ceci ne serait pas un mal pour un bien. Sans doute n'ont-ils finalement garder pour fans que les vrais connaisseurs de Noir Désir, ceux pour qui les textes de Cantat tiennent une place au moins aussi importante que la musique jouée par le groupe. Car il s'agit bien de cela. La musique de Noir Désir en est la forme, et ses musiciens figurent certainement parmi les meilleurs que compte la scène rock française, mais les mots de Cantat en sont le fond, et rares sont les auteurs prétendument poètes à avoir un tel talent d'auteur (Vincent Delerme peut être). Alors tant pis d'avoir à en passer par là. Rien à foutre de la séparation d'une partie de cet auditoire sourde au changement, trop cramponnée à son univers inflexible et intangible pour pouvoir reconnaitre le génie créatif et créateur de "Des Visages Des Figures". Ces prétendus "fans" (sans doute plus familiers des bons gros pogos de concert que d'une bonne lecture) ne faisaient qu'entendre sans jamais écouter et il aura suffit d'un rien pour que la désapprobation soit totale.




Il faut dire que Noir Désir n'est pas n'importe quel groupe. Plus gros vendeurs de chez Barclay (beaucoup de licenciements dans les bureaux de la maison de disques suite à l'affaire de Vilnius), ils ont marqué l'histoire du rock en France depuis leur premier disque "Ou veux-tu qu'je r'garde?" sorti en 1987, et n'ont depuis jamais cessé de se montrer créatifs. On les connaissait bien sûr revendicatifs et rageurs dans leur musique et dans leurs textes (une vraie marque de fabrique et une identité forte), mais ils n'avaient jusqu'ici jamais osé déroger à leur savoir faire bien connu et très apprécié. Je dirais même que, jusqu'à "Des Visages Des Figures", les prises de risques étaient minimes et le groupe se reposait gentiment sur une singularité propre mais sans jamais tenter de s'aventurer trop loin. Il faudra attendre 2001 pour voir ce cap franchi, et de quelle manière.

Les sons se font plus doux, plus apaisés. Même si toujours présentes, les saturations n'ont plus la primeur et beaucoup d'éléments acoustiques interviennent. Une légère atmosphère électronisante s'insinue timidement avec délicatesse. Quelques programmations rythmiques subtiles. Une réalisation générale plutôt détonante, c'est vrai, et un gros travail de production. La voix de Bertrand Cantat est plus posée que d'habitude et ses explosions de gorge moins importantes que lors des précédents albums. Quelques morceaux presque fredonnés aux mélodies chaudes. Des slams incendiaires tout en retenue, et toujours cette aura qui traîne dès que Bertrand Cantat prend la parole. Un disque au charisme impressionnant plein de diversités d'écritures et de couleurs changeantes. Les textes sont encore plus prenants du faits de cette réalisation nouvelle et prennent une place encore plus importante que par le passé. Une réussite totale avec pour plus beau témoignage le titre "L'Europe" coécrit avec Brigitte Fontaine, un poème fou et implacable de 24 minutes qui tourne en dérision les rouages économiques et sociaux de notre chère Europe choyée par nos puissants (un condensé d'Occident pessimiste mais tristement réaliste) mis en musique par des éléments hétéroclites à l'expression libérée (magique et magnifique). Des tubes en puissance ("Lost" - "A l'envers à l'endroit"), des témoignages crus de l'amour dur et déchirant, presque épidermiques ("Bouquet De Nerfs" - "L'Appartement"), un retour aux sources de 2 minutes proche du punk ("Son Style 1"), et 12 titres pour 68 minutes dont on ne décroche pas.

L'incendie n'est pas prêt de s'éteindre et devrait bientôt refaire parler de lui. A suivre...


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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 07:40

http://www.froggydelight.com/images/juillet2010/feloche_01.jpg


Voilà près de 2 ans que j'ai entendu pour la première fois le single de Féloche sur les ondes de radio Nova. Immédiatement séduit par cette énergie communicative, j'ai tout de suite commencé à chercher un disque à me mettre sous la dent mais sans résultat. Les disquaires ne connaissaient pas et il aura fallu attendre ce début d'année 2010 pour que ce projet sorte enfin. Du coup, sans même prendre la peine d'en écouter d'autres extraits, et persuadé que les deux très bons premiers morceaux radio, "La Vie Cajun", et "Darwin Avait Raison", donnaient forcément le ton à un album résolument original et groovy, j'ai déboursé quelques euros pour me le procurer rapidement. Erreur...

12 titres et un peu moins de 40 minutes plus tard, force est de reconnaitre que le reste n'y est pas, et regrettable impression de m'être quelque peu fait avoir par ma satanée frénésie d'achat compulsive, sans doute attisée par une campagne de promotion assez importante. En réalité, je n'en retiens que ce que j'en connaissais déjà, c'est à dire les mêmes 2 très bons titres en ouverture de l'album, et puis plus rien, ou si peu. Une collaboration assez réussie avec le maître vaudou Dr John (dont certains diront que ce n'est qu'un coup marketing), apparement très heureux de participer à cet enregistrement (il a précédemment refusé de nombreuses autres sollicitations) et qui pose, de sa voix rocailleuse, un texte digne de ses meilleurs oeuvres (Gris-Gris). Sinon, ben pas grand chose.




 Des textes décousus et bancals qu'on ne saisit pas (en tout cas en ce qui me concerne). Dommage et incompréhensible. Si l'idée de privilégier un gimmick plus qu'un soucis d'écriture pour les 2 fameux bons premiers titres était plutôt bien vue, ajoutant une dynamique importante et rendant l'ensemble très festif, il en est malheureusement de même pour les 10 autres titres. Du coup, on finit par ne plus vraiment prêter attention à ce qu'il dit et on s'attarde un peu plus sur la musique, parce qu'au moins, ici, pas besoin d'effort de traduction ou de recherche de messages implicites. Une nouvelle fois déçu, et ce dès la première écoute. Peu mélodieux, les refrains ne marchent pas et les couplets sont bizzarement construits. La voix du chanteur n'est pas très intéressante et assez monotone, ce qui ne pousse pas l'auditeur à écouter tout l'album en une fois. Les instrumentations ne varient pas vraiment, sans doute du au fait que l'on retrouve souvent les mêmes accords et les mêmes sons, en tout cas les mêmes ambiances.

Signe du désinterêt que je lui porte (malgré moi), je possède ce disque depuis maintenant 3 mois et je ne le fais tourner que pour le faire découvrir aux amis de passage. J'espèrais bien vous en faire également profiter, car après tout, ce disque étant sorti récemment et se trouvant à présent dans ma discothèque, je me devais de vous en faire part. A vous de voir. Peut-être que certains d'entre vous ne sont pas de mon avis et trouveront d'autres mots pour en parler.


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