Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Romain Audiocity
  • Romain Audiocity
  • : Un ptit tour sur Audiocity.overblog
  • Contact

Index

4 Hero

7 Heads R Better Than One

Absynthe Minded

The Afro-Soultet

Alexis HK    

D'Angelo

Antony And The Johnsons

Archive

Roy Ayers

The Bar-Kays

Nik Bärtsch's Ronin    

Alain Bashung

The Baker Brothers

Belmondo & Yusef Lateef

Eric Bibb

Martina Topley Bird

Black Mountain

Blockhead

Blundetto

Bon Iver - "Bon Iver" 

Bon Iver - "For Emma, Forever Ago"

Bonobo

Booster

Malcolm Braff

Breakestra

Marlon Browden

Apollo Brown

James Brown   

Kev Brown & Kaimbr

Kenny Burell

Solomon Burke

Burning Spear

Donald Byrd

DJ Cam    

S.Carey

Nicci Cheeks Presents...

Cody Chesnutt

The Cinematic Orchestra

Billy Cobham

Billy Cobham/George Duke Band

Manu Codjia Trio

Avishai Cohen

Romain Collin

Les Colocs

Alice Coltrane

John Coltrane

Common

Ry Cooder      

Neil Cowley Trio

King Creosote & Jon Hopkins

Dafuniks

Dajla & Benji Blow

Simon Dalmais

Lars Danielsson

DAS EFX

Betty Davis

Miles Davis - "E.S.P"

Miles Davis - "Filles De Kilimanjaro"

Miles Davis - "A Tribute To Jack Johnson"

Jay Dee

Demon Fuzz

Eumir Deodato

Mamadou Diabate

Toumani Diabate & Ballake Sissoko

Alela Diane

Manu Dibango

Dirty Dozen Brass Band

Doctor L & Tony Allen

Dollar Brand

Drugs

Eels

John Ellis

Daniel Erdmann & Freinds

Etoile De Dakar

Donovan Frankenreiter

Fat Freddy's Drop

Féloche

Dominique Fillon

Fink

First Aid Kit

Roberto Fonseca

Front Page

Funkadelic  

Peter Gabriel

Kenny Garrett

Get The Blessing

Robert Glasper Trio

Great Lake Swimmers

Grant Green

Grizzly Bear

Gong

Chico Hamilton

Herbie Hancock - "Secrets"

Herbie Hancock - "Takin' Off"

The RH Factor

Gene Harris & The Three Sounds

Eddie Hazel

The Heavy

Peter Herbolzheimer

Heritage Blues Orchestra

Hidden Orchestra

Dave Holland Quintet

JBBG

Ahmad Jamal     

Keith Jarrett

Jaylib

Jazz Liberatorz

Cheikh Lô

Dr John

Anthony Joseph

Rickie Lee Jones

Quincy Jones & Bill Cosby

Kammerflimmer Kollektief 

Mory Kante

Salif Keita      

The Kills

Soweto Kinch

Kool and Together

Kruder Dorfmeister

Ray LaMontagne

The Landau Orchestra

Mark Lanegan

Yusef Lateef    

Eric Legnini & The Afro Jazz Beat

Black Joe Lewis & The Honeybears

Little Dragon

Ibrahim Maalouf - "Diasporas"

Ibrahim Maalouf - "Diagnostic"

Curtis Mayfield

Stuart McCallum

Madlib

Manahan Street Band

Herbie Mann      

James Vincent McMorrow

The Meters

Miracle Fortress

Nino Moschella    

Moussu T E Lei Jovents    

The National

The Natural Yogurt Band

Ninety Miles

Noir Désir

Agnes Obel

Oddisee

Oddjob

One Self

Orchestra Baobab

Aaron Parks

Jaco Pastorius

Nicholas Payton      

Jeremy Pelt & Wired

Omar Pene

Pete Rock & CL Smooth

Gilles Peterson Worldwide

Michel Petrucciani - "Le Film"

Phosphorescent

Placebo

Robert Plant & Alison Krauss

Michel Portal

Portico Quartet

Oxmo Puccino

Ramona Falls

Ernest Ranglin

Rancho Relaxo    

Steve Reich

Rico

The Roots

Doudou N'Diaye Rose

Heikki Sarmanto Quintet

Pascal Schumacher

Scientist  

John Scofield

Christian Scott    

Jill Scott

Gil Scott-Heron

Thione Seck

DJ Shadow    

Sonny Sharrock

Shawn Lee & Clutchy Hopkins

Archie Shepp & Jasper Van't Hof

Matthew Shipp & William Parker

Wayne Shorter

Slum Village

Sly and The Family Stone

Doctor Lonnie Smith

SOEL

Soft Machine

Son Of Dave

Bruce Springsteen

C.W Stoneking

Sufjan Stevens

Stranded Horse

Esbjörn Svensson Trio - "Viaticum"

Esbjörn Svensson Trio - "Live in Hambourg"

Jesse Sykes & The Sweet Hereafter

T.R.A.C

Alex Tassel

Ebo Taylor

The Temptations

Tony Tixier

Amon Tobin

Torque

Boubacar Traoré

Tribe

Troublemakers

Erik Truffaz

McCoy Tyner

Jeremy Udden

Fredo Viola

Visioneers

Miroslav Vitous

Patrick Watson 

Grover Washington Jr    

Marcin Wasilewski Trio

Weather Report - "Weather Report"    

Weather Report - "I Sing The Body Electric"

Bugge Wesseltoft

Laurent de Wilde

Bill Withers

Neil Young      

Dhafer Youssef

Bojan Z Trio

Joe Zawinul

John Zorn - "At The Gates Of Paradise"

John Zorn - "Book Of Angels Vol 10"

Recherche

Articles Récents

  • La Voie Du Silence, un nouveau disquaire à Paris 15.
    Chers amis mélomanes qui êtes de passage sur ce blog, sachez qu'il est désormais possible de nous retrouver à Paris car nous venons d'ouvrir un magasin spécialisé dans les disques vinyles. Le shop s'appelle "LA VOIE DU SILENCE" en référence au célèbre...
  • Charlie Parr - Moonshiner "live"
    Petite vidéo d'un artiste musicien originaire du minnesota, authentique et touchant mais pourtant peu reconnu sur nos terres, allez comprendre ?
  • Boite aux lettres sans pub...
    Non merci !
  • Atomic Rooster - "Black Snake" live 1972
    Extra-time en très bonne compagnie.. Chris Farlowe reste selon moi Le chanteur d'Atomic Rooster de référence, et ce petit live sandwich de la déjà très belle compo du groupe lorqu'elle est chantée par Vincent Crane en 71 sur l'album "In Hearing Of", j'ai...
  • Tony Joe White - "Tony Joe" - 1970 Rhino
    Il n'est jamais trop tard pour continuer d'apprendre de nos aînés, de même qu'il ne sera jamais mal venu de reconnaître ses erreurs, ou plutôt ses manquements, voire son incompétence partielle en matière de connaissances fondamentales de ce que devrait...

Catégories

1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 07:56

http://a1.img.v4.skyrock.net/a12/x-ultra-valentine-x/pics/3058279073_1_3_6QuW2qxC.jpg      

Pour leur deuxième album, les 2 soeurs Klara et Johanna Söderberg n'ont pas cherché à s'extraire de l'univers folk qui les révéla en 2010 avec "The Big Black And The Blue", bien au contraire. Leur père s'efface pour ne figurer que comme bassiste, laissant cette fois-ci le soin de la production à Mike Mogis, mais à part ce changement difficilement perceptible à l'oreille, rien de bien neuf sous le soleil de Suède. Le contenu est le même qu'il y a 2 ans, mais sonne un rien plus "pro", sans doute en raison de meilleures prises de son.


Devenues majeures depuis peu, il semble néanmoins leur rester encore beaucoup de travail à accomplir avant de trouver leur propre voie. S'en prendre à la "grande musique" populaire américaine de la fin des années 60 n'est pas chose aisée et demandera bien plus qu'un jeu de vocalises posé sur une série d'accords de guitare que le temps a fini par éroder du fait des trop nombreuses réinterprétations ratées. Pour ce qui est de leurs voix, en revanche, elles n'ont pas besoin de retoucher à grand chose. La maîtrise est sûre et le contrôle stable, mais l'influence nordique imperceptible et inexistante. Reste que le genre est une affaire de goûts. En d'autres termes, si les chanteuses à la mélodie facile et un peu surjouée, qui plus est aimant s'écouter chanter ne sont pas votre tasse de thé, je crains que vous ne trouviez votre compte ici. En revanche, si vous êtes adeptes du genre et que les harmonies vocales ne vous effraient pas, vous trouverez de quoi faire sur ce disque. De la guitare steel, des rythmiques feutrées écrites pour ballets, un tambourin discret, quelques violons irlandisant, comme à l'accoutumé tout y est, pour le meilleur et pour le pire, mais quoi qu'il en soit sans créativité majeure (quelle banalité!). Le rugissement du lion suggéré par le titre s'avèrera être très vite un feullement de petit chat pas encore décidé à explorer le monde. Qu'on se le dise, "The Lion's Roar" et son style ultra conventionnel est plus un disque fait pour contenter les jeunes auditeurs que les puristes, vous voilà prévenus.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51WUTaekkUL._SL500_AA300_.jpg

 C'est en quelque sorte le "Ben L'oncle Soul" du folk version suédoise, ni plus ni moins (Sam Cooke, Syl Johnson, Al Green et les autres, pardonnez-lui ses erreurs...). Enlevez l'intention pour ces groupes d'y croire et de se persuader d'être de vrais compositeurs, et vous vous retrouvez avec un package de musicalité médiocre et fade, sans aucune inspiration personnelle. Si cela conviendra aux moins regardants, pour moi, ce sera un "NON" ferme et définitif (je rassure mes plus fidèles lecteurs, Ben L'oncle Soul ne figure pas dans ma discothèque, et puis quoi encore! ).

Repost 0
Published by Audiocity - dans Nouveautés
commenter cet article
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 08:44

 

Il y aurait du copinage derrière la promotion de ce disque que cela ne m'étonnerait pas. C'en est même risible tant tout le monde semble d'accord. L'influence de Radio Nova, les réseaux professionnels, les critiques bienveillantes; autant dire que le "lobbying" commercial fonctionne à plein tube pour nous vendre le nouvel album de Blundetto comme une référence incontournable de ce début d'année. Aussi je dis STOP! Que le public ne s'y trompe pas. Mélomanes et auditeurs, fidèles lecteurs à la recherche de bon son, on nous ment, on nous spolie. "Warm My Soul" n'a tout simplement rien de l'opus original et "groovy" dont l'affublent certains. Il est même très décevant en bien des points, à commencer par un mix ultra plat qui n'arrange pas ses affaires.

http://publikart.net/wp-content/uploads/2010/07/Bl.jpg

Le producteur parisien Max Guiguet officiant comme DJ sur Nova nous sert un disque plus tiède que chaud, bien loin du bouillonnement créatif dont se gargarisent la majorité des observateurs à son égard. J'ai pour ma part la prétention de rester objectif dans mes "analyses", pour le pire et pour le meilleur, tout comme je refuse de me fourvoyer dans des considérations unanimistes que je n'assumerai pas (et je ne vous parle pas des considérations économiques). Seule la musique compte, et de ce point de vue, contrairement à bon nombre de journalistes dont on peut se demander s'ils ont vraiment écouter l'album, je revendique le droit à l'expression libre et critique. Car après tout, les disques qui jonchent mes étagères ne me parviennent pas par coursier express ni sur les recommandations de maisons de disques. Je dépense mes propres deniers pour l'achat de musique (une catégorie en voie d'extinction), et suis donc en droit d'en dire tout le bien ou le mal que j'en pense, sans autre gage de complaisance que celui de la qualité perçue. Et là franchement, je le crie. ARRETEZ LA MASTURBATION!

"Warm My Soul" mérite à peine la moyenne, n'en déplaise à la majorité ou encore à son auteur. Tout juste satisfera t-il quelques adolescents trop habitués au format FM et qui y trouveront probablement une démarche "audacieuse" dans ce mélange reggae et "électro", mais je doute que passée la vingtaine la gageure artistique ne passionne les foules. Les 5 premières secondes de "Rocroy" débutent comme du Pupajim sans le chant, classique mais pas follichon, avant d'orienter son refrain vers des couleurs cuivrées d'Ethiopie tellement usées et prévisibles que j'en suis resté désabusé. Le morceau se termine en queue de poisson, comme s'il s'agissait d'une séance de répétition plutôt que d'une captation en studio d'enregistrement. "It's All About" debute pas mal, sorte d'erzatz orchestré d'une production old-school de RZA. Son faux-air de Wu Tang ne dure cependant qu'un temps, jusqu'à ce pont horrible intervenant à 1 minute 20 qui empêche à lui seul de s'attarder sur le thème tant les vocalises sont pompeuses et sans intérêt. Dommage et fort regrettable. La lueur d'espoir n'interviendra pas plus avec "Crowded Places" co-écrit avec Akale Wube Horns. Rien de nouveau sous le soleil que ce que d'autres groupes actuels ont déjà joué des dizaines de fois en s'inspirant de la musique ethiopienne, et un mix toujours aussi fade qui, dès que les cuivres s'éteignent, n'éclaire plus rien. Piste 5: "Warm My Soul", et enfin de la lumière au bout du tunnel. Et pour le choix des harmonies, merci qui? Merci Horace Andy. Très anglais dans la forme, ce dub me rappelle aussi l'esprit de certains morceaux produits par Adrian Sherwood à la fin des année 90. C'est de loin le meilleur titre de l'album, ou plutôt devrai-je dire le seul vrai bon titre (pas étonnant d'ailleurs qu'il ait été choisi pour donner son nom au disque). Suit "I'll Be Home Later" et son ton sud-américain. Les connaisseurs passeront rapidement sur le rendu uniforme de son écriture monotone aux références quasi caricaturales. Les novices comme moi reconnaitront sans effort les ficelles grossières de l'exercice raté. Puis c'est au tour de la fantaisie instrumentale d'inspiration soul, "Final Good Bye". Ecriture sommaire, musicalité basique, ce morceau, comme tous les autres compris dans l'album pêche surtout par ses arrangements inexistants et ses répétitions de formes et de tournure. 4 minutes 20 durant lesquelles il ne se passe rien de fondamentalement original, si bien que 3 minutes auraient suffi. "Treat Me Like That", et à nouveau l'autoroute reggae, suranné et entendu des centaines de fois, avec en prime un chant à la limite de la cassure et plus souvent faux que juste (parfois faux c'est beau, mais pas là). Je vous passe de commentaires les 3 derniers derniers morceaux dont la reprise dub de "Hercules" pour laquelle on ne se relèvera pas la nuit, hormis bien sûr pour aller pisser.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61mB1Xt8xyL._SL500_AA280_.jpg
Malgré les nombreuses collaborations (Shawn Lee, Hugh Coltman, Aqeel, Courtney John ou Tommy Guerrero) et l'emploi de musiciens (Julien Bittner et Tommy Guerrero à la guitare, Shawn Lee et Karl Hector à la batterie, François Faure et Guillaume Métenier aux claviers, Olivier Guerard à la basse, ou encore la formation de cuivre des parisiens de "The Akale Wube"), "Warm My Soul" souffre d'un déficit de substance et propose un son "cheap" et linéaire. Quelques tentatives échouées, comme la reprise du titre "Hercules". L'audace aura pour le moins l'obligeance de nous donner envie de réécouter le morceau original de Allen Toussaint plutôt que la version qu'en ont fait Blundetto et Hugh Coltman (c'est déjà ça).
 
Désolé pour la franchise, mais voici les faits tels qu'ils me sont apparus. Vous comprendrez que dès lors je me sente obligé de vous faire part de mon avis dissonant sur le sujet afin de ne pas vous laisser tomber dans le piège d'une promotion annoncée à grand renfort de publicités. Sans exagérer le propos, allez donc dépenser votre argent ailleurs qu'ici, et si vous doutez de ce que j'avance, envoyez le bousin ci-dessous, et écoutez par vous-même.

Repost 0
Published by Audiocity - dans Nouveautés
commenter cet article
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 08:39

http://www.ensemble-orchestral-paris.com/uploads/tx_inspectacle/050612_Ibrahim_Maalouf_625x315.jpg

Chaque nouveau disque du trompettiste est un événement que je ne voudrais rater pour rien au monde. Réjouis ou déçu, j'aime quoi qu'il en soit la couleur de son son, la délicatesse du souffle qu'il émet, la tranquillité de son jeu, la richesse harmonique de sa musique et le phrasé singulier que lui permet ce quart de ton supplémentaire à son instrument. Quatre ans après le magistral "Diasporas", deux ans après le surprenant et déstabilisant "Diachronism" pour lequel je n'avais pas vraiment accroché, Ibrahim Maalouf revient avec "Diagnostic", un disque qui marque la fin d'un triptyque égocentrique et thérapeutique relatant la vie de cet enfant du Liban parti très jeune rejoindre la France et sa banlieue parisienne pour échapper à la guerre. A 31 ans, Ibrahim Maalouf signe donc la fin d'un cycle avec un album qu'il juge comme étant "le plus abouti" des 3.  

« Pour moi, le préfixe grec Dia renvoie au temps, une notion essentielle dans mon travail et une contrainte que je m'impose. Il faut avoir la patience de créer. Mes albums sont le résultat de lentes constructions, qui ressemblent plutôt à des scénarios. Je voulais un point commun entre ces 3 disques, qu'ils s'inscrivent dans une continuité ».
http://4.bp.blogspot.com/-BTA4iEdRIlY/TpfyBLEgclI/AAAAAAAAAlg/XP5K-ngBABE/s470/Ibrahim+Maalouf+-+Diagnostic-front.jpg
Dans la lignée de ces 2 disques précédents, "Diagnostic" suit donc un cheminement artistique logique lorsque l'on s'intéresse au parcours du musicien, mais porte t-il en lui le réel intérêt dont lui-même semble nous assurer? Pas si sûr. Personnellement je ne suis pas du même avis. J'ai beau l'avoir déjà écouté de nombreuses fois avant d'écrire ces lignes, je reste réservé à son sujet. Ce qui m'ennuie le plus c'est que je n'arrive pas à être ému par la couleur ni par la production de l'ensemble, et ce malgré mon acharnement répété à tenter de le prendre sans aucune pensée ou considération artistique préalable, mais directement dans son jus, comme si j'avais pu sortir de mon crâne que Ibrahim Maalouf m'avait offert l'un de mes plus beaux disques de 2007. A l'instar de "Diachronism", les références sont très (trop) nombreuses, très (trop) présentes, ce qui a plutôt tendance à me perturber le sens. Cet album me fait penser à un disque de boulimique sur lequel il n'y aurait pas eu assez de place pour y mettre tout ce qu'il réclamait. Comme si ce ventre était impossible à rassasier et qu'il eu fallut constamment le remplir. Dans ces conditions, dur de fixer son attention lorsque, par exemple, "Maeva In The Wonderland" passe d'une "valse" moyen-orientale à la basse électro, à un riddim sud-américain, puis revient sur le thème original, avant de finir dans un amas de guitares et de cuivres à la sonorité plus proche du rock que du jazz auquel il m'avait habitué (surtout si l'on y ajoute l'introduction d'1 minute 20 qui débute sur un air péruvien guitare-flûte avant de laisser la place à une mélodie de piano et à des arrangements de cordes). Non pas qu'il me faille à tout prix pouvoir situer le sens ou le cheminement de cet accomplissement sonore, mais ce trop plein d'informations est du coup très "fatiguant" pour moi, et à la longue assez "indigeste" (il pèse trop lourd). Et l'exemple serait valable sur bon nombre de morceaux. D'ailleurs, si tout l'album est construit sur le schéma du binôme - chaque titre comportant une ouverture plus ou moins longue qui précède les compositions que Ibrahim Maalouf dédie à des membres de sa proche famille - la fusion des styles et l'incorporation d'éléments antinomiques est également l'axe fondamental du disque. Pas toujours facile de s'y retrouver dans toute cette salve de genres.  
Il y a de l'Asie ("All Beautiful Things"), du Moyen-Orient (le jeu typique de la trompette et les thèmes choisis), des balkans ("Will Soon Be A Woman" qu'on pourrait croire sortir tout droit d'un film d'Emir Kusturica), de l'Amérique du Sud, du blues ("Never Serious" et son solo désaccordé à la maîtrise indiscutable), de la musique classique (la très belle ouverture de Ibrahim Maalouf au piano sur "Lily"), du hip hop ("Douce" feat Oxmo Puccino, le titre le plus feutré de l'album), du rock (la fin du titre "Beirut"), et une reprise de Michael Jackson ("We'll Always Care About You"), bref, un socle luxuriant très orchestré qui penche par moments vers un joyeux "foutoir" chatoyant plus ou moins audible selon la quantité d'instruments ou de voix à mixer. Reste que le principal subsiste puisque les chorus de trompette sont enivrants et touchent presque toujours juste.   
Vous l'aurez compris, mon principal regret est que je ne retrouve ni la constance graphique ni la magie atmosphérique qu'exerçait "Diasporas" sur mon intellect. Comme cela peut être souvent le cas lors d'un premier jet, celui-ci reste selon moi sa plus belle oeuvre et gagne aisément la bataille de ces 3 entités. Mon pronostic: "Diagnostic" serait distancé de quelques longueurs pour y figurer en deuxième position. A vous de voir.

Repost 0
Published by Audiocity - dans Nouveautés
commenter cet article
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 08:34

 

 

http://farm4.static.flickr.com/3470/3819722241_1b32a053b0_o.pngExercice délicat que celui de promouvoir un artiste en vue de  répondre à l'actualité toute fraiche d'une sortie d'album imminente, lui-même conseillé par une agence de communication via l'envoi du cd prévu pour la presse, mais également adressé à mon encontre afin que je puisse en faire part aux internautes de passage sur mon blog. Me voici donc relayé au rang de journaliste d'un jour, fier et honoré de pouvoir répondre à leurs attentes, mais moins sûr de parvenir à les satisfaire quant à ma critique le concernant. L'occasion aussi pour moi de créer une nouvelle rubrique réservée à cet exercice critique.
Il s'agit du premier album de Simon Dalmais intitulé "The Songs Remain" dont la sortie est prévue le 31 mars 2011 sur le label Bee Pop. Pianiste de formation classique et fan inconditionnel de l'idiome pop, ce parisien à déjà une longue carrière de musicien de studio derrière lui (Sebastien Tellier en tête, mais également Dominique Dalcan ou Saul Williams). A 30 ans, Simon Dalmais, le frère de la chanteuse Camille, passe le pas de la réalisation et signe un disque très personnel à l'ambiance apaisée et quelque peu mélancolique.
Premier étonnement lors du déballage, aucun morceau ne dépasse les 4 minutes (la majorité d'entre eux n'excédant pas les 3 minutes). Rien de très surprenant à cela puisqu'il s'inspire directement de l'origine de ce mouvement qui voulait que les chansons soient courtes et très rapidement appropriables. Surprise en revanche concernant son choix de ne pas faire intervenir de batterie. Seules quelques percussions parsèment les 12 titres de son album dont les compositions plutôt bien travaillées regorgent de phrasés harmoniques. Beaucoup d'arrangements soignés de cordes, des instrumentaux, assez peu de guitare, des changements de rythmes discrets, et surtout le bannissement de machines électroniques. 
"The Songs Remain" détonne en cela de bon nombre de productions pop modernes en s'affranchissant du merchandising à la mode estampillé "vendeur". Seules les mélodies vocales de Simon trahissent son amour des Beatles ou des Beach Boys, mais rien ne semble surjoué, ou pire, trop inspiré, au point souvent d'en perdre son âme d'auteur. La franchise de ses morceaux et la simplicité de son écriture suffisent à en faire un disque réussi et prometteur quant à la suite de sa carrière. Je regretterai seulement le manque de soutien rythmique (ce rappel de la musique classique), qui aurait pu permettre par moment de casser cette uniformisation atmosphérique que d'aucuns jugeront sans doute trop linéaire et un peu monotone (sans doute voulue et finalement pas si dérangeante que cela puisque l'album ne dure que 34 minutes). Pour les autres, les curieux comme les amateurs, je vous ai sélectionné mes morceaux préférés dans le lecteur du haut (dont le très bon titre instrumental "Relaxandrea", rappelant par moment l'oeuvre Music For 18 Musicians de Steve Reich) ainsi que le toujours utile lien myspace.

A vos oreilles.

Acheter l'album

Myspace

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41outi%2BpJnL._SL500_AA280_.jpg 

Repost 0
Published by Audiocity - dans Nouveautés
commenter cet article
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 10:27

http://www.le-hiboo.com/wp-content/uploads/hiboo-dlive_james-vincent_mcmorrow_montmartre_paris.jpg

 

Voilà bien un album pour lequel il m'est difficile d'avoir un avis tranché et définitif quant aux émotions qu'il me procure. Pas vraiment satisfait, mais ne pouvant que lui reconnaitre une certaine qualité esthétique, il n'empêche que, contrairement à certains de mes confrères chroniqueurs, je ne peux me résigner à l'inclure dans les nouveautés indispensables de ce début d'année 2011. Je reste vraiment mitigé à son égard et suis un peu obligé de constater que "Early In The Morning" n'apporte pas grand chose de plus au mouvement "indie" folk américain (les guillemets sont de rigueur, car en toute objectivité la tonalité générale tient plus de la variété que du bouleversement des us et coutumes déjà empruntés par beaucoup d'artistes). La révolution tant attendue à laquelle nous préparaient certaines critiques n'aura donc pas lieu. Dommage car le potentiel est bien là, mais sans doute trop enfoui, James Vincent McMorrow donnant plus l'impression de se satisfaire dans la facilité plutôt que d'opter pour une vraie recherche d'indépendance d'esprit. Toutefois, s'il parvient à assumer ce choix peu évident qui place sa musique au beau milieu de tout un panel d'auteurs assez uniformes, il est très probable qu'à la différence de beaucoup d'autres musiciens, il fasse très vite parler de lui et que nous le retrouvions rapidement parmi les révélations populaires de cette année. Disons le tout de suite, le point fort de cet album tient essentiellement dans la voix de James Vincent McMorrox. Pourtant, "Early In The Morning" manque indéniablement d'âme et de corps. Les mélodies un rien surranées ne plaident pas en sa faveur, même si certains titres se détachent légèrement du reste de la production. Choix de l'artiste ou de la maison de disque sentant le coup médiatique probable, nul doute que cet opus puisse plaire au plus grand nombre. Reste que les plus pointilleux n'y trouveront pas leur compte et risquent fort de le délaisser assez rapidement. La réalisation très "propre" manque de maturité et la sonorité "commerciale" sont ses principaux défauts (pour un exemple parlant, il suffit de comparer la version studio, puis celle jouée live acoustique du titre "This Old Dark Machine" disponibles sur le net, et vous vous apercevrez vite que la direction artistique est clairement "vendeuse").

 

 

Publié en mars 2010 en Irlande, pays d'où est originaire ce chanteur multi-instrumentistes, le disque ne sortira en France qu'à la fin février mais est déjà disponible à l'achat sur le net. Véritable plébiscite dans son pays natal, "Early In The Morning" a rapidement caracollé à la première place des charts irlandais, grâce notamment aux ventes ITunes, et semble tout aussi attendu aux Etats-Unis où il n'est paru qu'en début d'année. Les comparaisons s'avérant souvent utiles pour promouvoir un artiste naissant, on a pu lire ici et là qu'il y avait du Bon Iver dans ce disque, et là je dis non, rien à voir. Une seule écoute suffit à comprendre que ces 2 artistes n'ont pas d'autres points communs que celui d'avoir réaliser leur album entièrement seuls (compositions, arrangements, paroles). Le rapprochement s'arrêtera là, au moins pour l'instant (attendons tout même de voir ce que donnera le prochain album de Justin Vernon, car rappelons que depuis sa collaboration douteuse avec l'artiste de chiffon Kanye West, le pire pourrait être àcraindre). Pour l'heure, il est certain que "Early In The Morning" ne joue pas du tout dans la même cour que "For Emma, For Ever Ago", ne permettant pas la comparaison; en matière de jazz, ce serait comme de rapprocher Christian Scott de Joshua Redman. Impossible, ça ne tient pas la route.
Pour en revenir à notre sujet, j'ai une préférence pour le titre "If I Had A Boat" (déjà compris sur le EP de 2010 sortit chez nous fin 2010), un blues/folk que je trouve bon, progressif et assez profond (même si le crescendo de la fin ne me correspond pas de trop). Egalement "Follow You Down To The Red Oak Tree", aux harmonies majestueuses, à la simplicité ébranlante et à la retenue touchante, ou "Down The Burning Ropes", dans la lignée du précédent, confirmant par là-même ma préférence envers ceux passant pour les moins "calibrés" (même si "If I Had A Boat" a tout du tube en sommeil). Et forcément, comme je tenais à vous faire plaisir, ces 3 morceaux sont bien évidemment ceux que j'ai choisis pour illustrer cette chronique.     
Maintenant soyons clair. Je comprendrais tout à fait que ce disque puisse plaire, et pour tout dire je serai même sûr de pouvoir le proposer sans honte à certains amis moins "rabat-joie" que moi (des fans de Ray Lamontagne, voire de James Blunt), car disons le, mieux vaut que le grand public s'intéresse à cet album plutôt qu'à la plupart des daubasses qui pullulent sur nos ondes.
Et donc, en guise de conclusion positive, je dirai que "Early In The Morning" aura certainement à son avantage de permettre à la musique folk de s'ouvrir un peu plus sur le monde, d'offrir aux oreilles peu éduquées la possibilité de découvrir ce genre original (tout un programme). Un commencement pour certains, avec l'idée qui émerge d'y plonger plus en profondeur, afin d'en découvrir les plus belles perles cachées et les trésors ensevelis.

 

Acheter le disque

Officiel

Myspace

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51wW0kUr0wL._SS500_.jpg

Repost 0
Published by Audiocity - dans Nouveautés
commenter cet article